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Payer une bière en bitcoins, c'est possible : comment les monnaies virtuelles ont franchi les frontières du Web

Le Bitcoin, cette monnaie virtuelle non régulée, semble prendre pied de plus en plus dans la vie réelle. La devise s'attire cependant les foudres des autorités qui y voient une monnaie favorisant des activités illégales.

The Pembury Tavern. Ce nom ne vous dit probablement rien, il s'agit d'un bar londonien. A priori, rien ne le différencie d'un autre débit de boissons. A une exception près : en juin dernier, ce bar est devenu le premier à accepter les bitcoinsCréée en 2009, cette monnaie virtuelle est affranchie des banques centrales et ne peut pas être tracée, explique Business Insider. Depuis quelques mois, le Bitcoin commence à se faire une place au-delà des seules frontières du Web et de l'immatériel. Le Guardian raconte que plusieurs pubs anglais acceptent désormais d'être payés avec cette "e-monnaie".

"Les bitcoins sont émis automatiquement par un programme informatique, dont l’origine est mal connue, pour rémunérer ceux qui mettent des ordinateurs à la disposition du réseau sur lequel la devise circule, en peer-to-peer, comme pour le téléchargement illégal de films", détaille Le Figaro. Ce protocole limite à 21 millions le nombre de bitcoins qui pourront être créés. Il en a déjà émis 11,5 millions, soit plus de la moitié. Toutefois, les experts en la matière affirment que cela devrait prendre jusqu'à 2140 pour écouler tous les bitcoins. 

A (re)lire sur le même sujet : La révolution du Bitcoin et des monnaies complémentaires : une solution pour échapper au système bancaire et à l'euro ? par Philippe Herlin. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

Le site Quartz ajoute que le nombre de litecoins est de son côté limité à 84 millions d'unités. Créé en 2011 dans le but d'être complémentaire au Bitcoin, le Litecoin est aujourd’hui la crypto-monnaie la plus utilisée. Son réseau est aussi plus rapide : il ne faut que 2m30 pour générer une transaction là où le réseau Bitcoin en a besoin de 10.

Par ailleurs, le Bitcoin est de plus en plus difficile à exploiter, notamment à cause de cybercriminels qui s'attaquent à cette e-monnaie. En juin 2011, des hackers s'en sont pris à des porte-monnaies virtuels qu'ils ont vidés. D'autres piratages ont récemment eu lieu. Et ce n'est pas tout détaille le site des Echos : "découvertes de failles dans sa sécurité - comme dans le système d’exploitation Android pour smartphones -, fermetures de places d’échanges (bitcoin-24, bitfloor…), voire interdictions pures et simples d’utiliser cette devise dans certains pays comme la Thaïlande..."

Et si l'avenir de la monnaie virtuelle se situait plutôt dans le Litecoin, basé sur un algorithme appelé Srypt ? Ce choix a été fait dans le but de rendre l'utilisation de machines de production beaucoup plus compliquées, rendant du même coup le système plus sûr. Depuis le début de l'année, le Litecoin est passé de 0,07 dollar à 2,5 dollars. Surtout, cette monnaie gagne de plus en plus la confiance des utilisateurs de e-monnaies.

Autre problème : conçues pour échapper à tout contrôle des autorités, ces monnaies virtuelles serviraient surtout à faciliter des activités illégales, rapporte BFM TV. C'est pourquoi le département des services financiers de l’Etat de New York veut entendre les principaux acteurs de la filière Bitcoin. En tout, l’agence fédérale a ciblé une vingtaine de sociétés : des acteurs industriels (Coinbase, Bitinstant, Coinsetter…) et des financiers, comme les jumeaux Winklevoss. Cette demande formelle d’informations ne préjuge pas à ce stade de la moindre malversation.

Dans certains cas, "l'anonymat fourni par les monnaies virtuelles a soutenu de dangereuses activités criminelles, comme le trafic de drogue, le blanchiment d'argent, le trafic d'armes, et la pornographie infantile", a expliqué le régulateur bancaire. "Sles devises virtuelles restent un Far-West pour les narco-trafiquants et d'autres criminels, cela ne menacerait pas seulement la sécurité de notre pays, mais aussi l'existence même du secteur de la monnaie virtuelle en tant que secteur d'activité légitime."

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