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Joyeux anniversaire Ryanair ! 5 scandales et polémiques qui ont marqué la compagnie low cost
©Reuters

Mayday

Joyeux anniversaire Ryanair ! 5 scandales et polémiques qui ont marqué la compagnie low cost

Ryanair fête cette semaine son 30ème anniversaire. La compagnie fondée par le richissime irlandais Michael O'Leary a bâti son succès et, son extrême rentabilité, sur un modèle à bas coût poussé à l’extrême. Du coup, la compagnie collectionne quelques anecdotes qui prêteraient à sourire si elles n'étaient pas inquiétantes.

1. Les atterrissages d’urgence en raison d'un manque de kérosène.

Chez Ryanair, un sou est un sou. Une règle qui s’applique également quand la compagnie fait le plein de ses avions. En 2012 Ryanair défraie la chronique à la suite de trois demandes d’atterrissage d’urgence sur différents aéroports en Espagne. En cause, un niveau de kérosène trop juste, obligeant les pilotes à demander un atterrissage prioritaire. Immédiatement, les autorités aériennes espagnoles ouvrent une enquête sur la compagnie et découvrent deux précédents à Alicante en 2010. De son côté, la compagnie assurait que "tous les vols avaient les niveaux de kérosène requis" mais dans la presse, le syndicat allemand des pilotes Cockpit indiquait que la compagnie exerçait "une forte pression" pour faire des économies de carburant.

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2. Un seul pilote suffit, les stewards s’occuperont de l’atterrissage en cas de problème

Le très médiatique patron de Ryanair n’en est pas à son coup d’essai quand il affirme, en 2010, dans Business Week "qu’un pilote suffit" pour assurer le vol de ses avions. Pour Michael O’Leary, "c’est l’ordinateur qui fait presque tout le travail". En cas d’urgence, le PDG avait déjà tout prévu : former hôtesses de l’air et stewards aux atterrissages d’urgence ! "Si le pilote a une crise cardiaque, il sonne en cabine et fait venir une hôtesse qui a été préalablement formée pour faire atterrir l'avion."  Une déclaration qui ressemblait plutôt à un coup de pub qu’à une vraie annonce puisque les pilotes sont toujours deux en cabines.

3. Pour Ryanair, la base de Marignane relève du droit… irlandais !

Après plusieurs mois de procédure judiciaire, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé en octobre dernier la culpabilité de Ryanair pour travail dissimulé entre 2007 et 2010. La justice française reprochait à la compagnie d’avoir fait travailler 127 salariés sur la base de Marignane sans déclarer l’établissement et sans verser les cotisations sociales. En guise de défense, la direction de Ryanair indiquait que cette activité relevait du droit irlandais, là où est installée la maison mère. Le pays est surtout réputé pour ses conditions fiscales avantageuses. Néanmoins la compagnie a été condamnée en troisième instance à 200.000 euros d’amende et 8,1 millions d’euros de dommages et intérêts.

4. 11 heures d’attentes avant de décoller

C’est la mésaventure qu’on vécu les passagers d’un vol Londres - Porto en février 2014. D’abord retardés de 3h30 en raison de mauvaises conditions météo, les passagers patienteront ensuite 3 heures dans l’avion cloué au sol, sans eau ni nourriture. Agacés, les passagers demanderont à sortir de l’appareil, ce qui leur sera refusé. Et pour cause, il est 3 heures du matin et le terminal est fermé. Ces derniers parviendront à sortir après avoir appelé la police! De retour en salle d’embarquement, les passagers ne décolleront que 4 heures plus tard à 8h du matin.

5. Payer le WC ou les supprimer, il faut choisir

Michael O’Leary aime décidément faire parler de lui. En 2013 lors d’une interview au Républicain Lorrain, il suggère de supprimer les WC dans les avions afin de faire baisser (encore) le coût du billet."N'en garder qu'un sur quatre suffit largement, nos trajets étant en moyenne d'un peu plus d'une heure. Cela me permettrait de gagner six sièges" lance-t-il. Le tumultueux PDG évoque sinon, de les faire payer histoire de compenser cette "perte" de siège.  Gageons que ces anecdotes ne soient que des mauvais souvenirs, ne dit-on pas que 30 ans est l’âge de raison ?

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