Le plan du cofondateur milliardaire de Facebook pour remplacer l'e-mail | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
High-tech
Le plan du cofondateur milliardaire de Facebook pour remplacer l'e-mail
©

C'est l'histoire d'un geek

Le plan du cofondateur milliardaire de Facebook pour remplacer l'e-mail

L'ex-collaborateur de Mark Zuckerberg vient de lancer la version payante d'Asana, son dernier service en ligne. L'objectif de la plateforme est simple : diminuer notre dépendance aux e-mails et réduire les pertes de temps inutiles, grâce à une sorte de salle de réunion virtuelle.

Changer le monde. Rien de moins. C'est le but que c'est fixé Dustin Moskovitz, le co-fondateur du réseau social Facebook, devenu milliardaire dans la foulée. Il a quitté le navire en 2008 pour créer une nouvelle société de services sur Internet. Dans son sillage, il a emmené avec lui Justin Rosenstein, ancien de Facebook lui aussi, et connu notamment pour avoir crée le bouton "J'aime" du réseau social.

Leur projet est arrivé à maturité cette semaine, avec le lancement de la version payante d'Asana, rapporte le site du Los Angeles Times. Afin de convaincre plus rapidement leur public, les deux compères distribuaient jusqu'à présent gratuitement leur application à des groupes de moins de 30 personnes.

Asana est une espèce de salle de réunion virtuelle, qui doit permettre d'optimiser le travail en équipes en centralisant tous les éléments se rapportant à un projet dans la même interface. Cela va du cahier des charges de chaque collaborateur à l'avancement des tâches de chacun, en passant par les liens et documents pertinents.

L'abonnement à ce service coûte 300 dollars (226 euros) par mois pour plus de 50 participants, et 100 dollars (75 euros) par mois pour une équipe de moins de 30 personnes, précise le LA Times.

Asana n'est pas un Facebook bis destiné aux entreprises. L'outil ne dispose pas de liste d’amis, ni d’événements, ni d’album photo à partager. La plateforme vise uniquement à intégrer des fonctionnalités sociales dont on a vraiment besoin afin de travailler d’une manière plus efficace.

Le but d'Asana : diminuer notre dépendance aux e-mails et réduire les réunions inutiles au bureau, explique le site Business Insider. Il s'agit en effet d'éviter la multiplication des canaux ('e-mails, mais aussi Google docs, pages wiki, etc.) pour que tout se retrouve au même endroit et que l'avancée du projet soit visible d'un seul coup d’œil. Un peu comme si toutes les informations étaient affichées sur un tableau blanc géant dans l'espace de travail.

L'idée du projet par de ce constat simple : les différentes personnes travaillant sur un même projet sont rarement toutes réunies dans la même salle cinq jours par semaine. Surtout en 2012. "Nous envisageons un avenir dans lequel les équipes peuvent coordonner leur action collective à la perfection, sans effort", résume Justin Rosenstein. "Facebook veut mettre en contact tous les habitants de la planète. Microsoft voulait mettre un PC sur chaque bureau. Notre ambition est du même registre, ajoute-t-il. Nous pensons que chaque entreprise, chaque personne qui travaille en groupe peut bénéficier de ce logiciel. (...) Exactement comme l'e-mail est devenu, en un laps de temps très court, l'outil omniprésent pour communiquer."

Les fondateurs de la start-up ont été surpris de voir à quel point leur service était devenu aussi rapidement populaire. Asana est aujourd'hui utilisé par des "dizaines de milliers d'équipes", déclare Kenny Van Zant, un autre membre d'Asana. Toutefois aucun chiffre officiel n'a été publié pour le moment, précise Business Insider. Des entreprise phares de la Silicon Valley comme Airbnb ou Foursquare utilisent ce service.

Justin Rosenstein se réjouit surtout du fait que 75% des utilisateurs restent abonnés et continuent d'utiliser le service sur la durée. Il ajoute : "Plus de 25% de nos utilisateurs utilisent notre produit tout au long de la semaine, du lundi au vendredi."

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !