Ils ont chanté la Marseillaise à Clichy-la-Garenne… Et c'est contre eux que plainte a été déposée! | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
Ils ont chanté la Marseillaise à Clichy-la-Garenne… Et c'est contre eux que plainte a été déposée!
©

Et la camisole de force, c'est pour qui ?

Ils ont chanté la Marseillaise à Clichy-la-Garenne… Et c'est contre eux que plainte a été déposée!

C'est ainsi. Incroyable mais vrai.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Je vais vous mander, à la façon de Madame de Sévigné, mais en plus succinct, la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus rare, la plus extraordinaire, la plus imprévue qui soit. L'autre vendredi –jour sacré – sur une place de Clichy-la-Garenne, une foule pieuse et masculine était réunie pour y faire ses dévotions. Tous prosternés en direction d'une ville sainte de la belle Arabie.

Une centaine d'énergumènes, hommes et femmes réunis (oui, oui!) tenta de perturber cet émouvant moment de recueillement. Les trouble-fêtes entonnèrent un chant impie où il était question de "sang impur", de "sillons abreuvés". Comble de la provocation – on peut même parler de blasphème – ils agitèrent des drapeaux qui n'étaient pas verts.

A leur tête, une furie, une diablesse, une fille perdue du nom de Valérie Pécresse. Mais la maréchaussée veillait et protégea comme il se doit ces pieux fidèles contre les éventuels débordements des horribles blasphémateurs. Mais elle ne put empêcher que leur chant sanguinaire ne couvrent parfois la douce mélopée des prières qui auraient dû monter sans encombre jusqu'au ciel.

La suite est moins charmante. Elle se passera de Madame de Sévigné. Les fidèles, représentés par une association militante et bien fournie en juristes retors et procéduriers, ont déposés plainte pour "violences". Avec cette circonstance aggravante que ces "violences" avaient "un caractère raciste". Ainsi apprenons-nous, pauvres ignares, que leur religion est une race.

Quant aux violences, il y avait sur la place des caméras de vidéo-surveillance. Nul doute qu'elles montreront les images de la furie citée plus haut, défonçant avec une batte de baseball la tête d'un homme en prière. Et qu'elles révèleront que le maire de la ville a lacéré le visage du principal officiant avec un poing américain. 

Bien-sûr (enfin presque) que cette plainte étonnante, surprenante, incroyable etc. finira dans les poubelles du tribunal où elle sera envoyée. Mais elle témoigne de la stratégie mise au point depuis longtemps par les hommes du vendredi. Provocation d'abord. Victimisation ensuite. Judiciarisation enfin. Cette histoire incroyable, surprenante, etc. se passe en France. C'est-à-dire nulle part.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !