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Jean-François Roubaud – CGPME : "Il faut baisser les cotisations des petites entreprises qui n'ont pas accès au CICE"
©CGPME

L'interview Atlantico Business

Jean-François Roubaud – CGPME : "Il faut baisser les cotisations des petites entreprises qui n'ont pas accès au CICE"

La CFDT a annoncé qu’il rejoint la position du MEDEF sur la nécessité de prolonger le CICE. De son côté, Jean-François Roubaud, rencontrera cette semaine Pierre Moscovici avant d’arrêter, à son tour, une position sur la question. Selon le président de la CGPME, il faut également revoir à la baisse les charges des entreprises qui ne peuvent bénéficier de ce mécanisme.

Atlantico Business : La CFDT rejoint la position du MEDEF sur la prolongation du CICE, quelle est votre réaction ? 

Jean-François Roubaud : Je trouve cela important qu’une organisation représentative des salariés ait des positions qui rejoignent celles des organisations patronales. Cela permet de voir que ce que nous demandons, à savoir des allègements de charges, est quelque chose d’important. On dit toujours que c’est un cadeau aux patrons, alors que c’est simplement la possibilité pour les entreprises d’avoir de meilleurs résultats et des marges enfin plus importantes, permettant de pouvoir, à terme, embaucher. Concernant la CGPME, notre position sera arrêtée dans la semaine mais va globalement en faveur du maintient du CICE. Je préfère le faire après ma rencontre avec le ministre des Finances cette semaine. De plus en plus de PME trouvent cela intéressant car il y a une réelle baisse des charges, ce qui nous parait important maintenant, c’est de travailler avec les indépendants qui n’en profite pas pour voir comment ils peuvent être intéressé à cela. 

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Une baisse massive des charges sans passer par ce mécanisme serait-elle plus efficace ? Cette prolongation du CICE n’est-elle pas une solution de facilité ?

Ce n’est pas si simple que cela. La plupart des entreprises ont une part importante de leur main d’œuvre ayant un salaire faible. Ces entreprises-là bénéficient déjà d’un allègement de charges dit "allègement Fillon". Cela baisse un peu les cotisations familiales. Une baisse massive des charges sociales ne serait donc pas, pour ces entreprises, une baisse significative. N’oublions pas que le maintient du CICE c’est environ 1000 euros par salarié et par an. Pour une entreprise ce n’est pas négligeable. Ce mécanisme est donc une bonne chose, à nous de le compléter par une baisse des charges pour ceux qui n’en profite pas ou très peu. Nous devons réfléchir tous ensemble à ce que l’on veut à terme et c’est pour cela que je m’entretiendrai cette semaine avec Bercy.

Selon un sondage, 45 % des patrons des TPE ne se sont pas encore renseignés sur les mesures du Pacte de responsabilité. Que pensez-vous de ce résultat ?

Qu’il y a un manque évident de pédagogie. Je me suis battu pendant 8 mois, l’an dernier, auprès des chefs de petites entreprises pour leur faire comprendre que le CICE était quelque chose d’important. On voit donc le temps qu’ils mettent à s’en rendre compte. Concernant ce sondage, il ne faut pas oublier que dans les 55% restant, il y a aussi ceux qui n’ont pas le droit aux mesures du pacte, dont une grande partie est des travailleurs indépendants. Ce sondage conforte la position que nous exposerons au ministre de l’Économie. Nous devons pouvoir, d’une manière ou d’une autre, baisser les cotisations familiales de ces petites entreprises. Il faut aussi que ces sociétés qui ont un, deux ou quatre salariés soient impactées par ces baisses des charges.

Propos recueillis par Julien Gagliardi

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