Jean-Louis Debré a beaucoup aimé François Hollande et adore maintenant Alain Juppé ! Il doit penser que c'est pareil… | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Jean-Louis Debré a beaucoup aimé François Hollande et adore maintenant Alain Juppé ! Il doit penser que c'est pareil…
©Thomas SAMSON / AFP

Chronique amoureuse

Jean-Louis Debré a beaucoup aimé François Hollande et adore maintenant Alain Juppé ! Il doit penser que c'est pareil…

L'ancien président du Conseil constitutionnel est doté d'un tempérament fougueux. C'est pourquoi il saute sur tout ce qui bouge.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Jean-Louis Debré est un dragueur impénitent. Rien ne l'arrête, rien ne le décourage. Il faut l'avoir vu à On n'est pas couché, dévorant des yeux Léa Salamé. Il roucoulait : "J'aimerais vous voir plus souvent". Il minaudait, faussement plaintif : "On fait comment ?" (pour vous conquérir). Il avouait avec une mimique gourmande avoir décommandé une émission sur France Inter, ayant appris que ce n'était pas Léa Salamé qui le recevrait. Et, bouquet final, il lâchait un grivois "je ne me tâte pas souvent" en regardant, l'œil brillant, la jolie animatrice.

De ce que l'on sait – mais peut-être qu'on ne sait pas tout ? –, Jean Louis Debré s'est pris un râteau. Pas sûr qu'il en ait vraiment souffert. Car ce pilier de la maison Chirac butine un peu de tout, un peu partout. C'est ainsi que, passant à France Info (avec Jean-Michel Apathie, hélas beaucoup moins sexy que Léa Salamé…), il a révélé avoir voté François Hollande en 2012. Et pour cause : le candidat qui s'opposait à l'actuel président de la République s'appelait Nicolas Sarkozy. Jean-Louis Debré est en effet membre d'une secte très agissante : TSS (Tout Sauf Sarkozy).

Il n'a pas oublié qu'en 2012, Jacques Chirac avait appelé à voter Hollande en tant  que membre, lui aussi, de TSS. À cette époque, l'ancien président de la République était déjà très fatigué et Bernadette avait fait feu de tout bois pour convaincre les médias que Jacques avait lâché ça comme ça et qu'il ne fallait pas le prendre au sérieux… Depuis, on n'entend plus Jacques Chirac. Mais tout son clan en pince pour Juppé. Seule Bernadette a exprimé sa préférence pour Sarkozy et ce dernier s'est consolé du TSS en récupérant un "bébé Chirac" du nom de François Baroin.

L'idole des Chiraquiens était l'autre jour en meeting à Bercy. La présence de Jean-Louis Debré y fut remarquée. Mais les télévisions n'ont pas cru bon d'immortaliser la scène. Sinon, c'est sûr, qu'on aurait vu dans le regard de l'ex-président du Conseil constitutionnel la même flamme de désir qu'avait allumée en lui Léa Salamé. On sait que Jean-Louis Debré aime ce qui est jeune. Donc on ne saurait négliger le fait qu'Alain Juppé, 71 ans, a presque un an de moins que lui…

Dans une déclaration d'amour qui frisait la passion, il a dit qu'Alain Juppé "avait le meilleur profil" (profil gauche, profil droit ?) pour diriger la France. Selon lui, notre pays avait besoin d'un homme "droit dans ses bottes" et non pas d'un homme "qui a déjà été battu". Et il a décrit de la façon suivante les qualités d'Alain Juppé : "L'autorité, la dignité, l'expérience". À notre humble avis, il aurait dit la moitié de ça à Léa Salamé et c'était dans la poche. 

Le sujet vous intéresse ?

À Lire Aussi

Mélenchon, c'est Monsieur T : tribun, tueur, trublion, trumpiste...Les autres (les vrais) perdants de l'élection américaine sont Hollande, Libération, France 2, le PS, Télérama, Le Monde, les écolos, les Inrocks etc…Bataclan : heureusement qu’il y avait des vigiles pour empêcher les musiciens des Eagles of Death Metal d'entendre Sting chanter Inch'allah

Mots-Clés

Thématiques

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !