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Marc-Arthur Gauthey - Startup Assembly : "La jeune génération a autant de chances de bosser dans une start-up que dans une grande entreprise"
©Start-up Assembly

L'interview Atlantico Business

Marc-Arthur Gauthey - Startup Assembly : "La jeune génération a autant de chances de bosser dans une start-up que dans une grande entreprise"

Anciennement baptisée "Les journées du patrimoine des start-up", l'évènement Startup Assembly se déroulera durant trois jours la semaine prochaine partout en France. Le but, faire rencontrer entrepreneurs et grand public afin de créer des échanges autour de leurs activités. Pour Marc-Arthur Gauthey, entrepreneur et cofondateur de Start-up Assembly, il s'agit avant tout "de culture générale ouverte à tous".

Atlantico Business : En quoi consiste l'évènement Start-Up Assembly ?

Marc-Arthur Gauthey :Startup Assembly a lieu les 12, 13 et 14 juin prochain et existe depuis 3 ans. L’idée, c’est que chaque start-up organise un petit évènement avec un angle, une thématique. Cela peut-être aussi simple qu’un barbecue comme des ateliers ou des conférences. Par exemple, monter sa boite entre Paris et New-York, être maman et entrepreneure. Cela permet de se projeter, de donner des feedback, d’échanger…C’est un évènement gratuit qui nécessite une inscription sur notre site afin d’y découvrir le programme et les horaires villes par ville. La première année nous avions 40 start-up participantes et 1200 visiteurs, la deuxième année 250 start-up et 4800 visiteurs dans toute la France et cette année 500 start-up et environ 10.000 inscrits pour le moment. Notre volonté n’était pas de faire de simples portes ouvertes mais plutôt des "journées du patrimoine" car ce qui est intéressant dans une start-up, ce sont les gens.

Cependant, les journées du patrimoine attirent un public large. N'avez-vous pas peur de ne prêcher que des convertis ?

Notre but cette année c'est, en effet, d'aller chercher le grand public grâce à des thématiques qui vont les concerner. Par exemple, le big data : on en parle tout le temps, beaucoup de boites font cela et vont profiter de ces journées pour faire de la vulgarisation. Il faut que les entrepreneurs arrivent à faire de la pédagogie sur leurs activités. Ils sont habitués à vendre leur travail, mais ils doivent aussi apprendre à partager leur métier. Ce que je souhaite surtout, c'est que des parents puissent venir avec leurs enfants, car la jeune génération a autant de chances de bosser dans une start-up que dans des grandes entreprises comme L'Oréal ou Procter. Cela peut leur permettre de prendre en considération certains choix d'orientation. Et puis, je crois surtout que c'est de la culture générale ouverte à tous : comprendre comment ça marche, qui fait quoi, c'est la même chose qu'aller voire une exposition dans un musée. Ceci étant, c'est vrai que notre public socle reste majoritairement constitué de trentenaires intéressés par l'entreprenariat mais cela évolue. Avec le développement des vocations entrepreneuriales dans les grandes écoles, c'est évidemment plus facile de faire venir un large public et c'est très intéressant pour eux d'être au contact des entrepreneurs.

Beaucoup de ces entrepreneurs ont haussé le ton ces derniers mois. Est-si difficile, pour un jeune, de monter sa boite en France ?

Créer sa boite en France ce n'est pas très compliqué, ce qui est un peu plus difficile c'est de la faire réussir. Beaucoup ont du mal à passer de franchir le cap de la petite PME vers la grande entreprise. Même si une grande majorité d'entreprises n'existent plus au bout de 5 ans de vie, il ne faut surtout pas croire que c'est tellement mieux ailleurs. On arrivera à améliorer cela le jour où l'on aura un prise de conscience nationale sur le fait que c'est important de s'y intéresser et de faire évoluer les choses. Je pense justement qu'un évènement comme Start-up Assembly permet de connaitre un peu mieux cet écosystème et surtout de connaitre les secteurs où il faut se lancer. Par exemple, on parle pas mal en ce moment des technologies médicales, de l'open source où il y a encore beaucoup à faire tout comme dans le domaine de l'économie collaborative. Globalement les mathématiques et les capacités de calculs sont des éléments essentiels dans l'industrie et les services de demain.

Propos recueillis par Julien Gagliardi

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