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Policiers massacrés à Herblay : et on ose écrire que "le mobile des agresseurs est inconnu"
©BERTRAND GUAY / AFP

Peut-être même qu'ils l'ont bien cherché ?

Policiers massacrés à Herblay : et on ose écrire que "le mobile des agresseurs est inconnu"

Nous, nous avons une idée sur le mobile.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Ca s'est passé à Herblay dans le Val-d'Oise. En fin de soirée, deux policiers planquaient devant un bâtiment de cette ville. Trois individus - non identifiés à l' heure qu'il est - se sont jetés sur eux et les ont sauvagement roués de coups. Les policiers n'ont pas dégainé. La déontologie de leur profession les astreint à avoir une riposte proportionnée à l'agression. Or, les trois individus n'étaient pas armés. Et comme leur déontologie est différente de celle des policiers, ils ont réussi, sans trop de mal, à leur arracher leurs armes.

Avec elles, ils ont tiré. Sept balles dans les corps des deux flics : l'un d'eux est entre la vie et la mort. Darmanin parle de "massacres" et les syndicats de policiers s'indignent et protestent. Mais le plus intéressant est ailleurs. Il est dans les commentaires de certains journaux qui écrivent que "le mobile des agresseurs est inconnu". S'il est inconnu, tout alors est possible.

Peut-être que les policiers sont entrés en territoire étranger sans aucune déclaration de guerre préalable ? Il était donc légitime que les habitants des lieux réagissent... Peut-être qu'ils voulaient mettre la main sur une demoiselle de cette banlieue, pour la courtiser de très près ? Il était donc normal que les hommes du lieu protègent la vertu de leurs filles. Peut-être que les policiers avaient été envoyés en éclaireurs pour préparer une invasion brutale d'Herblay ? Il était donc logique que les habitants de la ville se défendent.

Trêve de plaisanterie. Nous, nous n'avons aucun doute sur le mobile des agresseurs. Il y a en France un certain nombre d'individus pour lesquels casser du flic ou, au besoin les tuer, est une activité nécessaire. Leur carburant : la haine. Un jour peut-être que les flics, las de se faire massacrer, tireront. Ils seront alors sanctionnés.  

Ps : On en sait un peu plus sur les agresseurs. Un des policiers blessés les a décrit de la façon suivante : un métis, un Noir et un Maghrébin. C'est certainement pas bien de dire ça mais lui il a quand même des circonstances atténuantes...

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