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A contre-courants

Interview de Nicolas Sarkozy : une gifle à tous les autres prétendants ?

L'entretien livré par l'ancien président de la République va logiquement susciter son lot de commentaires et de critiques. Il n'en reste pas moins qu'il vient de s'adonner à un exercice politique qui démontre une stature encore intacte.

"Que la justice fasse son travail" diront en particulier tous ceux qui ne pensent qu'à en entraver le cours. C'est une formule toute faite qui sert beaucoup ces temps-ci dans la classe politique. Elle est en passe, hélas, de devenir l'élément de langage le plus courant.

Lorsqu'on ne peut pas véritablement juger du fond de "l'affaire" qui a poussé l'ancien président de la République à venir s'exprimer au 20h de TF1, on peut du moins s'en tenir à ce que chaque français n'a pu manquer de ressentir.

Si l'on exclut les partisans inconditionnels et les opposants haineux tout aussi inconditionnels qui avaient déjà leurs convictions, que reste-t-il ? La force de conviction, l'implacable logique, la fermeté des propos, la capacité à affronter toutes les questions et à y répondre ; le regard d'acier droit dans les yeux de chaque téléspectateur. Tout cela était impressionnant.

On avait clairement oublié ce qu'est la stature d'un homme d'exception, quels que puissent être ses défauts. Nicolas Sarkozy est un chef, avec les excès que cela que cela a toujours impliqué ; et cela fait tellement de bien à entendre : un chef...

Une vision, une force de caractère et un amour de la France qui ne font aucun doute.

Peut-être ne manque-t-il pas à la France, mais la France manque à Nicolas Sarkozy au-delà de toute ambition personnelle, car la seule ambition personnelle devrait être anéantie devant tant d'obstacles, de chausse-trappes, d'agressions et de menaces.

Une intervention qui, dans la forme, est une gifle à tous les prétendants de tous les horizons politiques : l'énergie, la volonté, la capacité à affronter les tempêtes et à ne pas renoncer, jamais et à rien. Le talent oratoire, la clarté d'expression, la précision des mots... qui, depuis des mois, nous a communiqué ce frisson, cette trempe ?

Alors on peut gloser sur tout ce qu'on ne sait pas, sur les éternels conflits d'intérêts, les compromissions, les passe-droits, les dépassements de factures... depuis ceux qui se font cirer leurs chaussures sous les lustres du pouvoir, usurpateurs de bas étage jusqu'aux premiers de cordée qui lâchent la corde au moindre danger ; nous n'avions plus l'habitude qu'on nous parle avec ce charisme.

Pas convaincus ? Peut-être, mais que c'était bon d'écouter un tribun et que les comparaisons sont cruelles pour tous ceux qui encombrent les plateaux de télévision, valetaille déprimante au langage creux et qui décourage la France tous les jours un peu plus.

Il fallait éteindre son poste juste après ce qui fut un intervention quasi historique, pour rester sur un vrai souffle, car maintenant il va falloir subir les interprétations et les commentaires de la même valetaille médiatique ou politique. Et les commentaires vont dériver jusqu'à la nausée du public ou au prochain match de foot.

Mais fallait-il intervenir ? Était-ce s'abaisser que de venir se justifier devant les Français ? On peut se poser la question... et bien oui, il le fallait !

Car c'est grave, on constate de plus en plus une vraie dérive judicaire sur fond idéologique. Ce que l'ancien président de la République nous a confirmé, c'est le manque d'impartialité du système judicaire qui fait froid dans le dos.

C'était de son devoir d'en avertir les Français et finalement, c'est ce qu'il y a de plus grave, car si les accusations sont prouvées, il y aura sanction... mais qu'en est-il du système judiciaire à la dérive ? C'était un devoir de Nicolas Sarkozy que de dénoncer ces manquements et cette utilisation de la justice à des fins politiques à peine déguisées.

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