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Le match Bedos-Valls : qui "pétera la gueule" à qui ?
©Capture d'écran BFMTV

Ça va cogner

Le match Bedos-Valls : qui "pétera la gueule" à qui ?

Il y a une grande différence d’âge entre les deux. Avantage donc - et c’est très injuste - au Premier ministre.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Humoriste un jour, humoriste toujours... Quand on a été président de la République et qu’on a cessé de l’être, on devient un ex-président : Sarkozy, Chirac, Giscard d’Estaing. Quand on a occupé le poste de Premier ministre et qu’on ne l’est plus, on est appelé ancien Premier ministre : Fillon, Juppé, Raffarin, Jospin. Mais quand on a été humoriste, et même si l’on ne fait plus rire personne, on reste humoriste pour l’éternité. Et donc Canal+ a invité l’humoriste Guy Bedos…

Son bulletin de santé ne nous ayant pas été communiqué, nous ignorons de quelle nature et de quelle gravité sont les atteintes dont souffre sa santé mentale et intellectuelle. En revanche, il ne nous a pas échappé, tant il le proclame avec fougue, que Guy Bedos était de gauche, très à gauche. C’est d’ailleurs pour ça qu’on l’invite. Rien de tel qu’un “humoriste de gauche” pour baver sur le traître Valls.

Guy Bedos est tourmenté par le sort des migrants de Calais. Il ne comprend pas pourquoi on n’oblige pas Cameron à les accueillir. Un débarquement français sur le côtes britanniques ça, ça serait chic. Mais c’est contre Valls que Bedos a la dent la plus dure. “Je lui péterai bien la gueule !” a-t-il dit à l’antenne. Voilà qui est très, très humoristique. On ne sait pas si le Premier ministre va relever le défi. Mais un match de catch entre “le tueur catalan” et “la brute pied noir”, ça aurait de l’allure.

Guy Bedos n’a d’ailleurs aucun doute sur l’issue du match. Puisque dans la même émission, il a lancé un autre défi. Après Valls, Donald Trump. “Je lui péterai bien la gueule à lui aussi” a menacé Bedos. Et il a précisé, en bête sanguinaire qu’il est : “je lui tirerai bien les cheveux”.Canal+ a beaucoup d’argent : celui de Bolloré. On pourrait donc envisager que la chaîne organise et finance un voyage de l’humoriste (puisque c’est comme, paraît-il, qu’il faut l’appeler) aux Etats-Unis. Un pugilat Bedos-Trump voilà qui ferait de l’audience. Sans parler des millions que les chaînes de télévision américaines payeraient pour avoir les droits de retransmission.

Guy Bedos est ce qu’il est, ou plutôt ce qu’il est devenu. Si on lui consacre autant de lignes, c’est que, hélas, une grande partie de la gauche française lui ressemble. Sénile, avançant avec un déambulateur et cumulant souvent Alzheimer et Parkinson. Ces derniers temps, on lui donne beaucoup la parole. Comme à Bedos. Il s’agit là, à notre avis, d’un délit réprimé par la loi : l’abus de faiblesse ! Il se définit juridiquement comme l’exploitation de la vulnérabilité, de l’ignorance, ou de l’état de sujétion psychologique ou physique d’une personne afin de la conduire à prendre des engagements dont elle ne peut pas apprécier la portée. Nous y sommes. 

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