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Marine Le Pen s'exprime lors d'une conférence de presse sur la présidence française de l'Union européenne, à Paris, le 18 janvier 2022.
Marine Le Pen s'exprime lors d'une conférence de presse sur la présidence française de l'Union européenne, à Paris, le 18 janvier 2022.
©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Que de souffrances

Marine-la-maudite…

Attention : chef-d’œuvre en péril.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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En 2022, quand son père accéda au deuxième tour de l’élection présidentielle, la jeune Marine Le Pen piaffait déjà d’impatience dans les starting-blocks. En 2012, elle put enfin se présenter. Ce fut un échec. Rebelote en 2017 : deuxième défaite. Pas découragée, elle a fait acte de candidature pour 2022. Trois déculottées successives, ça fait beaucoup. C’est ce qu’ont pensé certains de ses proches.  

Ainsi Jérôme Rivière et Damien Rieux l’ont quittée, suivis il y a 48 heures par Gilbert Collard. C’est qu’à la droite de Marine Le Pen a surgi un candidat plus jeune (politiquement parlant) plus offensif, plus vigoureux.

Ebranlée, la patronne du Rassemblement National crie à la « trahison ». Elle semble être au bord de la crise de nerfs. Car passer de Marine Le Pen à Eric Zemmour, ce n’est pas une trahison : c’est juste se rendre dans la boutique d’à côté où les produits ne sont pas frappés par une date de péremption.

Il est vrai que chez Zemmour, tout est plus frais. Un malheur n’arrivant jamais seul, les banques ne veulent pas financer la campagne de Marine Le Pen. L’auteur de « La France n’a pas dit son dernier mot », lui, plastronne triomphalement en affichant ouvertement le soutien de Vincent Bolloré : « c’est un patriote », a-t-il dit de lui.

Autre malheur, ressenti et dénoncé par Marine Le Pen : Les Républicains, affirme-t-elle, récoltent en douce des parrainages pour Eric Zemmour alors qu’elle peine à obtenir les siens. Elle n’a sans doute pas tort de penser ça.

La stratégie du parti de Christian Jacob est assez claire. En politique, tous les coups sont permis. Si Zemmour peut se présenter, c’est autant de voix qui n’iront pas se porter sur Marine Le Pen. Et alors Valérie Pécresse aura une chance raisonnable d’être au deuxième tour.

Que d’acharnements contre Marine Le Pen ! Les vents mauvais soufflent sur sa campagne. Elle devrait lire ou relire le discours du même nom prononcé par le maréchal Pétain. Papa doit avoir ça dans sa bibliothèque.

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