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Le génie des maths qui a piraté OkCupid pour trouver le véritable amour
©Reuters

A cœur vaillant rien d'impossible

Le génie des maths qui a piraté OkCupid pour trouver le véritable amour

Mécontent de l'algorithme du site, l'Américain Chris McKinlay a décidé de prendre les choses en main pour maximiser ses chances de rencontrer l'âme sœur.

En ce jour de Saint-Valentin, voici une jolie histoire qui redonnera foi en l’amour aux plus désespérés.

Chris McKinlay, mathématicien de 35 ans, est inscrit sur le site de rencontres OkCupid depuis longtemps, mais sans succès, quand soudain l’évidence le frappe : il doit mettre son génie au service de sa quête de l’âme sœur.

L’algorithme du site propose des centaines de questions à ses inscrits. Les participants en sélectionnent quelques-unes et précisent leur degré d’importance ainsi que les réponses acceptables ou non. En fonction de quoi, ils sont mis en contact avec quelqu’un qui leur ressemble. Un principe qui rend le profil de McKinlay quasiment invisible et ne l’a mis en relation qu’avec six femmes sur les 80 000 inscrites dans sa ville (Los Angeles).

Le mathématicien décide donc de prendre les choses en main pour maximiser ses chances de rencontrer la femme parfaite. Il crée 12 faux profils, gérés par un script écrit en Python. Ces "bots" (agents logiciels automatiques) ont pour mission de fouiller le site à la recherche de femmes dans la bonne tranche d’âge puis de visiter leur page pour en extraire leurs données (taille, fumeuse ou non, signe astrologique). McKinlay configure ensuite les "bots" de manière à avoir accès à toutes les réponses aux questions, même à celles auxquelles lui-même n’a pas répondu.

C’est là que ça se corse : pas si bêtes, les administrateurs du site (tout de même diplômés d’Harvard) ont mis en place des mesures préventives contre les comptes bidon. Les uns après les autres, ceux de McKinlay sont bannis. Mais le coriace a plus d’un tour dans son sac : grâce au logiciel espion d’un ami, il humanise ses "bots". Trois semaines plus tard, ces derniers ont collecté plus de 6 millions de questions/réponses de près de 20 000 femmes.

McKinlay se sert alors de l’algorithme K-Modes de Bell Labs pour classer ces potentielles amoureuses selon des catégories prédéfinies. Deux d’entre elles le séduisent tout particulièrement : les jeunes artistes de type indien et les femmes un peu plus âgées, designers ou éditrices. Sur OkCupid, dès qu’un profil est visité, la personne reçoit une alerte. McKinlay laisse un programme faire le travail pour lui et reçoit très vite plein de messages.

Dernière étape : passer du mode geek au mode humain, plus utile lors d’un rendez-vous en chair et en os. McKinlay écume les rancards avant de se résoudre à éliminer le profile correspondant à la première catégorie de femmes pour se concentrer sur la deuxième. Et là, bingo ! 88 rendez-vous plus tard, la femme parfaite pointe le bout de son nez (il était temps). Elle s’appelle Christine, elle a 28 ans et ils sont compatibles à 91%. C’est le coup de foudre. Deux semaines après leur rencontre, les tourtereaux suppriment leurs comptes OkCupid.

"Ce n’est pas parce que nous nous correspondons parfaitement que nous avons une super relation […] J’ai juste utilisé un mécanisme pour nous réunir. J’ai réussi à utiliser OKCupid pour trouver quelqu’un", conclut Chris McKinlay, aujourd’hui fiancé.

Raphaëlle de Tappie

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