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La France pourrait détruire l’euro si le nouveau pari du gouvernement, relatif au virage de l’offre, venait à échouer.
La France pourrait détruire l’euro si le nouveau pari du gouvernement, relatif au virage de l’offre, venait à échouer.
©Reuters

A bon entendeur

Quand le prix Nobel social-libéral d'économie 2010 met en garde François Hollande contre le danger que sa politique de l'offre fait courir à l'euro

Pour Christopher Pissarides, l'avenir de la zone euro repose sur la France et sa capacité à se réformer.

Selon le Telegraph, le prix Nobel d’économie Christopher Pissarides indique que la France pourrait détruire l’euro si le nouveau pari du gouvernement, relatif au virage de l’offre, venait à échouer. Pissarides indique en effet que la capacité de la deuxième économie européenne à mettre en place une telle politique déterminera le sort de la zone euro. Il met en garde directement le président François Hollande,  en raison de son changement de politique, car un tel projet va fragiliser l’économie française et la laisser en situation de grande vulnérabilité pendant plusieurs années.

>>> A lire également : Le prix Nobel d'économie qui aimait l'euro et qui le voit maintenant en train de détruire l'Europe

"Les fondamentaux de la France ne sont pas très bons et le pays ne pourra pas se réformer assez rapidement", a-t-il indiqué au quotidien britannique. Et de poursuivre : "Les réformes de l’offre mettent du temps à produire leurs effets, et je ne sais pas si cela va arriver à temps. Douze ans auparavant, l’Allemagne était l’homme malade de l’Europe, et maintenant la France a l’air de reprendre cette place. Si ces réformes ne marchent pas, alors je serai inquiet de ce qu’il pourrait arriver à l’euro."

Le mois dernier Le Prix Nobel faisait part de son interrogation face au futur de la zone euro, alors même qu’il en avait été un fervent soutien. La célèbre London School of Economics (LSE) déclarait alors:

"Le Professeur Pissarides a été un supporter passionné des bénéfices de l’union monétaire européenne. Il pense aujourd’hui que soit l’euro doit être démantelé, soit la direction des politiques économiques doit être dramatiquement bouleversée pour promouvoir la croissance et l’emploi, et éviter de faire naître une génération perdue."

En effet, Pissarides ajoute encore : "Les dirigeants européens, comme le ministre des Finances Allemand, M. Schäuble, dit que la crise est derrière nous. Je n’en suis pas convaincu". Puis d'expliquer : "Lorsqu’il y a déflation, le problème de la dette devient beaucoup plus sérieux".

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