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Les Bleus lors de leur match contre la Suisse le 21 juin 2014
Les Bleus lors de leur match contre la Suisse le 21 juin 2014
©Reuters

Allez enfants de la patrieee

La France s'emballe et c'est bon !

Le Mondial 2014 commence bien pour les Bleus. Après deux victoires écrasantes, contre le Honduras et la Suisse, le pays est en pleine effervescence. La France peut-elle remporter le trophée suprême ?

Vincent Roger

Vincent Roger

Né en 1969, élu de Paris de 2008 à 2020, conseiller de plusieurs ministres, Vincent Roger a été délégué spécial de la région Île-de-France aux Jeux olympiques et paralympiques de 2017 à 2021.

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Depuis hier soir 23h, la France s’emballe. A lire la presse, à entendre les commentateurs et à écouter les passants, nous sommes aux frontières de l’orgasme footballistique. Le pays s’enivre ! Et je l’avoue, je trouve la chose agréable. Je suis de ceux qui veulent songer, pour et avec les Bleus, à une campagne victorieuse. Scrogneugneux professionnels, merci de nous épargner encore trois semaines. Ne gâchez pas notre plaisir ! On a envie de rêver et d’être joyeux. "Vertigineux" titrait l’Equipe ce matin. Je n’ose imaginer ce que sera la une de la "bible du foot" si nous battons l’Allemagne – pour moi favorite du tournoi- en quart de finale. Mais la rédaction du quotidien sportif a raison d’être excessive. Le bonheur ne s’écrit pas dans la demi-mesure ! Désormais la France réclame d’être en dérangement !

A voir l’effervescence qui s’empare du pays, je me demande si, dans les heures à venir, on ne va pas voir prêcher Monseigneur Vingt-Trois avec une aube frappé du coq étoilé, l’Académie française décider que la liste des 23 entre dans le dictionnaire et François Hollande expliquer que la victoire contre les helvètes va générer le retour du plein emploi. Le foot rend fou. C’est en cela qu’il est exceptionnel. Cette douce folie ambiante -qui se propage à travers le pays- a un responsable : la bande à Deschamps. Cette équipe nous procure indiscutablement joie et bonheur. Quatre ans après le fiasco de la campagne Sud-Africaine, elle a réussi à nous séduire hors et sur le terrain.


Hier soir, dès les cinq premières minutes de jeu, il apparaissait évident que les tricolores allaient l’emporter tant leur domination technique était prégnante. La force des Bleus, c’est de savoir jouer aussi sans le ballon. Ils ont eu une possession de balle de 43% contre 57% pour les Rouges. C’est souvent la marque des grandes équipes. Il y a chez Deschamps un côté Kasparov. Pour le sélectionneur français, le football doit être avant tout un jeu de stratégie. Il se doit aussi d’être efficace. La France a marqué 23 buts lors de ses onze derniers matchs. Hier, ce fut un régal en matière offensive. Et en prime l’efficacité s’est alliée au beau. Je pense, en particulier, aux passes aussi décisives que lumineuses de Giroud pour le troisième but signé Valbuena, de Pogba –la plus belle- pour le quatrième but marqué par Benzema et celle de ce dernier pour le cinquième but français œuvre de Sissoko.


Forte de ce résultat, la France peut-elle remporter le trophée suprême ? Avec le match d’hier, il n’est pas interdit d’y penser. Certes, la Suisse n’est ni l’Argentine et encore moins l’Allemagne. Cette équipe de France a cependant des atouts : un gardien de classe mondiale en la personne de Lloris, un milieu récupérateur impressionnant autour du trio Cabay-Sissoko-Matuidi et un Benzema dont on se demande s’il ne va pas battre le record -devenu imbattable – datant de 1958 de Juste Fontaine de treize réalisations en phase finale. "On ne fait rien de bon avec des chimères mais que faire de grand sans elles" disait le Général de Gaulle. Si toute la France y croit, "la victoire est en nous" pour reprendre la signature de 1998, tout deviendra possible. Si les Bleus sentent le pays mobilisé, il y a fort à parier qu’ils se transcenderont. Alors soyons rêveurs, utopiques, optimistes… Rien ne nous oblige à ne pas l’être, je parle de football bien sûr. La coupe du monde finit le 13 juillet. Le lendemain comme dirait La Palice, c’est le 14... tout un programme ! Nous aurons alors, en cas de sacre, une nuit pour redescendre sur terre… Une folle nuit !

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