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Cet homme est-il le prochain président des Etats-Unis ?
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Campagne

Cet homme est-il le prochain président des Etats-Unis ?

Romney semble le meilleur candidat républicain, mais il est gaffeur et son parti manque d'argent.

Malgré les soucis de Barack Obama, la campagne présidentielle républicaine démarre mal. Le meilleur candidat des conservateurs est, pour l'instant, Mitt Romney, mais malgré certaines qualités, il a du mal à reconnaître ses erreurs et communique mal quand c'est le cas. Autre souci, les candidats républicains, en général, ont du mal à lever de l'argent.

Après avoir pris le contrôle de la Chambre des Représentants en novembre dernier, les Républicains semblent s'essoufler et n'arrivent pas à soulever l'enthousiasme. Les six candidats actuels ont annoncé avoir levé ensemble, au 30 juin dernier, un total de 35 millions de dollars. Mitt Romney (64 ans), qui est le premier du peloton en a levé plus de la moitié (18,2 millions) loin devant ses poursuivants, eux aussi républicains (4,5 millions pour Ron Paul, 4,2 millions pour Tim Pawlenty, etc...). Cette semaine, Romney était en Grande Bretagne pour lever des fonds auprès de la communauté américaine expatriée.

Lors de la précédente campagne présidentielle en 2007, à la même distance du vote final de 2008, les Républicains avaient déja rassemblé trois fois plus d'argent, soit 118 millions selon le Center for Responsive Politics. La faiblesse de cette mobilisation est-elle liée à la crise économique, au manque de passion pour les candidats républicains actuels ? Difficille de trancher, mais le chiffre est là.

La croissance de l'emploi aux USA a faiblit en juin, l'agence Reuters se demande si cela peut permettre à Romney de marquer des points face à Obama handicapé par une situation économique peu reluisante, et un nombre de nouveaux emplois insuffisant.

Romney ancien gouverneur, et homme d'affaires prospère se veut crédible en matière d'emploi, et c'est un de ses thèmes de campagne.

Mais Romney, s'il est est crédible en matière économique aux yeux de ses supporters, est aussi un gaffeur. En Floride, il a déclaré à des chômeurs qu'il était lui aussi sans emploi, alors qu'il a une fortune personnelle estimée à 250 millions de dollars.

Et, après avoir déclaré qu'Obama avait aggravé la récession (ce qui est démenti par les faits) le 13 juin dernier, lors d'un débat dans le New Hampshire, il a dit ne jamais avoir fait cette déclaration, ce qui lui a valu des critiques acerbes des démocrates et de nombreux internautes. Un épisode qui fait dire à certains observateurs que la seule chose que Romney ait à craindre ce sont ses propres gaffes.

Steve Chapman écrit que cet épisode  donne une piètre image de Romney, qui passe pour quelqu'un de confus et de malhonnête. Cette année, il concentre ses attaques sur Obama, et ne croise pas le fer avec les autres candidats républicains, c'est une bonne idée. 

En 2007 on se souvient qu'il s'était déclaré contre la vente libre d'armes de guerre, alors qu'un an plus tard, il était pour. La même année lors des débats pour les primaires au sein du parti républicain, il avait accusé, à tort, son rival John McCain (qui remporta la course à la candidature républicaine) d'être favorable à une "amnistie" en faveur des immigrants clandestins.

Puis il avait nié avoir employé ce mot, avant de devoir finalement reconnaître qu'il l'avait bel et bien prononcé. Difficile de généraliser, mais on peut se demander si Romney continue à monter, ou bien si, au contraire, sa popularité baisse. En tout cas, un sondage montrait qu'il était soutenu par 41% des Républicains dans l'état du New Hampshire, en juin, alors qu'en juillet, le même sondage ne lui donne que 35%.

Ceci alors qu'en Pennsylvanie, Romney et Obama sont au coude à coude dans un sondage sur les intentions de vote, si Romney était le candidat choisi pour affronter l'actuel patron de la Maison Blanche : 44% pour Obama et Romney.

S'il veut gagner au sein de son parti, puis dans l'opinion, Romney doit arriver à corriger son image d'homme pas sincère. Il devra aussi  conquérir le Tea Party, plus conservateur que lui, souligne, entre autres, CNN. Les militants du Tea Party se souviennent que quand il était gouverneur du Massachussets, il a fait voter une réforme de la santé rendant obligatoire une assurance maladie. Un geste qui rappelle la loi sur la santé.. d'Obama, son ennemi politique, sa cible principale.

Pour Romney la route est encore longue, même s'il est en tête dans les sondages républicains, même si'l est le moins mauvais des candidats républicains, il doit prouver qu'il est le seul capable de battre Obama.

 

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