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Conservatisme

Les Jeunes conservateurs chez LR : "nous aurions pu changer de mot pour nous décrire, nous avons choisi d’en redorer le blason"

Lundi soir au siège des Républicains, Jean Helou, élu du 16ème arrondissement de Paris, a lancé la plateforme "Les Jeunes Conservateurs" qui regroupe de jeunes élus LR et des militants. Jean Helou revient pour Atlantico sur le lancement de ce mouvement.

Jean  Helou

Jean Helou

Jean Helou est élu LR du 16ème arrondissement de Paris et membre des Jeunes conservateurs. 

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Atlantico.fr : Le mouvement des Jeunes conservateurs, lancé lundi soir au siège des Républicains réunit de jeunes élus, collaborateurs et militants de tous bords des Républicains. Pourquoi avoir lancé ce nouveau mouvement ?

Jean Helou : Quand on demande aux Français ce que sont les Républicains aujourd’hui, on nous répond souvent : «c’est du Macron, en un peu plus sécuritaire ». Si on veut revenir au pouvoir en 2022, ça ne va pas suffire. Il nous faut une ligne plus claire qui nous différencie fondamentalement de celle d’Emmanuel Macron. Il y a beaucoup de voix dans notre parti ( Force républicaine, Sens commun, Osez la France, les jeunes avec Bellamy) mais elles ne parlent pas toujours à l’unisson. Je crois pas qu’il y ait de fractures fondamentales dans notre parti. Rassemblons nos forces et mettons sur la table un projet clair que nous placerons sous la bannière du conservatisme. On a besoin d’une vision d’ensemble et d’une colonne vertébrale.

Quelle est votre vision du conservatisme ?

Ce mot est vu de façon très négative. Il faut différencier le langage de tous les jours et l’histoire des idées politique. Le conservatisme est un courant de pensée qui croit qu’il y a des permanences dans la société, qui pense que les sociétés ont des racines et que certains équilibres sont à préserver. Mais tout n’est pas à garder. Les conservateurs sont des réformateurs, par exemple sur la question de la dépense publique. Notre méthode ça va être de proposer des mesures concrètes. Quand un mot souffre d’une telle connotation, soit on en change, soit on redore son blason. Nous avons choisi la seconde solution.

N’est-ce pas aussi la faute de la droite française qui n’a jamais su créer un grand parti qui soit aussi bien conservateur que libéral ?  

Absolument. Nous, nous voyons le conservatisme comme une vision d’ensemble où le libéralisme aura sa place. Il y aura évidemment un grand sujet autour des libertés, de la fiscalité, de la dépense publique, de la dette. Notre projet dépasse la PMA et la GPA. On croit à la souveraineté et aux libertés. La victoire aux primaires de François Fillon, avec un programme à la fois libéral sur les questions économiques et conservateur sur les sujets de société montre qu’il y a ce  désir chez nos électeurs. Nous voulons que le candidat de la droite en 2022, quel qu’il soit, mette le conservatisme au cœur du projet. 

Quels problèmes peut-on traiter avec un regard conservateur ?

L’écologie par exemple. Nous prônons une écologie réelle, pas une écologie dogmatique comme celle des écologistes qui veulent réduire à tout prix les émissions de Co2 en cassant la croissance. Nous proposons une vision d’avenir qui tienne compte de la souveraineté alimentaire, de l’indépendance énergétique, de la préservation de la nature mais aussi de la beauté de nos paysages. On veut aussi promouvoirle rayonnement de la culture française, en s’appuyant sur la richesse de notre langue, sur notre histoire, sur notre production artistique et nos traditions régionales et populaires. La culture française doit être un ciment pour tous les citoyens. A ceux issus de l’immigration, nous leur proposons de faire le choix de l’assimilation. 

Vous parlez  de « libération régalienne ». Qu’entendez-vous par cette expression ?

L’Etat doit se concentrer sur ses missions régaliennes : la justice, la défense et l’éducation. Pour se libérer de tout ce dont il n’est pas le meilleur pour gérer. Ca signifie aussi décentraliser au maximum,  en libérant les énergies de nos territoires, et réduire la pression fiscale qui pèse sur nos entreprises.

Les Républicains ne sont-ils pas assez conservateurs à votre goût ?

Notre parti est issu de la fusion entre le RPR et les centristes. C’est à la fois une jambe centriste, européenne – le programme d’Alain Juppé en 2016 – et une aussi une jambe conservatrice. Seulement notre parti marche trop souvent à cloche-pied et oublie cette deuxième jambe qui pourtant fait le corps de son électorat. N’oublions pas cette jambe conservatrice qui peut nous permettre non seulement de reconquérir le pouvoir mais en plus de rebâtir le pays.

Jean Helou, élu LR du 16ème arrondissement de Paris, et membre des Jeunes conservateurs

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