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Les 6 leçons de l'attentat islamiste de Manchester
©AFP

Terrorisme

Les 6 leçons de l'attentat islamiste de Manchester

L'explosion, revendiquée par l'Etat islamique, a fait au moins 22 morts et 59 blessés.

Alexandre Del Valle

Alexandre Del Valle

Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France SoirIl Liberal, etc.), il intervient dans des institutions patronales et européennes, et est chercheur associé au Cpfa (Center of Foreign and Political Affairs). Il a publié plusieurs essais en France et en Italie sur la faiblesse des démocraties, les guerres balkaniques, l'islamisme, la Turquie, la persécution des chrétiens, la Syrie et le terrorisme.

Il est notamment l'auteur des livres Comprendre le chaos syrien (avec Randa Kassis, L'Artilleur, 2016), Pourquoi on tue des chrétiens dans le monde aujourd'hui ? : La nouvelle christianophobie (éditions Maxima), Le dilemme turc : Ou les vrais enjeux de la candidature d'Ankara (éditions des Syrtes) et Le complexe occidental, petit traité de déculpabilisation (éditions du Toucan), Les vrais ennemis de l'Occident : du rejet de la Russie à l'islamisation de nos sociétés ouvertes (Editions du Toucan), La statégie de l'intimidation (Editions de l'Artilleur) ou bien encore Le Projet: La stratégie de conquête et d'infiltration des frères musulmans en France et dans le monde (Editions de L'Artilleur). 

Son dernier ouvrage, coécrit avec Jacques Soppelsa, La mondialisation dangereuse, est paru en septembre 2021 aux Editions de l'Artilleur. 

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Première leçon: L’attaque terroriste kamikaze perpétrée à Manchester à la sortie du concert de la star américano-italienne Ariana Grande par Suliman Ramadan Abedi, alias Salman Abedi, s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de la tension-sidération qui`permet à Da'esh - affaibli sur son propre territoire « califal » (Irak-Syrie) - de faire croire qu’il conserve sa capacité offensive et de recruter des jihadistes grâce à la médiatisation provoquée. 
En fait, le terrorisme n’a jamais pour but de tuer pour tuer, et plus que tout autre, le totalitarisme islamiste pratique un « terrorisme publicitaire » qui consiste à attirer les médias par l’horreur afin de mobiliser les fanatiques et psychopathes en germe (recrutement)  puis à déléguer gratuitement à nos médias leur publicité planétaire ("marketing négatif") ... Leur but est en effet non pas de conserver un territoire en particulier, comme l’a bien dit l’ex-porte-parole de Da’esh al-Adnani, lors des premiers revers militaires en Syrie, mais de faire parler continuellement et gratuitement de leurs projets suprémacistes islamistes dans nos médias, réseaux sociaux et débats politiques. Le modus operandi est ici de mettre cyniquement à leur profit la demande de « sensationnel live » propre aux sociétés du spectacle occidentales. Leur objectif n’est donc pas de tuer des « responsables islamophobes-judéo-croisés » en particulier, même s’ils le font parfois de façon ciblée (hyper casher, Père Hamel ou attentats du marché de Noël de Berlin…), mais globalement de « semer partout la peur dans le cœur des mécréants  ». Il s’agit là de frapper aveuglément infidèles, vieux, jeunes, juifs, chrétiens, stars pop, passants, sionistes ou pro-palestiniens, droite ou gauche et mêmes musulmans non-encartés chez les jihadistes, peu importe. « Dieu reconnaîtra les siens ». La cible n’est pas celle que l’on croit : elle est potentiellement l’ensemble du monde « non-soumis » qui ne « fait qu’un » (Kufru millatun wahida), à l’image du lebensraum du totalitaire islamiste qui ambitionne de dominer la terre toute entière. Ce pari semble certes impossible, fou, mais il est fondé sur une certitude du marketing et de la psychologie sociale : à force de faire parler de quelque chose, en l’occurrence de l’islam, en mal (dénonciation du terrorisme islamiste) comme bien (« lutte contre l’islamophobie » et contre « l’amalgame » qui dépasse parfois l’islamophobie dans nos débats dominés par l’affirmation d’un « vrai islam tolérant »), l’islam finira par progresser et conquérir les esprits de tous puisque même les mécréants reconnaissent qu’il a une place à part, comme le libéral Premier Ministre canadien Trudeau qui a fait adopter une loi incroyable qui ne pénalise que la critique de l’islam…
Deuxième leçon: La stratégie pro-islamiste et communautariste des pays anglo-saxons, alliés indéfectibles des monarchies wahhabites du Golfe et si critiques envers le laïcisme à la française, ne les épargnera pas.
N’oublions pas que Salman Abedi, le terroriste de Manchester, vivait dans le pays européen qui a le plus soutenu les islamistes libyens anti-Kadhafi, dont son père et sa famille sont proches. Ici, impossible d’affirmer qu’Abedi aurait agi pour « punir » la Grande-Bretagne d’avoir « persécuté les musulmans libyens » ou défendu ‘l’apostat Kadhafi ». Comme dans toute forme de totalitarisme, l’explication est que le suprémaciste islamiste, fort de son sentiment de supériorité et de mépris envers les non-musulmans, n’a aucun devoir de gratitude envers « l’infidèle », même si celui-ci est utile ou son complice objectif.
Les Britanniques - qui ont cru longtemps être épargnés (jusqu'à 2005 et même après cela) par les « terroristes verts » en raison de leur normes « islamiquement correctes » très poussées (lois anti-islamophobie, refus de publier les caricatures de Mahomet de Charlie Hebdo, acceptation des tribunaux islamiques; tolérance envers moult groupes fanatiques islamistes sur leur sol ; refus d’extrader pendant longtemps des terroristes, etc) et de leur appui continuel à l'islamisme radical sunnite, sont une fois de plus frappés par ceux-là mêmes qu'ils ont choyés durant des décennies. Ils ont été en effet avec les Etats-Unis depuis les années 1920-30 les fers de lance de l’islamisme wahhabite (pacte de Quincy Roosevelt-Ibn Saoud vanté récemment par Trump en Arabie) et des Frères Musulmans partout dans le monde. Ils ont été les plus acharnés ennemis des nationalistes arabes-laïques (durant la guerre froide et jusqu’à nos jours), qu’il s’agisse de l’Afghanistan (en appuyant et armant les ancêtres d’Al-Qaïda-moujahidines contre l’URSS), de l’ex-Yougoslavie (en aidant le leader islamiste Izétbegovic et les milices islamistes face aux Serbes), en Turquie (en soutenant R. T. Erdogan contre les laïques Kémalistes) ; en Irak (en aidant les milices sunnites et les chiites pro-iraniens contre Saddam Hussein) ; en Libye (en mettant en place des ex-militants pro-Al-Al-Qaïda et des Frères musulmans pour éradiquer le régime de Kadhafi) ; et, plus récemment, en Syrie, face au diable Bachar al-Assad et à leurs alliés iraniens et russes, où les pays de l’OTAN ont appuyé (la France de Hollande-Fabius en tête), les milices islamistes sunnites les plus radicales liées entre autre à Al-Qaïda-Al-Nusra, alias Fatah al-Sham ou Tahrir al-Sham, 
Triste exemple de continuité géopolitique pro-islamiste, le nouveau président Donald Trump, qui vient de faire allégeance aux Wahhabites saoudiens et autres pétromonarchies sunnites wahhabites qu’il critiquait jadis, vante les « formidables » régimes turc, pakistanais, qatari et saoudien, en fait les quarre mamelles du totalitarisme islamiste sunnite « institutionnel » dont le bras droit pro-occidental ignore le bras gauche salafo-jihadiste... Et il est évident que les Etats-Unis ne seront pas plus payés de retour qu’Albion, eux qui ont subi le 11 septembre perpétré par 14 sujets saoudiens accueillis sur le sol US... 
Se coucher devant les dictatures du Golfe et autres islamistes salafistes ou frères-musulmans, ainsi que le font les pays occidentaux atlantistes depuis des décennies, ou accorder des privilèges aux islamistes subversifs et communautaristes sur notre sol au nom d'une « politique d'apaisement », ne servira à rien et ne calmera pas les radicaux. Car les islamistes totalitaires, adeptes d’un impérialisme théocratique planétaire, et donc assoiffés de domination, ne dénoncent « l’islamophobie » supposée de l’Occident que pour  justifier leur barbarie et recruter des musulmans qu’ils tentent de rendre collectivement et individuellement paranoïaques aux termes d’une habile stratégie de guerre psychologique. En réalité, ils nous frappent pour ce que nous sommes et non pour ce que nous faisons. Le communautarisme, les « indulgences » et autres « atténuants culturels » ou « accommodements raisonnables » octroyés aux chantres de la charià en Occident ne protègera jamais les mécréants. Et s’il est vrai que les interventions néo-impériales des Occidentaux en terre musulmane depuis les années 1990 n’ont fait qu’accentuer la haine islamiste et ont donné des prétextes aux jihadistes, ceux-ci n’en sont pas moins hostiles envers toute entité qui ferait obstacle à leur projet universel de domination califale, ceci que nous nous mêlions de leurs affaires ou pas.
Troisième leçon : Des radicalisés connus des services de police que les juges laxistes et les forces de polices en manque d’effectifs ont laissé filer dans la nature
Le nouvel islamikaze pro-Da’esh de Manchester, Salman Abedi, était - comme presque tous ses prédécesseurs - parfaitement connu des services de police. Avec le sang-froid et la préparation d'un homme aguerri et la complicité de plusieurs autres « radicalisés », il avait pris le métro à la station Victoria Station puis avait attendu que les jeunes sortent de la salle de concert pour exploser à la sortie aux termes d’une stratégie assez professionnelle et avec le concours de spécialistes des explosifs, sachant que l’on voit très rarement un kamikaze capable de fabriquer lui-même ce type de bombe humaine. Loin d’être un « loup solitaire », comme on le dit à chaque fois depuis Mohamed Merah, Coulibaly, Abaoud, Abdeslam (avant que l’on découvre des réseaux et des fratries solidaires dans l’horreur), Abedi n’était pas seul puisque plusieurs complices ont été arrêtés et identifiés. Son identité était bien connue des services de renseignements anglais et américains.
Connu pour être un musulman sunnite très pieux et converti à l’islamisme radical au contact d’extrémistes libyens anti-Kadhafi et pro-jihadistes très présents à Manchester, Salman était le fils de Libyens ayant fui le régime de Muammar Kadhafi pour trouver refuge à Londres, puis dans le quartier résidentiel de Fallowfield (sud de Manchester). Le jeune homme, troisième de la fratrie, était retourné en Libye récemment et la police britannique savait qu’il y avait retrouvé des jihadistes libyens puis qu’il était allé ensuite en Syrie via des filières de Da’esh. Egalement lié à Raphael Hostey, alias Abou Qaqa al-Britani, fameux recruteur de Da’ech tué en Syrie en 2016 par un drone, il y aurait suivi des entraînements terroristes au cours des 12 derniers mois. Il est proprement incroyable qu’un tel énergumène n’ait pas été filé en permanence ou mis hors d’état de nuire si peu de temps après l’attaque de Westminster (mars 2017) et en pleine période d’alerte maximale. Mais il est vrai que Salman Abedi et son père, Ramadan, alias “Abu Ismail”, étaient liés à des islamistes libyens ex-alliés d’Al-Qaïda qui ont été utilisés par les armées française, britannique et américaine comme des « combattants de la liberté » lorsqu’il fallait faire tomber la Jamahiriyya anti-islamiste de Kadhafi… C’est d’ailleurs un jihadiste historique ancien d’Afghanistan et d’Al-Qaïda, Belhaj, ex membre du Groupe islamique combattant libyen (GICL), que les Occidentaux ont mis au pouvoir à Tripoli comme « gouverneur militaire » puis ont aidé à faire assassiner Kadhafi... Le père de Salman est d’ailleurs retourné en Libye juste avant l’attentat dans la zone tenu par les rebelles salafistes et frères musulmans qui combattent l’armée du laïque général Haftar. Il a déclaré sans surprise que son fils est « innocent" et a dénoncé l’arrestation en Grande Bretagne d’un second fils, également innocent.
Quatrième leçon : Nous n’avons pas affaire à des « musulmans fraichement radicalisés » ou « ignorants », mais à une famille d’islamistes réfugiée en GB
Contrairement à un lieu commun ressassé à chaque attentat, le terroriste Salman et sa famille ne peuvent pas être considérés comme des « convertis récents, ignorants, sans racines et sans formation religieuse » : les deux frères Abedi ont étudié le Coran de façon intensive et leurs parents étaient eux-mêmes radicalisés politiquement, religieusement instruits et pratiquants assidus. Fanatisé en Grande Bretagne par des islamistes connus des services et liés à Daesh et Al-Qaïda et liés à la Libye, Abedi a été radicalisé non pas seulement sur internet ou « en dehors des mosquées » et des imams, mais par des réseaux humains extrémistes religieux liés à des mosquées intégristes qui ont pignon sur rue dans les « banlieues de l’islam » de Grande Bretagne. Il fréquentait le centre islamique de Manchester (Didsbury Mosque), à l’instar de plusieurs membres du groupe de combat islamique libyen qui vivaient dans le quartier, et même de son père qui y faisait souvent la prière. Rappelons que Manchester abrite la plus grande diaspora libyenne dont nombre de membres accueillis comme « réfugiés politiques » ont fait leur jihad contre Kadhafi et le général Haftar en Libye, jihad « bien vu » par les Occidentaux tant qu’il est tourné contre un pays arabe nationaliste anti-islamiste désigné comme ennemi (Saddam Hussein, Bachar al-Assad, Muammar Kadhafi, etc) par le Qatar, la Turquie, et l’Arabie saoudite, ceux qui donnent le ton aux pays de l’OTAN. 
Cinquième leçon : Tout sauf des pauvres « victimes de l’exclusion » 
Loin d’être un « exclu », un pauvre ou un « déshérité » victime du « racisme » ou de « l’islamophobie », Salman Abedi a grandi dans le pays le plus pro-islamiste, le plus communautariste et le plus « tolérant » d’Europe. Le Royaume-Uni est en effet la nation démocratique occidentale où les islamistes ont le plus de liberté, souvent bien plus encore que dans la plupart des pays arabo-musulmans. Loin d’être sans horizon professionnel, le jeune Salman avait intégré une université de management et il aurait pu bénéficier d’une situation économique confortable à l’issue de ses études s’il ne les avait pas brutalement interrompues sous l’influence des professionnels du fanatisme politico-religieux. Comme tous les totalitarismes et les sectes, ceux-ci misent sur le lavage de cerveau, la propagande et la manipulation mentale. Sous-estimer cette idéologisation, cette force de persuasion des fanatiques, ne pas vouloir reconnaître que les terroristes bénéficient de complicités et aides communautaires, de solidarités humaines et civilisationnelles face aux « mécréants », ne pas admettre que la fanatisation islamiste est liée aussi à l’islam orthodoxe jamais réformé et à certains de ses enseignements officiels qui sacralisent la « violence licite », puis croire que seul le web et l’auto-radicalisation couplés aux « causes socio-économiques » qui n’auraient « rien à voir avec l’islam » expliqueraient le processus d’incubation terroriste constituent des erreurs d’analyses fatales. Ces erreurs empêchent de combattre le mal et donc rendent inefficace les politiques dites de « déradicalisation ». On ne rend pas « gentil » et humaniste un coupeur de tête qui a pris le goût du sang et qui est imbibé de charià version salafiste-takfiriste puis qui a le droit de mentir totalement et de se renier devant les juges et les psychiatres. Qu’ils soient des psychopathes attirés par Da‘esh ou Boko Haram ou qu’ils soient des fanatisés devenus psychopathes par idéologie, les terroristes aguerris ne peuvent être déradicalisés, sauf rares exception. On ne peut plus rien faire pour eux, mais on peut en revanche contrer et annuler la propagande pré-jihadiste sur le terrain idéologico-religieux avant que le jeune soit radicalisé sur le web, par des proches ou dans des mosquées. Cette déradicalisation ex ante passe nécessairement par l’éducation et la lutte à la racine même (source dumot radical) de la fanatisation théocratique hélas contenue dans la Charià, donc dans un corpus officiel que des imams éclairés doivent mettre à l’index et excommunier définitivement comme les y a invités le président égyptien Al-Sissi lui-même fin janvier 2014. 
Sixième leçon : Mettre fin à la culture de l’excuse et interpeller les responsables religieux musulmans
Rien n’excuse et ne justifie la barbarie totalitaire islamo-jihadiste. Dénoncer - même sincèrement après chaque attentat - les « dangers symétriques » de « l’islamophobie», comme si la violence kamikaze n’était qu’une « réaction » à l’anti-islamisme, et ne pas exiger des responsables religieux conservateurs ou radicaux qu’ils dénoncent la violence sacrée contenue dans la loi islamique, est une véritable faute stratégique et morale. Des penseurs idéalistes peuvent commettre sincèrement cette erreur, mais pas nos dirigeants politiques et nos juges, dont les responsabilités et l’obligation d’assurer la sécurité des citoyens leur interdit d’alimenter la propagande islamiste et son terrorisme psychologique. Traiter les barbares sanguinaires en « exclus » ou « victimes de l’islamophobie » est un scandale et une obscénité complaisante. Hélas, cette vulgate victimaire déresponsabilisante chère à l’extrême-gauche pro-islamiste est utilisée à l’envi non pas seulement par les jihadistes dans leurs vidéos qui rendent les « judéo-croisés anti-musulmans » coupables de tout, mais aussi, et c’est plus grave, par les islamistes « soft » qui ont pignon sur rue dans nos cités mais qui, à chaque attentat, semblent plus dénoncer les « risques d’amalgame » et « d’islamophobie » que les textes sacrés islamiques qui légitiment la violence. 
En réalité, la seule et véritable déradicalisation viable, de long terme, passe par la condamnation de tout un corpus théologico-juridique sunnite officiel qui enseigne dans les institutions sunnites officielles et jusque dans les mosquées d’Europe, les inégalités hommes-femmes, infidèles-fidèles, le jihad et la haine envers les apostats et les mécréants, sans oublier l’esclavage, la crucifixion ou le viol des captives de guerre païennes, dispositions légales que les cerveaux de Da‘esh citent constamment. Force est de constater que ni l’Arabie saoudite wahhabite, ni Al-Azhar l’égyptienne, deux centres majeurs du sunnisme mondial, n’ont dénoncé doctrinalement et moralement cette source chariatique légale du jihadisme. Toutefois, le plus grave est que nos élites n’osent pas dénoncer ces racines du totalitarisme islamiste, véritable nouvelle « trahison des clercs ».

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