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Gilets jaunes: et les Thénardier de banlieue se mirent à l'œuvre…
©REMY GABALDA / AFP

Des mots pour le dire

Gilets jaunes: et les Thénardier de banlieue se mirent à l'œuvre…

On parle beaucoup des Gilets jaunes. Et vraiment pas assez des capuches.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Une phrase charmante et délicieusement sibylline du préfet de police de Paris. Evoquant les pillages pendant les manifestations, il a dit qu'ils étaient le fait "d'une population très jeune venue de la région parisienne". Ce haut-fonctionnaire est trop bien élevé pour utiliser le mot "racaille".

 Cette "population très jeune" s'est manifestée partout avec une belle vigueur, due certainement à sa adolescence. Par habitude, par fidélité à ses coutumes, elle brûle des voitures. Et pour subvenir à ses besoins elle est dans une recherche avide du butin. Souvent elle est aidée par des activistes d'ultragauche. Ceux-ci défoncent des vitrines des magasins symboles d'un capitalisme détesté. Ensuite "la population très jeune" arrive pour se servir sur ces cadavres mis à sa disposition. On peut appeler ça des charognards: Victor Hugo en a tracé le portrait avec Thénardier.

 Toutes les images des pillages concordent, une "population très jeune" est à la manœuvre. Les médias les présentent comme des "casseurs". Ils ne veulent pas les appeler par leur nom. Il en a été ainsi avec ceux de Mantes-la-Jolie.

 Nous avons tous vu les images d'individus menottés et agenouillés devant un mur. Mais on n'a pas vu celles qui ont dû les précéder: une extrême violence, des battes de baseball. Ces individus sont présentés comme des lycéens. Mais non: ce sont des "jeunes".

 Edouard Philippe a annoncé sa volonté de "retisser" les liens de l'unité nationale. Ah oui ? Y compris avec cette "population très jeune" ? Y compris dans les territoires perdus de la République ?

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