Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique

RIP

Mélenchon veut prendre du repos ? Oh oui, qu’il se repose !

Le patron du Parti de gauche se dit fatigué. Et il va donc arrêter la politique qui s’en portera beaucoup mieux.

Dans "l’Armée des ombres", le film magnifique de Melville, Lino Ventura, qui incarne un résistant, va tomber sous les balles des mitrailleuses allemandes. Celles-ci sont placées à l’entrée d’un tunnel où les nazis font courir les condamnés à mort, leur donnant une petite, toute petite chance d’échapper à la mort. Lino Ventura court et il en réchappe. Repris et propulsé dans le même tunnel il périt, ayant décidé "d’arrêter de courir".

Jean-Luc Mélenchon – on ignore s’il a vu le film – a repris à son compte la même phrase : "un moment il faut s’arrêter de courir". L’Histoire, on le sait, se répète toujours deux fois. La première sous forme de tragédie. La seconde sous forme de farce. Nous y sommes ! Et si on en parle c’est que Jean-Luc Mélenchon a pendant des années occupé le devant de la scène (médiatique) mais pas de la scène politique comme en témoignent ses pitoyables résultats électoraux.

Mélenchon c’était (on peut trouver agréable d’en parler au passé) "plus rouge que moi tu meurs". Mélenchon c’était des petites phrases, des injures et des coups de gueule dans lesquels il s’était spécialisé car, excellent connaisseur des médias, il savait leur donner leur pâture. Mélenchon c’était, appréciable pour une fois, la formule "capitaine de pédalo" qui colle toujours à la peau de François Hollande.

Mélenchon c’était… Oui Mélenchon c’était, et ça dépasse largement le cadre de sa tonitruante personne, le gauchisme devenu la maladie sénile du communisme. Oui, relativement jeune grabataire, il se déplaçait en chaise roulante. Mais comme il hurlait très fort, beaucoup ne s’en étaient pas aperçu… "Ce qu’il faut aux médias c’est leur donner du sang, ils aiment ça" déclarait-il il y a quelques jours, avouant sa fatigue. En ce qui nous concerne il se trompe. En vampires avisés nous n’avons jamais confondu la vase, même teintée de rouge, avec le sang.

A lire du même auteur : Le gauchisme, maladie sénile du communisme, Benoît Rayski, (Atlantico éditions), 2013. Vous pouvez acheter ce livre sur Atlantico Editions.

Commentaires
Nos articles sont fermés aux commentaires.