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Le président russe Vladimir Poutine.
Le président russe Vladimir Poutine.
©Alexandr Demyanchuk / SPUTNIK / AFP

L’anti américanisme est une fâcheuse passion…

Guerre en Ukraine : où l’on apprend que les docteurs Folamour sont des deux côtés !

On a lu ça et on se pince.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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L’article d’Alain Rodier porte un titre ambigu et équivoque : « Otan-Russie : le bord du gouffre ». Jusqu’à plus ample informé, c’est la Russie qui a envahi l’Ukraine. L’OTAN, certes, aide Zelensky mais ne fait pas la guerre.

C’est Medvedev, le caniche de Poutine, qui a dit : « l’Otan fait la guerre à la Russie ». Personne n’est obligé de reprendre cette logomachie mensongère.

L’article, où il y a plein de choses à prendre, se poursuit sous de meilleurs auspices. Il ausculte les velléités de la Russie d’utiliser des armes stratégiques nucléaires. Et il n’exclut pas cette possibilité tant est patente la débandade des troupes russes sur le front ukrainien.

Puis, à la fin, vient une phrase inacceptable : « les docteurs Folamour sont des deux côtés » ! Que l’on sache, Joe Biden n’a pas menacé d’envoyer des ogives nucléaires sur Moscou et Saint-Petersbourg. Que l’on sache encore, des GI’s n’ont pas pénétré sur le territoire de la Russie.

Du temps de Stanley Kubrick on pouvait éventuellement parler de deux docteurs Folamour. Mais pas aujourd’hui. Son film est un grand film. Son remake est médiocre. L’anti-américanisme est porteur de bien des égarements…

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