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Une photo prise le 23 juillet 2021 montre un drapeau algérien flottant sur la façade de l'ambassade de l'Algérie en France, à Paris.
Une photo prise le 23 juillet 2021 montre un drapeau algérien flottant sur la façade de l'ambassade de l'Algérie en France, à Paris.
©JOËL SAGET / AFP

Faut pas se gêner hein...

Les très indécents propos de l'ambassadeur d'Algérie en France

En d'autres temps, il aurait été déclaré persona non grata.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Quand il se rend au Quai d'Orsay, Mohamed Antar-Daoud, ambassadeur d'Algérie en France, se tient plutôt bien conformément aux usages diplomatiques. Mais quand il est chez lui, il s'en affranchit sans vergogne. A Alger, on peut se laisser aller...

Il participait à un forum organisé par le journal El Moudjahid. Et comme on était entre amis, entre soi, le diplomate s'est accordé des libertés qu'il se refuse à Paris : "L'Algérie a besoin de tous ses enfants", a-t-il déclaré. Rien à objecter à sa tendre tirade. C'est après que ça se gâte : " Il est impossible que la principale communauté étrangère en France ne puisse pas peser sur la vie politique française. Elle doit être un levier d'influence", a-t-il osé.

En bon français, ça s'appelle une franche ingérence dans nos affaires intérieures. Ce qui nous autorise à exercer notre droit d'inventaire. Selon ce diplomate, "l'Algérie a besoin de tous ses enfants". De mauvaises langues insinuent que pour ce faire elle devrait les reprendre et leur faire retraverser la Méditerranée.

Nous ne les suivrons quand même pas sur ce terrain. Les "enfants" dont parle Mohamed Antar-Daoud sont très nombreux : huit millions selon le président algérien !

Enfants pour enfants, force nous est de constater que l'Algérie s'inspire du coucou qui pond ses œufs dans d'autres nids que le sien.

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