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général Pierre de Villiers
©ERIC PIERMONT / AFP

Grand entretien

Général Pierre de Villiers : « Je suis officier, si je dis que je ne serai pas candidat, c’est que je ne me présenterai pas en 2022 ! »

Le général Pierre de Villiers - qui vient de publier son livre "L'équilibre est un courage" (Fayard) - revient sur les menaces qui pèsent sur la France et sur sa vision d'une refonte en profondeur de l'Etat français. Seconde partie de notre entretien avec l'ancien chef de l'état-major français.

Jean-Sébastien Ferjou

Jean-Sébastien Ferjou

Jean-Sébastien Ferjou est l'un des fondateurs d'Atlantico dont il est aussi le directeur de la publication. Il a notamment travaillé à LCI, pour TF1 et fait de la production télévisuelle.

Voir la bio »Pierre de Villiers

Pierre de Villiers

Après quarante années d’une carrière militaire qui l’a conduit à devenir chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers est président d’une société de conseil en stratégie. Il est également l'auteur de Servir et Qu'est-ce qu'un chef ?, publiés aux éditions Fayard. 

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Seconde partie de notre entretien avec le Général Pierre de Villiers. La première partie a été publiée le dimanche 13 décembre.

Jean-Sébastien Ferjou : Justement, on en revient à la question qui fâche, ou en tout cas qui vous agace : celle de la personne ayant vocation à assumer les responsabilités à la tête de l’Etat. Je voyais dans Acrimed, plutôt classé comme un média d’extrême gauche, un papier recensant l’ensemble de vos apparitions médiatiques de ces dernières semaines et en concluant que vous êtes un fantasme d’éditocrates parisiens aux pulsions réactionnaires inavouées. Laissons de côté le qualificatif de réactionnaire, croyez-vous qu’Acrimed ait raison : êtes-vous un pur fantasme de journalistes ou avez-vous ressenti lors de vos déplacements à travers la France une véritable attente dans le pays ?

Général Pierre de Villiers : Je crois que mes deux premiers livres ont été un grand succès car ils correspondaient aux préoccupations des Français, et pas uniquement à celles de telle ou telle catégorie. Mes lecteurs sont très différents dans leurs générations, leurs origines sociales, leurs opinions etc... Ce qu’ils trouvent dans mes livres, ce sont des sujets qui les intéressent, qui les inquiètent, exprimés avec des mots simples. C’est ce que j’entends pendant mes séances de dédicaces. 

Mais vous savez ce n’est pas le général de Villiers en particulier qui les intéresse. Bien sûr, c’est moi qui ai écrit ces livres, mais à travers moi c’est l’institution militaire qu’ils voient. C’est l’autorité, la colonne vertébrale, les valeurs que l’institution militaire a su garder qui les intéressent. La détermination, la fraternité, le respect, l’effort, la discipline, la possibilité de l’escalier social, ce sont tous ces sujets qui sont derrière le succès de mes livres.

Je n’ai pas écrit ce troisième livre dans le cadre d’une démarche devant me mener à une quelconque candidature présidentielle. Ce n’est ni mon objectif, ni ma vocation.

Alors, on me dit qu’en politique, souvent, lorsqu’on dit ça c’est pour masquer ses intentions réelles. Mais je ne suis pas un homme politique. Je suis un officier français : quand je dis quelque chose, je le fais.

JSF : Malheureusement et je vois bien que ça vous irrite de plus en plus, les observateurs de la vie politique sont rarement familiers de l’univers militaire et de la parole des officiers et ils ne vous croient qu’à moitié... Il y a ceux qui disent que vous êtes dans une posture marketing et que vous entretenez l’idée de ce possible avenir politique dans la seule intention de vendre des livres, c’était un peu l’esprit du portrait que vous a consacré Le Monde. Il y a ceux qui estiment qu’il y a tromperie sur la marchandise, car vous entretenez un espoir alors que vous n’avez aucune intention d’y aller, c’est un peu ce qu’Éric Zemmour a pu en dire par exemple. Et puis il y a ceux qui pensent que vous ne dites rien pour l’instant mais que vous pourriez vous lancer dans une campagne éclair si la situation sociale sécuritaire dans le pays venait à se tendre. Alors, j’ai deux questions : qui se trompe le plus sur vos intentions et sur le sens de votre démarche ? Et d’autre part, croyez-vous qu’il soit possible, non pas simplement de se faire élire en surfant sur l’aspiration supposée des Français à un homme providentiel mais de gouverner une fois élu lorsqu’on n’a ni mouvement ni parti, ni majorité ?

PDV : Mais tout ça n’est pas mon sujet ! Mon sujet c’est l’état de la France et la gravité des fractures qui menacent son avenir. Mon ambition c’est de dresser un état des lieux, de proposer des solutions et de susciter un débat stratégique qui n’a pas lieu aujourd’hui sur l’avenir du pays. Mon sujet c’est de réfléchir à la manière dont nous pourrons retrouver notre unité nationale et réconcilier les Français.

Quand un professeur se fait décapiter, quand les images de violences urbaines en marge de manifestations se multiplient, croyez-vous vraiment que la question de mon avenir personnel soit essentielle ?

Le plus important n’est pas celui qui porte un projet pour la France, mais le projet pour la France.

Napoléon disait que la guerre est un art simple et tout d’exécution. Pour le paraphraser, on est tenté de vous dire que l’objectif de réconciliation des Français est partagé par tous mais que la question n’est pas de le poser mais de l’atteindre. On sait bien qu’à la guerre, un bon général fait la différence avec un mauvais, en politique, un bon candidat et un bon président font aussi la différence avec un mauvais. Emmanuel Macron lui-même s’est fait élire sur un diagnostic pas si éloigné de celui que vous faites mais il a pu décevoir dans l’exécution…

Je pense qu’il faut revenir aux fondamentaux du fonctionnement démocratique : l’État est au service de la nation. Cette refondation de l’État - je préfère ce mot à celui de réforme qui a une connotation trop budgétaire - est devenue l’enjeu central. Qu’attend la Nation ? Encore une fois, là se trouve le cœur de ma réflexion. 

Votre nom et votre grade vous précèdent ou en tout cas vous accompagnent et vous intéressez tout particulièrement l’univers de la droite. Comment expliquez-vous le paradoxe qui fait que beaucoup des éditorialistes qui vous ont reçu ne tiquent pas lorsque vous employez l’expression de grand remplacement alors qu’ils y verraient un scandale si n’importe qui d’autre l’employait et qu’à l’inverse des gens plus à droite voire à l’extrême-droite vous trouvent un peu mou du genou et vous soupçonnent de dissimuler une grande modération voire une forme de renoncement derrière vos accents martiaux ? Les uns acceptent un discours de vérité qui les dérange d’ordinaire, les autres ne s’y reconnaissent pas alors qu’ils réclament qu’on le leur tienne par ailleurs…

C’est plutôt bon signe. Je vous l’ai dit, ma préoccupation première est celle de l’équilibre. 

J’accepte bien évidemment le débat sur le livre. Le questionnement est salvateur. Je crois que la vision que j’expose est susceptible de réunir une majorité de Français, mais il est clair qu’elle ne peut pas mettre d’accord tous les Français. Il y a forcément des mécontents ou des gens qui ne voient pas la réalité de la même manière que moi.

Au regard de l’état des lieux que vous dressez du pays, des renoncements et des abandons qui ont mené au pays fracturé que l’on connaît, peut-on être modéré dans la défense des valeurs nécessaires à son redressement ? À force de montrer patte blanche pour ne pas provoquer ceux qui pratiquent l’intimidation idéologique, on peut finir par agiter un drapeau blanc sans même s’en rendre compte et c’est ce qui a parfois plombé la droite française... Comment définiriez-vous la ligne de crête ?

L’équilibre n’est pas forcément la modération en tout. Il faut parfois une grande exigence pour l’atteindre. Restaurer l’ordre et la fermeté nécessaires dans un certain nombre d’endroits de France où ils ont disparu, nécessitera évidemment la plus grande détermination. L’équilibre, c’est de remplir le plateau de la balance qui est vide, quand l’autre penche dangereusement parce qu’il est trop plein. 

Je crois qu’il faut aussi savoir remettre au cœur du débat la dimension temporelle. Bien souvent les objectifs que l’on fixe en politique sont totalement irréalistes à force d’optimisme. Un certain nombre de défis auxquels nous sommes confrontés ne peuvent absolument pas être gérés en un seul quinquennat. C’est l’affaire de plusieurs générations. La maîtrise de notre immigration et l’intégration des populations que nous avons accueillies sont des enjeux qui prendront des années avant d’être résolus. Un certain nombre de gens qui vivent en France doivent acquérir la culture française, mais ça ne se fera pas d’un coup de baguette magique. On ne change pas la culture par décret. 

Revenons au Chef d’état-major des armées que vous avez été : Mike Pompeo exprimait lors de son passage à Paris ce qu’a été la préoccupation centrale de la politique étrangère de Donald Trump, la menace représentée par la Chine communiste. Partagez-vous ce constat et le cas échéant, pensez-vous que nous sommes assez lucides sur la bascule de puissance en train de se produire entre l’Occident et l’Asie ? 

La politique étrangère américaine va certainement bientôt changer… Quoique… Il me semble qu’un certain nombre d’invariants ne changeront pas avec l’arrivée de Monsieur Biden. L’isolationnisme américain et le désengagement militaire du gendarme du monde se poursuivront. Le désintérêt pour l’Europe probablement aussi. Le regard de Washington risque de rester fermement tourné vers la Chine.

Sur le fond, le Covid ne change rien ; il ne fait qu’accélérer une tendance déjà présente. La puissance quitte peu à peu l’Occident pour retourner vers l’Est.

On savait que la pandémie était un risque identifié. On a pourtant vu que nous n’étions prêts, ni d'un côté ni de l'autre de l'Atlantique. Un des autres grands risques identifiés est celui du cyberterrorisme et de la cybercriminalité. Pensez-vous que nous soyons suffisamment préparés à cette menace ou que nous risquons le cas échéant d’être aussi dépourvus que nous l’avons été face au virus ?

J'ai été au cabinet du Premier ministre au moment de H1N1, je connais bien le sujet. On était prêts et on avait tiré les enseignements. C'est dans la période entre 2010 et aujourd’hui qu'on a lâché prise par rapport à cette menace. Il faut en tirer les enseignements. Face à cette menace, nous devons accepter la durabilité des mesures nécessaires. 

Ça a été une de mes difficultés par rapport aux contraintes budgétaires de la défense depuis 20 ans. Le retour des Etats puissance aujourd'hui sous-entend une capacité d'engagement de haute-intensité pour nos armées. On a eu tendance à oublier ces Etats puissance : on était sur le terrorisme, et avant sur les dividendes de la paix dans les années 90. On ne peut pas dire qu'on ne voit pas venir la menace cyber. Je pense qu'on s'y prépare. 

En 2009, on a pris le train du combat cyber, à la fois passif et offensif. Je pense qu'aujourd'hui, au niveau de l'Etat français, on est plutôt bien positionnés sur la cyberdéfense. 

Mais là où il y a encore de gros progrès à faire de mon point de vue, c'est dans l'organisation de la défense civile et de la protection numérique de nos données. Nous dépendons largement des GAFAM, c’est un problème de souveraineté. Il y a une réflexion urgente à mener sur la protection de nos données, de nos renseignements, de nos entreprises, de notre souveraineté économique, industrielle et technologique par rapport à cette menace cyber. Ce n'est d'ailleurs pas qu'une menace, c'est une réalité au quotidien.

Sur le plan économique, quelle vision défendez-vous ?

J'ai écrit tout un chapitre dans mon livre sur la réconciliation de l'économique et du social. Nous opposons structurellement l'économique, qui est jugé comme une valeur de droite, au social plutôt défendu par la gauche. Il faut qu'on retrouve un modèle social compatible avec une économie forte. Il faut redonner de la liberté aux entreprises. Le poids des prélèvements obligatoires sur les entreprises est déraisonnable. On est sur ce point le champion dans l'OCDE. Le volume des taxes directes et indirectes rend nos entreprises en déséquilibre compétitif structurel avec la concurrence mondiale. 

C’est une des raisons majeures des délocalisations qu'on connait depuis les années 90. Jean-Pierre Chevènement l'explique bien dans son récent livre « Qui veut risquer sa vie la sauvera ? ». Considérant la taxation du travail en France, on a délocalisé à l'étranger et en particulier en Asie du Sud-Est.  Maintenant, on veut relocaliser. Pour cela, il faut donner aux entreprises les moyens d'être capables de le faire. Il faut assouplir nos réglementations par rapport au temps de travail, aux contraintes juridiques et législatives. Et il faut évidemment alléger le poids fiscal. 

Regardez le poids de nos dépenses sociales : sur 1000 euros de budget vous avez 575 euros de dépenses sociales et 60 euros défense-sécurité-justice. On est 10 points au-dessus de la moyenne de l'OCDE. Les dépenses sociales sont mal orientées, car elles ne produisent pas suffisamment d'effets. Nos entreprises sont incroyablement efficaces et inventives pour arriver à être compétitives avec plus de 50 % de charges obligatoires. 

C'est d'ailleurs une de mes inquiétudes :  comment va-t-on sortir de cette crise sanitaire ? Nos entreprises sont sous perfusion étatique, mais une fois que la perfusion va s'arrêter, que se passera-t-il ?

Ne pas opposer l'économie au social, c'est une vision qui est partagée à droite comme à gauche. En revanche, les moyens envisagés pour y parvenir divisent profondément les Français. Pour reprendre l'expression de Valéry Giscard d’Estaing, comment rassembler deux Français sur trois sur une même vision de l'économie alors que la question des inégalités ou celle du climat ? 

Nous devons réorganiser notre dialogue paritaire. En Allemagne, les syndicats sont partie prenante à la qualité et à la productivité de l'entreprise. En France, ils sont trop politisés. Le dialogue passe mal entre le patron, le salarié et le syndicat. Il faut que dans un certain nombre d’entreprises la performance humaine soit mieux prise en compte par rapport à la seule performance financière et économique. Il n’y a pas d'entreprise sans résultat économique mais la finalité de l'actionnariat ne doit pas être la seule valeur de l'entreprise. 

Il faut de l'actionnariat salarié, de l'intéressement, etc. Toute la pédagogie en matière de leadership et de management doit être améliorée. 

Le premier des échecs d'Emmanuel Macron est-il de s’être trop pris pour l’homme providentiel et de ne s'être jamais appuyé sur les corps intermédiaires ? A-t-il aggravé la situation en considérant qu'un lien direct entre lui et les Français pouvait suffire ?

La Constitution de 1958 voulue par le général de Gaulle est inspirée par sa culture et son parcours personnels. Dans l'armée, on est très épris du principe de la subsidiarité : chacun décide à son niveau de responsabilité. C’est un principe intangible. C’est ce qui explique que le caporal stratégique, avec ses trois hommes, a la capacité et la responsabilité exorbitante de pouvoir donner ou recevoir la mort. Voilà jusqu'où va la responsabilisation. 

La subsidiarité est ce qui crée l'initiative, l'imagination, la synergie, la cohésion et qui évite la thrombose au sommet.

L’extrême centralisation de l’Etat et des processus de décision a tué ce qui était la vision du Général de Gaulle. Ceux qui sont au sommet de l’Etat sont devenus incapables de faire confiance à l’initiative de ceux qui vivent les problèmes de leur administration au quotidien. L'Etat est obsédé par la dimension budgétaire, par les économies. Comme s’il était possible d’en faire de durables sans se poser la question du sens que les individus qui y sont confrontés y trouvent dans leur quotidien. 

Quand on doit faire des économies, on supprime des échelons, on rationalise et on regroupe. Avec les guichets téléphoniques sans personne au bout, vous faites disparaitre un élément fondamental pour un citoyen : la proximité de l'Etat. Les yeux dans les yeux avec une personne. On a construit la France des répondeurs téléphoniques, on a oublié la France des corps intermédiaires et de la proximité. 

La France est un drôle de pays qui a une culture, une histoire et une géographie. Elle ne fonctionne bien qu’avec les corps intermédiaires.  

Vous parliez du Général de Gaulle, on voit bien que la personnalité et la qualité du chef pèsent lourdement dans la politique du pays…

Ce qui me frappe aujourd’hui c’est que, souvent, il n’y a pas de responsables, pas de coupables lorsque l’on prend des décisions. J’ai quitté Matignon en 2010, il y avait des stocks de masques, on arrive au Covid, plus de stocks. Mais pas de responsables et pas de coupables. 

Cela aussi explique une partie de l’incompréhension des Français. Il faut absolument retrouver ce sens des responsabilités 

Pour le titre de votre livre, vous avez repris la citation d’Albert Camus : « l’équilibre est un courage », l’inverse est-il vrai ? Le courage peut-il être un équilibre ou a-t-il besoin de l’audace qui confine au grain de folie ?

Parfois, il faut avoir de l’audace effectivement. Je suis cavalier blindé. Il faut avoir la puissance et la force pour percer l’adversaire. La ruse et l’audace, la surprise sont des qualités que j’ai eues dans ma culture et ça n’est pas forcément équilibré. Cela dépend des situations tactiques. 

Ce qui est sûr, c’est que Camus avait raison quand il parle de la personne équilibrée. On a des gens, aujourd’hui, qui ne sont pas suffisamment équilibrés quand ils dirigent et il y a une vraie réflexion à mener dans la formation de nos dirigeants. Et l’équilibre que j’appelle de mes vœux nécessitera un courage. 

Toutes les mesures que l’on évoque depuis le début de notre entretien vont nécessiter beaucoup de courage. Ce que j’appelle de mes vœux c’est d’accepter un raisonnement qui est à 10 ou 20 ans. En 2015, je préparais le modèle 2030. Dans la plupart des grands sujets qui me tiennent à cœur, il faut penser prochaines générations et non prochaine élection. 

Il faut accepter d’inscrire son action dans celle de son prédécesseur et celle de son successeur. Cela impose de maîtriser son propre égo, son propre orgueil, au service du collectif. « La vraie richesse est chez les autres » est le dernier chapitre de mon livre et il est le plus important. Il faut être tourné vers les autres et non vers soi-même. 

Avez-vous l’espoir que l’on trouve quelqu’un qui corresponde au portrait-robot que vous décrivez ?

Je crois au génie français. Donc je suis fondamentalement optimiste sur l’avenir de la France à moyen terme. A court terme, nous verrons bien. Quand on me dit « vous préconisez le courage et vous n’y allez pas », je cite souvent la phrase de Mauriac : « écrire, c’est déjà agir ». 

Retrouvez la première partie de l'entretien du Général Pierre de Villiers 

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Le général Pierre de Villiers vient de publier "L'équilibre est un courage" (éditions Fayard). 

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