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Le petit dictionnaire des (vrais et faux) frères : ADAM, NOÉ, SALOMON, JÉSUS-CHRIST ou CHARLES MARTEL ... Les ancêtres des Francs-Maçons
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Bonnes feuilles

Le petit dictionnaire des (vrais et faux) frères : ADAM, NOÉ, SALOMON, JÉSUS-CHRIST ou CHARLES MARTEL ... Les ancêtres des Francs-Maçons

Alain Bauer et Roger Dachez publient un Petit Dictionnaire de près de 300 (vrais et faux) frères qui sont entrés dans l'Histoire. Extrait de "Le Petit Dictionnaire des (vrais et faux) frères", par Alain Bauer et Roger Dachez, publié chez Flammarion (1/2).

Roger Dachez

Roger Dachez

Né en 1955, Roger Dachez est professeure à l'université Paris-Diderot. Il est également président de l'institut Alfred Fournier et l'auteur de nombreuses publications. En collaboration avec Alain Bauer, il a écrit Les Promesses de l'Aube et Une histoire de la médecine légale et de l'identification criminelle

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Alain Bauer

Alain Bauer

Alain Bauer est professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et Métiers, New York et Shanghai. Dernier livre paru : Vivre au temps du coronavirus (Cerf)

Il est également l'auteur de Les polices en France (Puf, 2010), Les politiques publiques de sécurité (Puf, 2011), Dernières nouvelles du crime (Cnrs, 2013) et Le terrorisme pour les Nuls" coécrit avec Christophe Soullez (First, 2014).

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ADAM (4004 av. J.-C.-3074 av. J.-C.) :

Si on en croit le père de l’histoire maçon- nique, James Anderson, dans les Constitutions de 1723, Adam fut aussi le premier des francs-maçons. Il dut tenir loge au Paradis, avec ses deux fils, Caïn et Abel, pour Sur- veillants. Cela expliquerait bien des rivalités que l’on observe encore dans les temples maçonniques actuels.

ÈVE (juste une côte après Adam…) :

Les annales de la maçonnerie l’ignorent superbement. Or, si son conjoint a créé une loge avec ses deux fils, on peut supposer, au vu de la population de l’époque, qu’Ève n’est pas res- tée à l’écart…

 NOÉ (dix générations après Adam) :

Constructeur de l’Arche, pourrait apparaître comme le premier maître, amphibie et mixte. Du reste, certains grades maçonniques, très appré- ciés en Grande-Bretagne, le célèbrent et le met- tent en scène.

SALOMON (Xe siècle avant J.-C.) :

Roi d’Israël qui édifia le temple de Jérusalem devenu plus tard le symbole fondamental de la franc-maçonnerie, Salomon est le « héros » de nombreuses Grandes Loges maçonniques et il arrive que, le temps d’une cérémonie, un can- didat devienne un peu le roi Salomon… Si l’on considère qu’il eut, selon la Bible, sept cents épouses et trois cents concubines, on ne comprend pas que la maçonnerie mixte ait sus- cité tant de réticence depuis cette époque…

JÉSUS-CHRIST (début de son ère…) :

Charpentier apprenti, né de père discuté, mais fortement reconnu. Il aurait dit : « Détruisez ce temple et je le rebâtirai en trois jours. » Sans doute un fort indice de son appartenance maçon- nique…

LES ANCÊTRES CHARLES MARTEL (690-741) :

Tout le monde sait qu’il arrêta les Arabes à Poitiers. On ignore en revanche souvent que, selon les Anciens Devoirs, des textes en usage au Moyen Âge chez les maçons opératifs – ceux qui bâtissaient des cathédrales –, on avançait qu’il avait aussi introduit la franc-maçonnerie en Europe. Le martel qu’il avait en tête ne serait- il pas plutôt un maillet ? Plus sérieusement, c’est maintenant que l’His- toire commence…

DE LA LEGENDE A L'HISTOIRE

La maçonnerie « opérative », celle qui, au Moyen Âge, rassemblait sur des chantiers inter- minables les « bâtisseurs de cathédrales », est l’ancêtre mythique de la franc-maçonnerie « spéculative » d’aujourd’hui, qui a substitué à la construction d’édifices matériels la réalisation d’édifices intellectuels.

Les compagnons, artisans expérimentés, for- maient les nouveaux arrivants, les apprentis, sous le contrôle des maîtres d’œuvre. Pour se reposer et préparer leur travail, ou encore s’abri- ter en cas d’intempérie, ils se rassemblaient dans des cabanes de fortune, dénommées « loges » (le terme est attesté dès le XIIIe siècle). On y dressait aussi des plans, sur le quadrillage du sol.

Vers le XVe siècle et plus tard, notamment en Grande-Bretagne, les métiers s’organisèrent, à la fois pour réglementer leur pratique et veiller à la formation des artisans. Les Old Charges (qu’on appelle aussi les Anciens Devoirs), dont les versions les plus anciennes connues remon- tent à la fin du XIVe siècle, en sont l’un des premiers témoignages.

Extrait de "Le Petit Dictionnaire des (vrais et faux) frères", par Alain Bauer et Roger Dachez, publié chez Flammarion, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 

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