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Les petites surfaces sont de plus en plus occupées par des retraités et de jeunes actifs.
Les petites surfaces sont de plus en plus occupées par des retraités et de jeunes actifs.
©Reuters

Logement étudiant

Les studios des grandes villes investis par les seniors et les jeunes actifs : comment les étudiants font pour se loger

L'Admission Post-Bac a commencé, les lycéens commencent à émettre leur vœux et certains d'entre eux sont déjà en quête de leur cocon pour la rentrée universitaire prochaine. Un chemin important dans leur vie mais difficile, car les retraités et les jeunes actifs leur mettent des bâtons dans les roues... Pour faciliter vos recherches, c'est par ici !

Françoise   Lenoir

Françoise Lenoir

Françoise Lenoir est coordinatrice du CEP Entraide Etudiants, une association qui aide les étudiants à se loger à Paris et en région parisienne.

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Atlantico : Une récente étude a montré que les petites surfaces, jusque-là largement occupées par des étudiants, le sont de plus en plus par des retraités et de jeunes actifs. Ce qui bien évidemment pose encore plus problème aux étudiants dans leur recherche. Il existe un organisme public facilitant le logement étudiant pour les boursiers : le CROUS. Mais pourquoi est-ce si difficile d'obtenir un logement CROUS même quand on est boursier ?

Françoise Lenoir : Il est difficile d'obtenir un logement CROUS car la plateforme CROUS en ligne ne permet pas aux propriétaires d'être nécessairement face à des étudiants ayant des garanties (autrement dit des garants sûrs ou même des garants tout court). C'est pourquoi certains propriétaires préfèrent travailler avec nous. En effet, lorsque les étudiants déposent un dossier chez nous, nous leur faisons remplir un papier permettant de savoir quelles sont leurs garanties. Ainsi, les propriétaires savent d'avance quelles garanties présentent les étudiants et s'ils répondent à leurs exigences. En outre, au terme du bail étudiant (de 9 mois), si les étudiants quittent les logements loués, nos propriétaires savent qu'ils parviendront facilement à relouer leur(s) logement(s). Ce système permet donc aux étudiants de bénéficier de logements qui leurs sont exclusivement dédiés – ils n'ont pas la "concurrence" des retraités ou de jeunes actifs.

Si le CROUS n'affecte pas de logement à un boursier, comment peut-il faire si ses garants sont un peu justes ou s'il n'en a pas du tout ? Ce qui paraît quasi mission impossible…

Il est vrai qu'il est très difficile de trouver un logement sans garant. Mais il faut savoir que si un étudiant n'a pas de garant mais qu'il travaille, il peut bénéficier d'une garantie LOCAPASS.

Notons que pour les étudiants ERASMUS, il leur est possible, avec notre structure, de faire jouer des garants même vivant à l'étranger.

Il est en général plus difficile pour les non-boursiers de trouver un logement. Mais être non-boursiers ne signifie pas pour autant être riches ! Alors quelles solutions pour être logé seul, dignement, pas cher tout en étant à proximité de transports et de services ?

Il ne faut pas demander la lune ! Ce que les associations de notre genre proposent, ce sont des frais d'inscriptions modestes (20 euros pour ce qui nous concerne). Nous proposons plusieurs logements et une fois que l'étudiant à fait son choix, il verse 10 euros pour que l'association fonctionne. Ce qui est tout de même dérisoire.

De plus, il est possible de louer une chambre indépendante (ou chez l'habitant) contre travail (donc pas de loyer mais quelques heures de baby-sitting par exemple).

Aussi, il faut noter que même les étudiants non-boursiers et de classe moyenne bénéficient d'allocations logement, ce leur facilite les choses.

Et pour ce qui est des solutions logement en collectivité ?

En dehors des chambres indépendantes, des studios indépendants et des 2 pièces indépendants, il y a les chambres chez l'habitant avec douche commune ou privée, accès à la cuisine ou avec un petit coin cuisine.

En outre, on peut favoriser l'intergénérationnel qui est gratuit, contre service.

Il existe bien-sûr la colocation mais il faut savoir qu'elle n'est pas aussi répandue en France qu'en Espagne ou en Italie (cultures différentes).

Quelles sont les solutions les plus adéquates selon les villes ?

Internet reste le lieu privilégié pour ce type de recherche car les offres sont assez nombreuses. Les journaux locaux regroupent également des annonces qu'il faut aller voir (surtout pour les villes autres que Paris).

Il ne faut pas oublier aussi le rôle des assistantes sociales d'universités qui sont un relai entre les étudiants et les associations comme la nôtre.

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