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Tuerie de Toulouse : les leçons d'un traitement médiatique prévisible
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Mediascopie

Tuerie de Toulouse : les leçons d'un traitement médiatique prévisible

La fusillade de Toulouse révèle certains raisonnements hâtifs répandus dans l'espace public français.

Albert C.  Querfiniec

Albert C. Querfiniec

Albert C. Querfiniec est journaliste. Il écrit pour Atlantico sous pseudonyme.

 

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Hélas, trois fois hélas pour les confrères-donneurs de leçons, si prompts à décrypter l’actualité et à distinguer autoritairement le bien du mal… l’éternelle piste néo-nazie vient, dans l’épouvantable série de meurtres qui a marqué la France ces derniers jours, une nouvelle fois, de se dérober.

Non, les drames de Toulouse et Montauban ne sont pas les copies conformes du massacre commis en Norvège l’été dernier.

Non, des militaires ou anciens militaires d’extrême-droite ne sont pas impliqués dans cette affaire.

Non, l’antisémitisme, en France, aujourd’hui, ne provient pas principalement de cette origine-là.

De nombreux Français en ont maintenant assez de cette façon d’en prendre à son aise avec la vérité, d’anticiper les résultats de l’enquête, de profiter de la moindre occasion pour rabâcher le prêt à penser de l’antiracisme, pour nous rebattre les oreilles de l’habituel discours culpabilisant sur les « dérives populistes » en Europe, sur la « lepénisation » de Nicolas Sarkozy, sur la xénophobie ambiante qui radicaliserait les Dupont-Lajoie de la France profonde.

Répétons le une fois de plus :

Les Français, heureusement, sont sans doute l’un des peuples les moins racistes du monde mais la politique de l’autruche ne constitue pas le meilleur moyen de régler les problèmes de la France.

Non, le droit du sol n’est pas forcément vertueux lorsqu’il aboutit à procurer la nationalité française à des gens qui n’adhèrent pas aux valeurs de la République et, pire encore, qui haïssent la France.

Oui , le discours médiatique dominant - très anti-israélien - fournit à bon compte de mauvais prétextes à des excités qui invoquent des mots trop savants pour eux (djihad, martyr…) et choisissent tout simplement de régler des comptes avec un Occident qu’ils perçoivent comme judéo-chrétien et qu’ils exècrent.

Oui, il faut se montrer solidaire de nos policiers et de nos militaires qui, en France, non seulement ne bénéficient pas du consensus et de la ferveur patriotique existant par exemple aux Etats-Unis mais qui, en outre, sont si souvent « stigmatisés » (pour reprendre un terme à la mode dans les incantations de la bien-pensance) par les manuels scolaires, les chroniqueurs radiophoniques et les « humoristes » subventionnés . 

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