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Je t’en conjure Stéphane (Le Foll), dis-moi pour qui voter !
©REUTERS/Gonzalo Fuentes

Insupportable attente

Je t’en conjure Stéphane (Le Foll), dis-moi pour qui voter !

Le porte-parole du gouvernement a fait son choix pour la primaire du PS. Mais il le garde secret.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Pour ce texte, je vais te dire tu. Car comme le poète, je dis tu à tous ceux que j’aime. Tu sais des choses que des millions de Français - dont moi - brûlent de savoir. Tu détiens le sésame qui pourrait nous ouvrir les portes d’un avenir radieu. Tu sais, oui tu sais, pour qui il faut voter lors de la primaire socialiste. Une information capitale que tu détiens jalousement.

Et cette information essentielle, tu la gardes par-devers toi. Ton choix est fait, as-tu dit, mais tu ne le communiqueras pas. Cette pudeur virginale t’honore. Tu sais en effet qu’un mot de toi peut déplacer des montagnes. Qu’un nom sur tes lèvres peut changer le destin de la gauche. Que dis-je, de la France…

Mais quand même, peux-tu rester sourd à cette supplique qui de nos plaines, de nos collines, de nos montagnes, monte vers toi : “ô parle vénéré Stéphane” ? Imagine-t-on le Christ refusant de prêcher la bonne parole et s’installant comme éleveur de moutons à Bethléem ? Voit-on Moise renonçant à conduire son peuple en Terre Promise ? Ou le maréchal Pétain s’abstenant de faire don de sa personne à la France ?

Parle donc. La France te le demande. L’Histoire l’exige. La gauche t’en conjure. Il se dit que tu ne raffole pas d’Arnaud Montebourg. Et tu lui reproche quoi ? Sa marinière ? Tu ne serais pas non plus franchement épris de Benoît Hamon. Tu lui en veux pourquoi ? Parce qu’il va à l'Église quand il est chez lui en Bretagne ? Ou parce qu’il va à la mosquée quand il est à Trappes, sa terre d’élection ?

Reste les autres. Vincent Peillon surnommé le “shérif” depuis qu’il s’est mis à divaguer sur l’étoile. Manuel Valls qui fut ton Premier ministre. Et puis trois autres : deux candidats écologistes, une dame des radicaux de gauche. Je n’ai pas retenu leurs noms. Ah toi non plus tu ne les connais pas ? Tout se joue maintenant. Le vote c’est dans quelques jours. Tu es, et ce n’est pas rien, le porte parole du gouvernement. Et il ne tient qu’à toi de devenir par la magie de ton verbe le porte parole de la France.

Grande est ta responsabilité. Belle est la tâche qui t’attends. Trop lourde peut être pour toi. Alors je me contenterai d’un simple petit geste de ta part. Demande à une de tes secrétaires de m’appeler. Pour me dire ou je peux aller voter dans l’Eure. Car ici personne n’en sait rien. Et quand on demande on vous rit au nez. 

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