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Pierre Gide, un avocat qui souhaitait s’inscrire dans la lutte de la liberté et du droit pour ses clients face au poids de l’histoire et du contexte de la Seconde Guerre mondiale

Michel Guénaire a publié "Pierre Gide, une vie d’avocat". En 1920, Pierre Gide, avocat aux barreaux de Paris et de Londres et cousin du Prix Nobel de littérature André Gide, ouvre son cabinet. En conseillant des entreprises, il invente le barreau d'affaires en France. Extrait 2/2.

Le XXIe  siècle signe l’avènement d’une société du droit, la société de droit. Les affaires se concluent par le droit. L’intuition de Pierre Gide a été couronnée. Les cabinets d’avocats se développent pour servir le nouveau droit des affaires.

Gide avait pris date, et aussi de l’avance. Cette avance le récompense. Un mouvement se crée, un authentique phénomène au sein du barreau parisien, et prend une ampleur que n’auraient jamais imaginée Loyrette et Nouel quand ils sont entrés au cabinet. Les candidatures de jeunes femmes et de jeunes hommes pour entrer chez Gide se multiplient. Le cabinet devient une référence. Gide offre toutes les facettes du droit des affaires dans toutes les disciplines pour les étudiants qui sortent des facultés et veulent devenir avocats d’affaires. Bientôt, les élèves des grandes écoles qui ont développé des cursus de droit aspirent à le rejoindre. Le cabinet devient une école de formation des futurs avocats d’affaires de la place, et, de fait, beaucoup essaimeront dans le barreau après avoir passé les premières années de leur carrière chez Gide.

Mais l’homme Pierre Gide est toujours cité de manière abstraite, sans curiosité. L’hommage du bâtonnier Bondoux a été le premier récit de l’un de ses contemporains, et le dernier. On l’avait honoré parmi les siens, puis éloigné des vivants. C’est un immense non-dit dans la profession, l’inconnu derrière le succès. Gide a disparu, son nom ne subsistant que comme le premier du cabinet qui en comporte trois.

Le XXIe  siècle a cependant sa part d’ombre. On veut savoir. Gide n’échappera pas à ce retour sur le passé.

Retour sur le passé

C’est à l’occasion de recherches historiques sur l’activité économique pendant la Seconde Guerre mondiale qu’il va ressurgir. Le nom de Pierre Gide apparaît, discrètement mais réellement, pour avoir été un avocat qui est intervenu dans la cession d’entreprises.

Renaud de Rochebrune et Jean-Claude Hazera ont traité de la « logique de gestion » qui avait animé de nombreux dirigeants pendant les années de l’Occupation : « Traduit dans un langage adapté à la psychologie patronale, ce besoin de persévérer dans un comportement qui se veut avant tout efficace, on dirait aujourd’hui “professionnel”, afin de conserver un sens à sa fonction, voire à son existence, nous l’avons nommé “la logique de gestion”. » Au nom de cette logique, des patrons sont restés en France pour continuer d’exercer leurs responsabilités à la tête de leur entreprise. Il s’agissait d’en maintenir l’activité à tout prix. Les deux auteurs ne citent que des dirigeants de sociétés, mais Pierre Gide aurait pu être l’un d’entre eux et se reconnaître aisément dans cette figure du patron animé par la logique de gestion.

Par-delà l’analyse du comportement des dirigeants, c’est le dossier des cessions d’entreprises dirigées ou détenues par des personnes juives qui est ouvert. Philippe  Verheyde a analysé l’« histoire de ces entreprises, des hommes qui les dirigeaient, de ceux qui ont participé activement ou indirectement, quel que soit leur niveau de responsabilité, au processus général d’aryanisation économique, […] une histoire encore largement inexplorée ».

On sait maintenant que 42369  dossiers précisément ont été instruits dans la zone occupée, près de 5000 dans la zone libre. L’historien a choisi d’en étudier trente. Ce ne sont pas les trente dossiers qu’avait répertoriés Lucienne Frochot. À  partir de cet échantillon, Verheyde montre le rôle des acteurs de toutes sortes, chefs d’entreprise, administrations allemande et française, administrateurs provisoires. Il cite cinq avocats : Lepaulle, chargé du dossier des Chaussures André comme on l’a vu, Loncle, Mettetal et Ribardière. Ces quatre ont été les conseils d’intérêts allemands.

Le cinquième est Gide. Il apparaît dans une note qui relate, pour le dossier Lévy-Finger, une « réunion du 21 juin 1941 à midi au Majestic, regroupant outre le docteur Blanke, d’un côté Eber, Krebs et leur avocat, Becker, et de l’autre, Balmadier, Chauvac et son chef des services financiers, et Gide, un avocat3 ». Chauvac, industriel français, et Balmadier, l’administrateur provisoire, s’opposent à Eber et Krebs, deux industriels allemands, sur le rachat de la filiale belge de Lévy-Finger. La réunion se tient chez le docteur Blanke, mais Gide est du côté français.

Les dossiers d’aryanisation ont été traités dans le cadre d’une compétition délétère entre l’occupant et le régime de Vichy. Une législation française importante était venue compléter ou doubler l’ordonnance allemande initiale du 18 octobre 1940. Renaud de Rochebrune et Jean-Claude Hazera parlent, à propos de Vichy, d’« une sorte de jeu de va-et-vient avec les Allemands ». Philippe Verheyde voit une « surenchère entre les deux administrations ». C’est ce bloc éclaté, d’autant plus redoutable ainsi, qu’affrontaient les acteurs de ces dossiers.

Annie Lacroix-Riz, dans Industriels et banquiers sous l’Occupation, a proposé une lecture marxiste de l’histoire économique de l’Occupation. Pour elle, les patrons, non pas le gouvernement de Vichy, encore moins les ouvriers ou les salariés, sont responsables de la collaboration économique, et peut-être même de la Collaboration. Et, avec les patrons, ceux qui les conseillent, les avocats. Elle cite Gide.

L’historienne a trouvé la lettre de 1935 de l’ambassadeur des États-Unis en France au secrétaire d’État, qui affirme que Gide fut l’« associé de l’avocat franco-américain et gendre de Laval René de Chambrun, comme lui “avocat des maisons de courtage américaines en France” ». On a déjà relevé l’inexactitude de l’affirmation. Gide n’a jamais pu être l’associé de Chambrun, avocat aux barreaux de Paris et de New York, qui s’installa à Paris en 1934 pour ouvrir son propre cabinet au 52, avenue des Champs-Élysées, dans l’immeuble de la National City Bank of New York dont son père, le général Aldebert de Chambrun, était le président. Pierre Gide avait ouvert son cabinet quatorze années plus tôt, et l’association était de surcroît alors interdite. Descendant de La Fayette par son père, la part prise par son illustre ancêtre à la guerre d’Indépendance avait ouvert les portes outre-Atlantique à Chambrun. Il avait la double nationalité. Les deux avocats ont pu ainsi avoir une activité semblable, mais ne l’ont pas bien sûr exercée dans une association.

Annie Lacroix-Riz traite de l’affaire des mines de Bor, et note que la Compagnie française des mines de Bor « se fit conseiller “dans ces pourparlers” par l’avocat Pierre Gide », qu’elle décrit en « spécialiste d’affaires franco-allemandes depuis les années  1920, intime de Julius Westrick et d’Abetz dans la décennie suivante, [et] un des avocats d’affaires champions de l’aryanisation d’Occupation ».

Elle ne se trompe pas sur le rôle de Gide dans les mines de Bor, ni dans la connaissance que celui-ci avait des affaires franco-allemandes. Les deux relations avancées sont, quant à elles, invraisemblables. Nulle trace d’une relation avec le dénommé Julius Westrick, qui aurait été un industriel et un espion selon l’historienne. Quant à Otto Abetz, au-delà des explications données par Gide dans la procédure disciplinaire le visant à la Libération, comment imaginer qu’il pût en être un intime ? Celui qui faisait office d’ambassadeur d’Allemagne en France avait une fonction éminemment politique et rencontrait à ce titre les responsables politiques, les intellectuels et les journalistes. S’il suivait des affaires, ses interlocuteurs restaient les politiques, comme Pierre Laval l’avait été dans l’affaire des mines de Bor. Le seul déjeuner répertorié apparaît bien comme une exception, pour Otto Abetz comme pour Pierre Gide.

L’historienne marxiste reprend à sa façon les rudiments du combat des communistes à la Libération. L’intervention de l’avocat est caricaturée, voire niée, ramenée à celle d’un complice de son client, non son conseil. L’avocat est un agent d’affaires voué à la vente des intérêts à l’ennemi. L’historienne ne conçoit pas en outre que l’« aryanisation » ait pu être une prévention de la spoliation qui protégeait mieux les victimes que l’absence de réaction à la menace ennemie, au point que des dirigeants d’entreprises l’avaient eux-mêmes sollicitée. Un avocat n’invente jamais le rôle que lui confie son client.

Qu’était-ce que la collaboration économique ? Pour un chef d’entreprise, c’était livrer des marchandises aux Allemands; pour un avocat, être leur conseil. Or, Pierre Gide n’a pas délivré de conseils aux autorités allemandes, et il n’a pas été l’avocat d’intérêts allemands. S’il a négocié avec l’occupant, ce fut le fameux rapport direct avec l’ennemi, la lutte de front, le corps-à-corps, mais Gide n’est jamais passé de l’autre côté, comme l’avait reconnu lui-même le conseil de l’ordre dans sa délibération : « Il n’est pas établi que M. Gide ait été le conseil de services allemands », et « il apparaît au contraire qu’il a, avec ardeur et compétence, défendu les intérêts de ses clients contre les exigences de l’ennemi ».

L’historienne marxiste vise en vérité le rôle instrumental de l’avocat au soutien du capitalisme. Gide a poursuivi son activité d’avocat durant la guerre pour des entreprises. C’est le péché originel. Dans un autre ouvrage, elle tente de démontrer le passage de l’influence allemande à l’influence américaine sur le corps des élites françaises dans les affaires économiques à la sortie de la guerre. Elle avance que « l’américanophilie affichée par les grands patrons depuis la Libération avait été calquée sur leur germanophilie antérieure ». Gide n’aurait ainsi été que l’agent de cet affairisme dépassant les camps politiques.

L’historienne affecte enfin d’ignorer les dossiers de personnes physiques dont s’est chargé Gide, et qu’il avait traités avec le concours de Burguburu, Cremer et Frochot. Reprocherait-elle à l’avocat alsacien d’avoir plaidé en allemand devant des tribunaux allemands? Que dirait-elle de la lettre que l’épouse de Jacques Eisenmann avait adressée à Gide le 28 octobre 1940? Elle nie même, dans une note d’une surprenante agressivité, la protection que Gide a apportée à ses collaborateurs juifs. Ne disposons-nous pas de la preuve qu’il a sauvé deux d’entre eux, Alexandroff et Cremer, qu’il a préparé un plan pour que Rabinerson passe en zone libre à sa sortie de clinique en 1942, mais que celui-ci a malheureusement refusé parce qu’il ne voulait pas d’un nouvel exil dans sa vie, et qu’il a aidé sa veuve comme la mère et la sœur d’Alexandroff grâce à la caisse de secours qu’il avait créée pour les femmes de déportés et de fusillés ?

C’est peut-être le rôle même de l’avocat qui n’est pas compris. Celui-ci exerce sa profession en faisant nécessairement corps avec son client. Dans son livre sur les procès devant la Cour suprême de justice de Riom des responsables politiques de la IIIe   République, Georges Mandel, Édouard Daladier, Léon Blum et Paul Reynaud entre autres, Christophe Lastécouères a analysé le rôle des avocats. Interdits d’accès aux dossiers de leurs clients pendant l’instruction, ce qui les oblige ainsi à mener leurs propres recherches pour constituer leur dossier, ceux-ci retrouvent au cours des débats « leur fonction traditionnelle en mettant en place des stratégies de défense très agressives. Ils contestent la constitutionnalité de la Cour, la légalité des infractions, etc. Bref, ils font corps avec leurs clients. Les avocats s’identifient totalement à la cause qu’ils défendent ».

Voilà des procès politiques où l’engagement de l’avocat est reconnu. Pourquoi en serait-il autrement pour celui qui défend des entreprises ? Quelle raison justifierait de distinguer entre l’avocat des causes politiques et celui des causes économiques ? N’a-t-on pas affaire au même rôle de défense des intérêts d’un client ?

Refuser de voir cet engagement dans l’étude historique, c’est en vérité rejoindre la mise en cause de l’avocat quand il plaidait dans les temps analysés. Gide avait dénoncé son inculpation comme une « atteinte aux droits mêmes de l’avocat ». Il s’agit d’une atteinte double et successive.

Il faut chercher dans les travaux scientifiques outre-Atlantique l’analyse dépassionnée, non manichéenne, du rôle des avocats durant la période de l’Occupation. Richard H. Weisberg, dans Vichy Law and the Holocaust in France, y a consacré de longs développements. Il cite Gide et plusieurs de ses dossiers. Le premier est celui de la défense de Camille Bloch, qui, après avoir obtenu d’un tribunal la reconnaissance qu’il n’était pas juif, désirait recouvrer tous ses droits dans sa société qui avait été aryanisée. Gide « maintained lively relations with the CGQJ » (« entretenait des relations animées avec le commissariat général aux Questions juives »), mais sa pratique est « more contentiousness than cooperation with the agency » (« plus la controverse que la coopération avec l’agence »), et, un an plus tard, quand Camille Bloch n’aura toujours pas obtenu gain de cause, « Gide’s adversarial posture re-emerged » (« l’attitude hostile de Gide ressurgit »). Dans un second dossier, Gide « uses even stronger language » (« utilise un langage encore plus fort ») dans un conflit entre un locataire et un propriétaire, un Juif, Joseph Levy, qui loue l’appartement d’une société aryanisée, prétexte dont se saisit le Commissariat général pour enquêter sur ledit propriétaire. Weisberg cite après Gide Pierre Leroy, son ami, et relate le combat que celui-ci mène également contre le Commissariat général.

L’enquête de Weisberg privilégie les faits. Elle ne juge pas. Elle rend ainsi compte plus aisément de la réalité, et le rôle de l’avocat est restitué dans sa vérité. Les analyses françaises ne savent pas se débarrasser du classement des gens selon des préjugés, voire de la recherche incessante de la culpabilité. Elles n’ouvrent pas ce faisant le débat, qui doit toujours l’être, et tourne autour de la question que nous avons posée en évoquant le voyage de retour de Pierre Gide, le 20  juin 1940, sur les routes de France : fallait-il rester à Paris ?

On se souvient de Jean Moulin qui avait demandé à rejoindre son corps d’armes pour se battre au front, mais qui, n’ayant pas obtenu satisfaction, était donc resté dans ses fonctions de préfet de département et avait lancé l’engagement de la Résistance sur place. Les affiches qu’il avait fait coller adressaient aux habitants d’Eure-et-Loir le message : « Il faut que chacun soit à son poste. Il faut que la vie économique continue. » Le vide aurait laissé l’accès facile à l’ennemi. Rester était commencer de résister.

Mais c’est le Journal que la jeune Hélène Berh a tenu pendant la période de l’Occupation qui apporte aujourd’hui une réponse à la question. Il faut lire ce texte à rebours des préjugés de notre temps, qui voudraient imposer que le salut sous le régime allemand était la fuite. La jeune fille ne cesse de dire, à partir du jour où elle écrit, le 7 avril 1942, alors qu’elle ressent et décrit l’humiliation que font subir les Allemands aux gens de sa religion, du port de l’étoile jaune aux interrogatoires, des arrestations aux internements, qu’elle veut rester à Paris, que partir serait lâche, que quitter la ville serait abandonner celles et ceux qui ne peuvent pas partir, « s’en aller » représentait pour la jeune Parisienne « une sensation brusque d’anéantissement ».

Demeure évidemment la question de l’utilité de celui qui reste. Les juristes ont de ce point de vue mauvaise réputation. Le fétichisme du texte adopté par le pouvoir législatif ou arrêté par le pouvoir réglementaire les mène souvent à l’aveuglement. On se souvient de la polémique née autour de l’article de Maurice Duverger, « La situation des fonctionnaires depuis la Révolution de 1940 », commentant la loi excluant les Juifs de la fonction publique dans un numéro de la Revue du droit public de 1941. Il fut reproché à ce dernier d’avoir conduit ce commentaire sans distance, en tentant même de lui donner une explication logique. Étienne Eisenmann, le fils de Jacques, a conservé un mot manuscrit de Maurice Duverger appelant son oncle Charles, sur papier à en-tête de la faculté de droit, à le soutenir face aux accusations le visant longtemps après la guerre, et expliquant de son article « qu’il s’agit de l’intérêt public abstrait, tel que le conçoit le législateur, que ses intentions sont analysées, les réglementations de détail justifiées par rapport à elles –  sans que l’on mette en question ces intentions elles-mêmes », et que « s’il faut éclairer de l’intérieur le papier, je dirai que j’étais alors totalement indifférent à la politique ». De nombreux autres exemples pourraient être cités de juristes liés au droit qu’ils analysent, mais surtout qu’ils appliquent, sans le recul critique nécessaire.

Le travail de l’avocat Pierre Gide a consisté, quant à lui, à aider des personnes et des entreprises sur la base des règles de droit édictées par l’occupant, à commencer par la convention d’armistice, mais sans omettre les nombreuses ordonnances allemandes ainsi que les lois de Vichy, et, on l’a vu, en utilisant toutes ces règles pour fixer les bornes possibles aux décisions arbitraires. Gide l’a fait en sauvant des vies et des intérêts, sans se compromettre. Rester, c’était utiliser le droit tel qu’il était afin de défendre face à l’ennemi. Il a eu une pratique du droit utile. L’homme Pierre Gide avait enfin participé à la Résistance.

L’homme qui avait combattu durant la Première Guerre mondiale et avait été distingué pour ses traits de caractère et sa nature s’était inscrit dans le nouveau combat fidèle à la défense de sa patrie pendant la Seconde. Et demeurera l’étonnement de ce que justement son rôle de résistant, dont il avait apporté des preuves au juge Martin comme au conseil de l’ordre, que ce dernier avait reconnu pour atténuer les reproches faits à la présumée conduite imprudente de l’intéressé, n’aura jamais été retenu, s’effaçant derrière le seul rôle de l’avocat d’affaires dans une période dont on ne voulait retenir que la part d’ombre.

Il l’avait écrit dans sa lettre à l’avocat américain Shoop, le 29 juillet 1940. On s’en souvient. Avocat stupéfait de l’effondrement de son pays, il voulait s’inscrire dans la lutte possible de la liberté et du droit pour ses clients.

A lire aussi : Pierre Gide : le quotidien difficile d’un avocat sous l’Occupation

Extrait du livre de Michel Guénaire, "Pierre Gide, une vie d’avocat", publié aux éditions Perrin.

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