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François Hollande déclare la guerre à l'argent-roi (mais pas aux restaurants de luxe)
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François Hollande déclare la guerre à l'argent-roi (mais pas aux restaurants de luxe)

François Hollande a déjeuné avec Bernard Henri-Lévy cette semaine dans un charmant restaurant parisien au menu duquel figure notamment des « truffes noires et salade de mâche, toasts "melba" »... à 140 euros.

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François Hollande et Bernard Henri-Lévy se sont retrouvés cette semaine pour un déjeuner en tête à tête au très bling-bling Restaurant Laurent. Selon Le Parisien, c'est Pierre Bergé qui aurait réuni les deux hommes afin de "réchauffer" leur relation. On se souvient que le philosophe était proche de Ségolène Royal lors de la dernière élection présidentielle.

L’occasion sans doute d’évoquer ce brave « peuple de gauche » à l’une des tables les plus chères de Paris, et qui sait peut-être « ré-enchanter le rêve français » autour de la célèbre entrée « Truffes noires et salade de mâche, toasts "melba" » du chef… pour la modique somme de 140 euros.

François Hollande l’assure : il « n’aime pas les riches ». Pas de quoi l’empêcher d’organiser ses mondanités dans l’un des restaurants les plus chics… et les plus chers de la capitale. Si la rencontre devait permettre au candidat socialiste de reconquérir le coeur d’un BHL emballé par la fougue guerrière de Nicolas Sarkozy, elle aura surtout mis en évidence un certain éloignement de François Hollande avec le quotidien des Français.

Car quelle cohérence peut-on trouver à un politicien qui prononce le dimanche un discours enflammé contre « l’empire de la finance » et une société pervertie par l’argent-roi… et qui déjeune le mardi dans un quatre étoiles parisien (aux prix ridiculement élevés) avec l’un des représentants les plus emblématiques de l’intelligentsia germanopratine ?

Mais que peut bien penser le peuple de gauche à la lecture du menu du restaurant Laurent ? Les « Truffes noires et salade de mâche, toasts "melba" » à 140 euros ne constituent en effet qu’une entrée. François Hollande et BHL ont ensuite pu déguster un petit carré d’agneau pour 92 euros avant de terminer sur une note sucrée avec un ananas rôti pour la bagatelle de 30 euros. On n'ose imaginer les prix figurant sur la carte des vins...

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