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Départ de Borloo : une bonne nouvelle pour l'UMP ?
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Objectif 2012

Départ de Borloo : une bonne nouvelle pour l'UMP ?

Le Président du Parti radical l'a annoncé jeudi soir : il quitte l'UMP et envisage de se présenter à la présidentielle. Pas forcément une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy.

On ne peut pas dire que l’UMP n’aura pas tout fait pour le retenir. Jusqu’au dernier moment, ils ont crû à une volte-face de sa part, à une valse-hésitation. Même Jean-François Copé, pourtant peu enclin aux mots doux, y est allé de son cri du cœur en milieu de semaine : « J’ai besoin de Jean-Louis Borloo et des radicaux ! ». Sans rire. Et si finalement, le départ de Jean-Louis Borloo était une bonne nouvelle pour l’UMP ?

Avec le départ de Borloo, l’UMP a les mains libres pour régler son compte au FN

Nous avions eu, en effet, l’occasion de voir comment l’UMP était prisonnière d’une contradiction permanente entre une aile « dure » prête à chasser sur les terres du Front national et une aile plus modérée qui se pince le nez à la seule vue d’un électeur d’extrême droite. D’une certaine façon, le départ de Jean-Louis Borloo et de ses troupes, permet de régler une fois pour toute cette contradiction.

L’UMP a désormais les mains libres pour droitiser son discours et récupérer les brebis égarées. Disons qu’elle gagne en cohérence, ce qu’elle perd en diversité.

Un centriste a certes des défauts mais, lui, au moins, il vote le budget

Au-delà, la nouvelle formation de Jean-Louis Borloo va permettre de maintenir dans le camp majoritaire tous les électeurs de droite et de droite modérée, déçus par Nicolas Sarkozy. Mieux vaut, dans la perspective d’élections présidentielles et surtout législatives difficiles, que ces voix se « défoulent » sur des candidats de centre-droit que sur des candidats indépendants voire pire, socialistes.

Pour l’UMP, les centristes ont certes plein de défauts, mais ils ont au moins l’avantage de voter le budget et la confiance du Gouvernement quand on le leur demande.

Borloo représente surtout un danger pour DSK

Enfin dernier point, lorsque l’on regarde les thèmes de campagne ou de précampagne développés hier soir par le Président du Parti Radical, on se dit qu’une candidature Borloo a peu de chances de mordre sur les platebandes du duo « Sarko/Guéant ». Au contraire, si Borloo représente un danger, c’est plutôt pour DSK dont l’épais matelas d’intentions de vote vient de perdre quelques plumes.

Pour toutes ces raisons, on assiste, pour l’instant, à deux « matchs » dans le match : Sarko s’occupe du Front national pendant que Borloo s’occupe de DSK. L’ennui dans tout ça, c’est qu’à la fin, il ne doit en rester qu’un.

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