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Immigration : le tour de passe-passe de l'Insee
©Thomas SAMSON / AFP

Bonnes feuilles

Immigration : le tour de passe-passe de l'Insee

Dans "Le grand remplacement réalité ou intox ?" (ed. Pierre-Guillaume de Roux), Jean-Paul Gourévitch interroge la réalité de la transformation quantitative et qualitative de la population française à partir des chiffres les plus récents.

Jean-Paul Gourévitch

Jean-Paul Gourévitch

Jean-Paul Gourévitch est depuis 1987 consultant international sur l'Afrique, les migrations et l'islamisme radical. Il a enseigné à l'Université Paris XII Créteil. Écrivain, essayiste et formateur il est également spécialiste de la littérature de jeunesse.

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L’INSEE publie chaque année une approche chiffrée du solde migratoire qui est arithmétique et globale. L’Institut soustrait le nombre de ceux qui quittent la France de ceux qui viennent s’y installer. Mais comme nous l’avons déjà montré, cette méthode loin de permettre de mesurer le Grand Remplacement sert au contraire à le camoufler.

Tout d’abord l’INSEE s’en tient aux populations légalement recensées, ignorant celles qui n’ont pas pu ou pas voulu répondre aux enquêtes ; une marge d’erreur que les chercheurs de l’INSEE et de l’INED chiffrent entre 1 et 3 %. Les populations entrées irrégulièrement n’y figurent pas dans leur très grande majorité, notamment si elles ne sont pas passées par la case « demandeurs d’asile ». En second lieu s’il est possible d’avoir une approche à peu près fiable des entrées, aucun dispositif fiable ne permet de déterminer les sorties. L’INSEE admet lui-même que ces derniers chiffres ne sont que des approximations.

Mais surtout cette opération arithmétique passe sous silence le fait que ceux qui entrent ne sont pas les mêmes que ceux qui sortent. Sans tomber dans le schématisme de ceux qui professent comme Ivan Rioufol que « la France exporte des bacs + 5 » et qu’elle « importe des bacs -5 2 », un chiffre que Charles Gave 3 étend aux Bacs + 7 et -7, on doit admettre que ceux qui quittent la France seuls ou avec leur famille sont majoritairement des personnes diplômées de nationalité française. La moyenne d’âge est de 35 ans.

Elles vont étudier à l’étranger, chercher ailleurs un travail qu’elles ne trouvent pas en France, créer des entreprises dans des pays où les procédures administratives sont moins contraignantes qu’en France et où la diaspora présente sur place peut leur fournir de l’aide, ou encore sont obligées de suivre leur patron qui a décidé de délocaliser sa firme.

Il faudrait y ajouter, sans que le diplôme y joue toujours un rôle, ceux qui s’expatrient pour des raisons fiscales, politiques ou religieuses ou tout simplement pour vivre leur retraite dans un pays où il fait bon vivre et où la vie est moins chère et plus sûre. La très grande majorité d’entre elles n’a donc aucune intention de revenir en France.

Inversement même si le niveau de ceux qui arrivent a progressé ces dernières années, la plupart des primo- arrivants ont des diplômes, des qualifications professionnelles, et une maîtrise de la langue notablement inférieure à celle des autochtones.

Extrait de "Le grand remplacement réalité ou intox ?" de Jean-Paul Gourévitch, publié chez Pierre-Guillaume de Roux

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