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Le nouveau plan de relance 
d'Obama : réalité ou rêve ?
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Chimère

EDITO DE GILLES KLEIN : Le président américain croit-il vraiment trouver l'argent et le soutien des Républicains pour le mettre en oeuvre ?

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Barack Obama vient de présenter un plan de relance de l'emploi, baptisé American Jobs Act devant le Congrès. La note est plus que salée pour un pays qui lutte contre l'endettement et vient de voir sa note de confiance abaissée par une agence spécialisée : 447 milliards de dollars.  

Il est clair que le chômage est un vrai problème aux USA, avec près de 14 millions de personnes touchées, et un taux atteignant 9,10%. Les derniers chiffres ne sont pas bons non plus : " du 28 août au 3 septembre, 414.000 demandes d'allocations de chômage ont été déposées dans le pays, soit 0,5% de plus que la semaine précédente."

Au vu du montant de ce nouveau plan, on se demande s'il s'agit d'un simple coup de bluff du président démocrate, qui sait que les Républicains ne le voteront pas, et qu'ils pourront ainsi être accusés, à la veille de la campagne pour l'élection présidentielle 2012 de ne rien vouloir faire pour aider les chômeurs ?

De plus, un observateur non averti, qui n'est ni journaliste économique, ni encore moins économiste, peut se demander pourquoi le plan de septembre 2011 et ses 447 milliards de dollars marcherait mieux que le plan de 787 milliards de dollars de février 2009 ?

Le président a beau dire que tout le monde devrait être d'accord avec son plan qui prévoit entre autres une baisse de 50% des charges sur les salaires qui financent le programme de retraite, un crédit d'impôt pour les entreprises qui embauchent un chômeur de longue durée, il est certain qu'il devra accepter des compromis pour en faire passer ne serait-ce qu'un bout, faute de majorité à la Chambre des représentants.

Entre la modernisation des écoles, et la relance des travaux publics (le mauvais état de milliers de ponts américains est plus qu'inquiétant) on ne trouve pas d'idées nouvelles ou originales dans cet American Jobs Act .

Obama a sans doute une recette magique, mais comment ce plan (une dépense supplémentaire de 447 milliards il faut le répéter) peut-il être compatible avec le comité paritaire (six démocrates, six républicains) qui doit valider un plan d'économies de 1 500 milliards d'ici novembre 2011 pour commencer à limiter un déficit vertigineux ?

Malheureusement même s'il était mis en oeuvre, et qu'il ne relève pas seulement de la gesticulation politique, et d'un signe optimiste envoyé aux marchés financiers, ses éventuels effets positifs ne se manifesteraient pas immédiatement, et donc pas assez tôt pour qu'Obama puisse en tirer un bénéfice électoral quelconque.

A ceux qui se gaussent des bavards préremptoires confortablement assis devant leurs ordinateurs, comme l'auteur de ces lignes, je répond par avance qu'il est clair qu'un miracle serait bienvenu, car quand les États-Unis sont en crise, l'Europe et le reste du monde ne sont pas très en forme.

Donc bonne chance à cet American Jobs Act.

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