Donald candidat ! Le leader des Républicains se résoud à remettre officiellement les clés du parti à Trump | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Donald Trump s'exprime à travers un message vidéo lors de la convention républicaine à Cleveland.
Donald Trump s'exprime à travers un message vidéo lors de la convention républicaine à Cleveland.
©

THE DAILY BEAST - MAISON BLANCHE 2016

Donald candidat ! Le leader des Républicains se résoud à remettre officiellement les clés du parti à Trump

Paul Ryan, le président républicain de la Chambre a tenté de repousser l'inévitable aussi longtemps que possible, mais mardi soir, il a pris la parole durant la convention des républicains pour rendre la chose officielle : le sort du grand "old party" est maintenant entre les mains de Donald Trump.

Jackie Kucinich

Jackie Kucinich

Jackie Kucinich est journaliste pour le Daily Beast.

Voir la bio »

Par Jackie Kucinich - copyright The Daily Beast 

Aussitôt après avoir officiellement adoubé Donald Trump et Mike Pence comme nouveaux porte-drapeaux du parti républicain devant les gradins à moitié vides du stade Quicken Loans, Paul Ryan a applaudi juste assez longtemps pour être poli et a quitté la scène. Voilà à quoi s'est limité le rôle de Paul Ryan dans cette élection. Il est revenu sur la scène plus tard, après unméli-mélo d'intervenants - dont le président du championnat de 'Ultimate Fighting' (lutte extrême) et un golfeur professionnel de seconde catégorie, qui ont appelé au rassemblement.

Bien des choses ont changé depuis le jour où Ryan est monté sur scène à Tampa, en Floride, en tant que candidat à la vice-présidence choisi par le même parti. “Vous savez, être à nouveau ici est une sensation familière. Ceux qui collectionnent les anecdotes se souviendront que la dernière fois, j'étais votre candidat à la vice-présidence. Ce fut un grand honneur, même si les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévues” a-t-il dit. Non. Non, en effet, pas du tout comme prévues. “La démocratie est une succession de choix” a-t-il poursuivi. “Nous les républicains avons fait le nôtre.” Voilà pourquoi quatre courtes années plus tard, dans son rôle de président de la Chambre, Paul Ryan s'est retrouvé face à un choix tordu à la Salomon : couper le parti en deux ou le remettre à un fou et espérer que tout se passera bien. Au début, il a tenté de repousser l'inévitable don du parti à Trump. Quand celui-ci s'est assuré la nomination, Paul Ryan a encore rechigné à le soutenir, lui demandant de mériter son soutien en agissant comme un homme d'Etat qui pouvait être utile au parti républicain. Mais un mois plus tard, Ryan a discrètement annoncé dans un journal local qu'il remettait le parti à l'homme qui n'en est membre que depuis quelques années seulement.

Mardi soir, Paul Ryan a fait de son mieux pour oublier que ce parti à qui il a consacré sa vie était sous la tutelle du 'grand fou'. Son discours a porté sur la nécessité pour le parti républicain de s'affirmer à nouveau pour changer les politiques qui font du tort au pays - selon le parti qu'il a autrefois dirigé. “Les progressistes aiment que notre président évoque sans cesse de la pauvreté en Amérique. Si des parlottes vertueuses faisaient du bien, nous aurions surmonté ces graves problèmes depuis longtemps” a-t-il dit. “C'est ce qui explique pourquoi, sous le président le plus libéral que nous ayons eu à ce jour, la pauvreté a empiré en Amérique, surtout pour nos concitoyens, à qui on a promis mieux et qui en ont le plus besoin.” Il a écarquillé ses yeux bleus rêveux, conçus pour impressionner par leur parfait assortiment à sa cravate, avant d' expliquer comment les politiques progressistes avaient laissé les pauvres sur le bord de la route. Pendant ce temps, le public bavardait à voix haute (sauf sa délégation du Wisconsin, qui prêtait attention). “Notre seule chance que les choses aillent mieux est Donald Trump et Mike Pence” a continué Ryan. Le public de la convention s'est soudain tu en entendant les noms de ses leaders.  “Et pour finir, laissez l'autre parti continuer encore et encore à diviser le peuple...en jouant sans cesse les uns contre les autres, comme si les identités étaient tout.”

Il a bouclé son discours en appelant au rassemblement à l'intention de l'establishment du parti républicain, qu'il a représenté (et qui regardait sans doute à domicile, ou pas du tout) et de ceux présents à quelques mètres, sous lui, dans le hall de la convention  “Alors que dites-vous d'unir le parti à ce moment capital, quand l'unité est tout ? Combattons nos opposants avec de meilleures idées, passons à l'offensive, et n'en bougeons pas. Amis républicains, ce que nous avons commencé ici, allons jusqu'au bout...gagnons cette chose...montrons à l'Amérique le meilleur de nous, et rien moins que le meilleur”. Sur ces mots, il a frappé dans ses mains, a incliné fermement la tête et a quitté la scène. 

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !