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Nicolas Hulot, le croque-mort de la gauche !
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Sans fleurs ni couronnes

Nicolas Hulot, le croque-mort de la gauche !

Certes, il l'enterre avec douceur. Mais sous beaucoup de pelletées de terre.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Le corbillard longeait lentement la rue Transversale du Père-Lachaise. Il passa devant une tombe insignifiante : "ci-gît François Hollande, président de la République 2012-…". Le véhicule ne marqua aucun temps d'arrêt. Il accéléra, au contraire, la gauche – c'est elle qui était dans le cercueil – avait spécifié dans son testament qu'elle voulait être inhumée au plus vite et au plus loin de son assassin.

Sur place, là où elle devait être enterrée, une petite, toute petite foule attendait. Cambadélis, Martine Aubry, Claude Bartolone, Anne Hidalgo… Ni Valls ni Macron n'étaient là : les deux traîtres avaient fondé un nouveau parti, le PRS (Parti Réformiste Sécuritaire). Manquait aussi Christiane Taubira : elle était allée panser les blessures de son ego sur les bords du fleuve Maroni. Quant à Arnaud Montebourg, il avait été purement et simplement expulsé par l'assistance : sa marinière bretonne avait été jugée, en ce jour de deuil, du plus mauvais goût.

Le croque-mort – Nicolas Hulot – et ses aides placèrent le cercueil dans la tombe. Des pelletées et des pelletées de terre. Hulot veilla à ce qu'elles fussent bien tassées. Sur la pierre tombale, quelques mots : "A la gauche qui n'est plus rien, mais qui de son vivant n'était déjà plus grand-chose". Puis, la petite foule chanta "Ce n'est qu'un au revoir".

Le plus célèbre des écologistes de France rentra chez lui radieux et épanoui. Il se fit un thé vert cultivé par de petits producteurs. Pris une biscotte à base de farine bio. Et chaussa des tongs en chanvre naturel. Il rouvrit le Journal du Dimanche qui publiait un sondage indiquant qu'il avait la faveur des sympathisants de gauche (61%), distançant tous les autres, pour la prochaine primaire. "Je suis la gauche", cria Hulot au comble du bonheur.

Eh oui, la gauche aujourd'hui, c'est ça. Rien que ça. Le combat contre le CO2. Les panneaux solaires. La protection des baleines et des éléphants. La préservation des thons rouges massacrés par les Japonais. Comme fin, ce n'est pas très glorieux mais ça ne mange pas de pain. Et ça s'appelle la gauche Ushuaïa.

En 2017, Nicolas Hulot fut triomphalement élu avec 100% des voix ! En effet, les électeurs de gauche résignés s'étaient offerts à lui. Et ceux de droite, pas idiots, savaient quand même que Nicolas Hulot n'était pas de gauche…

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