L’ère des maisons à plus de 100 millions : les ventes record de biens ultra luxe se multiplient | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Style de vie
Les ventes record de biens ultra luxe se multiplient.
Les ventes record de biens ultra luxe se multiplient.
©Capture

Pas pour toutes les bourses

L’ère des maisons à plus de 100 millions : les ventes record de biens ultra luxe se multiplient

Cependant, les commandes d’appartements neufs à plus de 10 millions de dollars ont quant à elles baissé de 18% en un an, tandis que le nombre de biens disponibles passait de 74 à 129.

Après les tableaux de maîtres qui battaient tous les ans des records de prix, place désormais aux maisons à plus de 100 millions de dollars (89 millions d'euros) ! Et leurs ventes se multiplient... "L'ultra-luxe" se porte bien. En 2014, ce ne sont pas moins de cinq biens qui se sont ainsi vendus pour plus de 100 millions de dollars. Les milliardaires russes et d'Europe de l'Est créent une demande croissante, de même que les acheteurs de Chine, qui n'ont pas pu investir à l'étranger avant 2012. Ces derniers se rattrapent en se rendant acquéreur de maisons dans des villes comme Hong Kong, Los Angeles, New York et Londres.

En septembre dernier, un bien défrayait la chronique aux Etats-Unis. Appelé, en français dans le texte (pour faire encore plus glamour), "Le Palais Royal", la villa a été mise en vente à 139 millions de dollars (106 millions d’euros). Située en Floride à Hillsboro Beach, elle n'est qu'à une heure de Miami. Quand elle sera terminée à la fin de cette année, elle proposera notamment : 11 chambres, 17 salles de bains, une salle de cinéma IMAX de 18 sièges, un garage pouvant accueillir 30 voitures, un aquarium géant, une piscine et un quai pour amarrer un yacht de 56 mètres de long. Le tout sur 5 000 m2 habitables et 1,6 hectare de terrain. Une autre maison avait fait parler d'elle avec un nom français, "Versailles House", en Floride toujours. Une résidence avec 11 cuisines, 13 chambres, 30 salles de bain, de quoi inviter des amis à passer des vacances sans s'en rendre compte :

Une démesure toute américaine, mais qui montre aussi que le marché immobilier est reparti outre-Atlantique. Un mois plus tard, en novembre 2014, une autre propriété, située à Beverly Hills, était sur le marché et battait tous les records, toujours avec un nom européen. Cette fois, direction l'Italie avec le "Palazzo di Amore", (le Palais de l’Amour). La maison la plus chère actuellement en vente aux Etats-Unis, selon Le Figaro immobilier, appartient au milliardaire américain Jeff Greene, qui a fait fortune dans... l’immobilier. Mise en vente : 195 millions de dollars (157 millions d’euros).

En plein New York, au n°157 de la West 57th Street, un autre achat à dépasser la barre des 100 millions de dollars. L'acheteur, qui souhaite rester discret, n'a pas dévoilé son nom, mais sa fortune, oui... Dans la gigantesque tour One57, un immeuble qui compte une centaine de logements de grand luxe, il a déboursé, en une seule fois, il va s'en dire, la somme de 100,5 millions de dollars (86,7 millions d’euros). Evidemment ce n'est pas un F5, mais il s’agit d’un duplex occupant la totalité des 89e et 90e étages de ce bâtiment, dessiné par l’architecte français Christian de Portzamparc, soit un peu plus de 1000 m2. Attention au vertige puisque cet immeuble culmine à près de 300 mètres, l'équivalent d'une tour Eiffel. Le précédent record en matière d’achat immobilier à New York, d'après le site cnewyork, était détenu par la fille de l’homme d’affaires russe (et propriétaire de l’AS Monaco) Dmitri Rybolovlev. En 2011, Ekaterina Rybolovleva avait déboursé 88 millions de dollars pour un appartement d’un peu plus de 600 m², au 15 Central Park West. Un cadre idéal pour respirer à pleins poumons.

Voici la tour One57 de New York (crédit Reuters) :

Mais, revers de la médaille, selon Le Figaro immobilier, le promoteur de la tour One 57 dont la commercialisation a démarré en 2011 et n’est toujours pas achevée, admet qu’il est difficile de vendre les logements dont la vue est obstruée par la grue permettant l’achèvement des travaux. La folie des grandeurs a un prix et des conséquences. En effet, d'autres biens immobiliers ont été mis en vente à des prix record, mais n'ont jamais trouvé preneurs. Ils ont fini par être acquis, toujours à des sommes astronomiques, mais moindres car l'offre augmente. Les acheteurs, malgré leur fortune, peuvent donc faire la fine bouche et attendre que le prix baisse. Ne dit-on pas que le temps c'est de l'argent ? Une autre conséquence également : le nombre d'appartements à des prix élevés, mais plus abordables ont, en conséquence, vu eux aussi leur prix s'envoler. Selon Bloomberg Businessweek, les commandes d’appartements neufs à plus de 10 millions de dollars avaient baissé de 18% en un an tandis que le nombre de biens disponibles passait de 74 à 129. 

En janvier 2015, Atlantico évoquait les douze maisons les plus chères vendues aux Etats-Unis en 2014. Dans cette liste, on retrouve notamment la propriété de Barry Rosenstein, la plus chère de toute l’histoire des États-Unis. Présent dans le classement des 40 dirigeants de Hedge Funds les plus rémunérés en 2014, Barry Rosenstein a payé 147 millions de dollars (soit 105,5 millions d’euros) pour cette maison-recors. En bord de mer, à East Hampton au 60 Further Lane, elle se trouve sur l’une des plus prestigieuses artères de Long Island à New York. Son terrain parsemé de petits jardins anglais s'étend sur 18 hectares et, pour se doré au soleil, rien de tel qu'une splendide piscine. C’est grâce aux 140 millions de dollars de salaire qu’il a touché en 2012, que Barry Rosenstein a pu se payer cette propriété au prix exorbitant :

Direction la côte méditerranéenne, où tous ces records devraient être pulvérisés cette année. En effet, le groupe familial Marzocco proposera en septembre 2015 le bien immobilier le plus cher au monde, évalué à 300 millions d’euros : un appartement situé dans la Tour Odeon à Monaco. Il faudrait ici plus précisément parler d’un penthouse de luxe, tout en haut du Rocher, à 170 mètres d’altitude au sommet de cette future tour qui dominera le ciel de la Principauté. Mais la vue n'explique pas ce prix astronomique : l’appartement s’étend sur 3.300 m², du 45e au 49e étage de l’immeuble, précisent Les Echos. Il comprend cinq chambres, une cuisine à chaque étage,  un ascenseur, une salle à manger avec six mètres de hauteur sous plafond, un cinéma, un hammam et une piscine immense en terrasse, agrémentée d'un toboggan :

Lu sur Bloomberg

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !