Légiférer sur les écarts de salaire. Le mensonge et l’expropriation ! Encore une loi scélérate et un procès aux sorcières | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
Légiférer sur les écarts de salaire. Le mensonge et l’expropriation ! Encore une loi scélérate et un procès aux sorcières
©IAN LANGSDON / POOL / AFP

Les entrepreneurs parlent aux Français

Légiférer sur les écarts de salaire. Le mensonge et l’expropriation ! Encore une loi scélérate et un procès aux sorcières

"On souhaite faire croire à la France que le coupable au Tribunal des écarts de richesse, des abymes qui séparent un peu plus les peuples chaque jour dans le monde, c’est l’entreprise. La méchante entreprise dont l’objectif quotidien serait de créer discrimination et fracture sociale".

Denis Jacquet

Denis Jacquet

Denis Jacquet est fondateur du Day One Movement. Il a publié Covid: le début de la peur, la fin d'une démocratie aux éditions Eyrolles.  

Voir la bio »

Entreprendre est un acte de courage. Réservé à une infime partie de la population. C’est une passion individuelle, d’intérêt collectif. Si l’entreprise, dès qu’elle recrute devient une aventure collective, qui doit concilier des intérêts souvent divergents, si elle est juridiquement une entité morale différente de son créateur, qui lui échappe un peu, elle reste SA boîte. 

L’Etat s’est acharné, face à ce rebelle qu’il souhaite mettre au pas, à lui voler toujours un peu plus sa liberté, chaque jour, remplaçant cet acte courageux, en pari insensé, réservé aux candidats pour l’hôpital Ste Anne, tant nous en avons fait un tue l’amour. Un acte fou. Il reste heureusement encore assez de candidats au suicide, pour alimenter les chiffres de la création d’entreprise en France. Mais franchement, pourquoi tant de haine sur une entité qu’il est urgent d’aimer pour qu’elle fournisse à notre croissance les emplois, qui éviteront aux populistes de prendre le pouvoir en France, dans 4 ans.
Désormais, on souhaite faire croire à la France que le coupable au Tribunal des écarts de richesse, des abymes qui séparent un peu plus les peuples chaque jour dans le monde, c’est l’entreprise. La méchante entreprise dont l’objectif quotidien serait de créer discrimination et fracture sociale. 
Pas l’Etat qui par son incompétence et ses résultats catastrophiques depuis 30 ans partout en Europe, qui par la dette et l’absence de courage politique face aux réformes à faire a plongé nos peuples dans la détresse et le chômage de masse. Pas l’éducation nationale, qui produit 600 000 inadaptés par an, à la limite de l’analphabétisme et « incasables » sur le marché. Pas les territoires qui ont laissé s’installer la ghettoïsation et s’installer les racines d’un affrontement confessionnel et culturel. Pas les politiques qui n’ont eu de cesse, eux de maintenir leurs avantages et de surtout bien les garder pour eux. Dans une cour de plus en plus fermée. Pas le football, dont on sait qu’il surveille de près l’écart entre le prix du joueur star et du jardinier qui tond la pelouse. Non !! Tout est de la faute de l’entreprise.
Eh bien l’entreprise, elle finira par vous lâcher !! Au lieu de vous servir et elle ira, un peu plus encore, s’installer loin de la bêtise crasse liée aux compromis politiques. Nous ne sommes pas là pour servir de proie à votre aile gauche. Et Bruno Lemaire y était d’ailleurs opposé. 
Nos boîtes sont à nous, ne vous en déplaise, et si je soutiens tous ceux qui partagent la valeur avec leurs salariés, car c’est indispensable à notre monde rongé par l’écart de richesse, ce n’est pas à l’Etat de décider qui et combien je paie (sauf si je discrimine entre homme et femme par exemple) ou de semer la zizanie entre mes salariés sur le sujet des écarts de salaire. La jalousie n’a jamais été un mode de management et elle est l’ennemie de la cohésion. 
Le salaire n’est qu’un chiffre, qui reflète un écart brut qui n’explique pas la différence de travail, de stress ou de productivité de la personne. Donc gardez vos lois pour ses super salariés des grands groupes, dont une large partie à échappé à la méritocratie et au mérite tout court, en héritant de la direction d’une entreprise du CAC ou d’une entreprise publique, uniquement pour récompenser une amitié politique et alimenter l’obscur corps des mines, qui ne comprend pourtant rien au monde qui arrive.
Cette loi ne servira à rien. Les écarts entre les hommes se traite au niveau de la société toute entière et en même temps, pas en focalisant sur les entreprises, qui au final, par ses grilles salariales, et ses processus de recrutement, tend à améliorer la situation en permanence. Parfaitement ? Non mais en progrès, contrairement au reste de la société. Qui n’aime pas châtie trop. Encore une fois. Cette loi sera inutile, contreproductive et nocive. Elle ne correspond pas à l’état de confiance dans les premiers de cordées qui était mis en avant encore récemment. Premiers de cordée, premiers punis ! En commençant en plus par ce qui nous manque le plus, les ETI, une hérésie ! Nous avons besoin d’en avoir plus, de leur donner un coup de pouce, pas de les montrer du doigt. 
Je peux vous citer 100 avocats, sportifs, commerciaux,  qui gagnent plus que Stéphane Richard. Les salaires sont infiniment plus élevés en Chine, aux USA, que chez nous. Nous ne sommes pas le problème. Nous sommes la solution. Think twice !

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !