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François Hollande est en visite à la Havane.
François Hollande est en visite à la Havane.
©Reuters

Joies tropicales

François Hollande VRP à l’assaut du marché cubain : mais imagine-t-il vraiment que la canne à sucre, les cigares et les prostituées suffiront pour payer nos produits ?

Grâce au président de la République, nous allons pouvoir découvrir l'industrie la plus florissante de Cuba. Non, il ne s'agit pas de la canne à sucre….

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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François Hollande, en visite à la Havane, a eu des phrases fortes et convenues sur le nécessaire respect des droits de l'homme. C'est bien le moins qu'il pouvait dire.  Mais se faisant, il a ignoré le plus élémentaire des droits de l'homme : le droit au corps des femmes! Et dans ce domaine Cuba n'a de leçons à recevoir de personne.

Florissante sous le régime castriste, l'industrie du sexe attire en effet là-bas de nombreux voyageurs étrangers qui n'y vont pas pour chanter les louanges du Lider Maximo! Sur ce marché le dollar a une cote que n'a jamais eue (et n'aura jamais) le rouble. Du temps de la dictature de Battista, Cuba était surnommée "le bordel de l'Amérique". Aujourd'hui, saluons ce progrès, l'île est en passe de devenir "le bordel du monde".

A Cuba il n'y a pas de putes. Il y a des "jineteras" (les cavaleuses). Par dizaines de milliers. Elles ont en général entre 13 et 30 ans. Avant c'est trop tôt, après c'est trop tard…

Leur statut est enviable et leur profession parmi les plus recherchées. Un jour interpellé sur la question, Fidel Castro avait répondu spontanément que les prostituées cubaines étaient "les plus saines et les plus cultivées du monde". Ca lui avait échappé et ce fût aussitôt gommé du compte-rendu officiel. Il est vrai que le castrisme ne pouvait donner que le meilleur et les putes "made in Cuba" se devaient d'être supérieures à toutes les autres.

François Hollande, qui n'est pas si ignorant que ça, sait deux ou trois choses sur Cuba. Il a fait allusions aux "jineteras", en déclarant que l'île ne devait pas devenir un "lieu de réjouissances". Mais c'est déjà fait! Lénine avait eu naguère une phrase célèbre pour définir le communisme soviétique : "les soviets plus l'électrification". Ca concernait un pays où il faisait quand même froid. A Cuba c'est chaud (à tous points de vue). C'est pourquoi le castrisme c'est "les cigares et les putes".

Il se dit que François Hollande est aussi à la Havane afin que la France soit bien placée dès l'ouverture du marché cubain (encore sous embargo américain). Pourquoi pas? Nous avons beaucoup à vendre. Mais les Cubains n'ont rien pour payer. La canne à sucre et les cigares ne peuvent, en effet, suffire à équilibrer leur balance commerciale. Restent les "jineteras." Mais elles ne s'exportent pas (au demeurant elles ne demandent pas mieux). Alors il faut aller sur place. Gageons que François Hollande exercera quelques amicales pressions sur Air France pour faire baisser les tarifs Paris-La Havane…

Et n'oubliez pas : le A-book de Benoît Rayski, Le gauchisme, cette maladie sénile du communisme, est toujours disponible à la vente sur Atlantico éditions : 

Le gauchisme, cette maladie sénile du communisme

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