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Laurent Salanié - Weekendesk.fr : "Le prix n'est pas le déclencheur pour nos clients"
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L'interview Atlantico Business

Laurent Salanié - Weekendesk.fr : "Le prix n'est pas le déclencheur pour nos clients"

"Créateurs de week-ends d’exception", c’est le nouveau slogan du site de réservation Weekendesk.fr. Après 12 ans d’existence le site français a, début novembre, inauguré son relooking en adoptant un positionnement plus haut de gamme. Le but, séduire les clients aisés, dernières populations ayant encore les moyens de partir en weekend.

Atlantico Business : Qu'est ce que ces nouveautés révèlent de votre stratégie à venir ?

Laurent Salanié : Avec le contexte économique le weekend n'est plus un achat "obligatoire" pour nos clients. Soit vous partez soit, si vous ne voyez pas l'offre qui vous intéresse et vous restez chez vous. Notre principal concurrent, c'est le canapé ! Donc toute l'approche sur la refonte de notre site, a été de travailler davantage la scénarisation de nos offres pour être le plus claire possible afin de favoriser l'acte d'achat. Cela se traduit par une simplification de la page d'accueil en présentant les produits de manière claire et simple. Des grandes photos, qui restent le facteur du déclanchement d'achat n°1, une description très précise de ce que comprend le package, ça peut aller jusqu'au contenu du dîner, quel type de chambre vous allez avoir... Cela permet de répondre à deux objectifs qu'attendent nos clients. D'une part une mise en valeur de l'hôtelier. Aujourd'hui ils sont souvent présentés de manière "monétisé" sans forcement décrire l'établissement pour donner envie. D'autre part, le conseil : pourquoi nous recommandons d'aller ici.

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On a aussi le sentiment d'une montée en gamme. Est-ce pour attirer d'autres cibles ?

Tout à fait. La clientèle weekend est désormais une clientèle haut de gamme. 80% des consommateurs de weekend sont des CSP+ou des CSP++. Ils attendent des produits qui leurs permettent d'échapper au quotidien. Plus de 60% des réservations se font sur du 4 étoiles et plus. Cela nécessite d'avoir un site plus qualitatif. Nous avons également supprimé les mentions de prix dans la mise en avant du produit car ce n'est pas le déclencheur pour nos clients. La promotion peut l'être, le prix non, car notre clientèle est habituée à payer. On adapte donc notre communication pour être en ligne avec ce qu'attend le consommateur.

Les ministres Sylvia Pinel et Fleur Pellerin ont annoncé leur intention de "réguler" les OTA, c’est-à-dire des sites comme Booking ou Trip Advisor. Elles estiment que les "petits" hôteliers en sont trop dépendants. Qu'en pensez-vous ?

Je pense que c'est un sujet de fond extrêmement important que l'on constate au quotidien. Nous travaillons principalement avec des hôteliers indépendants et l'on voit que ces grands sites font l'essentiel de leurs réservations. Effectivement, il y a donc une dépendance vis à vis de ces sites. Cependant, je regrette que dans le débat on mette toutes les agences dans le même sac. Oui, il y a de la dépendance vis-à-vis de quelques sites étrangers mais l'offre globale reste très large. On est donc face à une problématique de répartir les sources de distribution plutôt qu'une problématique de savoir si un hôtel doit passer par une agence en ligne ou pas. Car sur ce point, il n'y pas débat. Faire croire que les hôteliers peuvent eux-mêmes assurer leur promotion sur internet c'est trompeur. Etre présent sur internet, c'est un métier, et surtout ça coûte de l'argent. Entre des achats de mots clés par l'hôtelier ou une commission via des agences en ligne, la visibilité sur internet est forcement payante.

Propos recueillis par Julien Gagliardi


 

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