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Valérie Trierweiler et François Hollande ont rompu
Valérie Trierweiler et François Hollande ont rompu
©REUTERS / Ueslei Marcelino

Enfin tout est clair !

Pantalonnade (suite et fin) : le tombeau hindou de Valérie Trierweiler

Ils sont donc officiellement séparés. Ce qui, a priori, prouverait qu'auparavant ils étaient ensemble...

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Ah, il était attendu, ce communiqué ! Et ça devenait urgent ! Ainsi, François Hollande a enfin acté, dans un texte public, et néanmoins privé, sa séparation d'avec Valérie Trierweiler (qui n'a pas souhaité signer ce communiqué). C'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

Une bonne nouvelle pour les scooters de la marque Peugeot qui crevait de jalousie de voir s’envoler les ventes des Piaggio (l'engin utilisé par le président pour se rendre 20, rue du Cirque chez Julie Gayet). Une mauvaise, très mauvaise nouvelle, pour les casques Motoblouz (François Hollande en portait un qui était « made in France ») qui s'arrachaient comme des petits pains et qui, désormais, vont replonger dans leur anonymat.

Une bonne nouvelle pour l'Inde et pour ses services diplomatiques qui ne savaient à quel Bouddha se vouer pour recevoir Valérie Trierweiler. La première dame ou la journaliste de Paris-Match ? Maintenant le protocole indien est fixé : pas de tapis rouge, juste une vulgaire passerelle d'avion. Une mauvaise nouvelle pour les innombrables journalistes dont les rédactions ont payé à prix d'or les billets d'avion et les réservations d’hôtel à Bombay où est attendue Valérie Trierweiler. Ils avaient l'intention d’importuner la première dame : ils ne pourront que taquiner leur consœur de Paris-Match.

Une bonne nouvelle pour le Parti socialiste et pour Julie Gayet. Le PS risquait de voir disparaître – un accident mortel en scooter, c'est fréquent – son président. Et on devine aisément le résultat qu’aurait donné une élection présidentielle anticipée... Une bonne nouvelle également pour Julie Gayet qui, elle, craignait de voir périr l'homme qu'elle aimait. Une mauvaise nouvelle pour la droite qui ricanait méchamment sur le grotesque des amours présidentielles et qui va devoir se rabattre sur la politique de François Hollande qui n'est quand même pas triste.

Une bonne nouvelle aussi pour Closer qui va pouvoir encore plus booster ses ventes en mettant ses plus fins limiers sur la piste de la nouvelle adresse de Mlle Gayet, le 20 rue du Cirque étant définitivement grillé. Une bonne nouvelle enfin pour Valérie Trierweiler qui va pouvoir redevenir une femme libre (avec quand même quelques contraintes parmi lesquelles – on imagine – ni article ni livre). Une mauvaise nouvelle pour les membres de son cabinet élyséen qui devront se chercher un nouveau boulot. Il est vrai toutefois que la presse people leur fera un pont d'or pour recueillir leurs confidences... Et pour François Hollande ? Bonne ou mauvaise nouvelle ? Eh bien, en toute franchise on s'en tape.

La citoyenne, simple citoyenne, Valérie Trierweiler, sera donc en Inde à l’initiative de l'ONG Action contre la Faim. Elle est là-bas pour lever des fonds en faveur des enfants souffrant de malnutrition. L’hôtel où elle présidera un dîner porte le nom d'une merveille architecturale, le Taj Mahal. Ce palais, un des plus beaux du monde, fut construit au XVIIe siècle par un empereur moghol pour y abriter la dépouille de sa bien-aimée, dont la mort l'avait laissé inconsolable. Comme tombeau hindou, Valérie Trierweiler devra, elle, se contenter de l'hôtel du même nom ! Il est vrai que François Hollande, bon prince, va peut-être lui laisser la jouissance de l'appartement qu'ils occupaient dans le 15e arrondissement. Mieux vaut en rire qu'en pleurer.

A lire du même auteur : Le gauchisme, maladie sénile du communisme, Benoît Rayski, (Atlantico éditions), 2013. Vous pouvez acheter ce livre sur Atlantico Editions.

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