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François Fillon, en tête du premier tour de la primaire de la droite, engrange les ralliements
©Martin BUREAU Thomas SAMSON / AFP

Primaire 2016

Avec le soutien notamment de Nicolas Sarkozy et Bruno le Maire, François Fillon affrontera le dimanche prochain Alain Juppé, soutenu par Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé.

  • François Fillon est le grand vainqueur de ce premier tour, selon les résultats quasi définitifs publiés ce lundi à 13h : 

    François Fillon : 44,2%
    Alain Juppé : 28,6%
    Nicolas Sarkozy : 20,6%
    Nathalie Kosciusko-Morizet : 2,6%
    Bruno Le Maire : 2,4%
    Jean-Frédéric Poisson : 1,5%
    Jean-François Copé : 0,3%

  • Nicolas Sarkozy, éliminé, a laissé entendre qu'il prenait sa retraite politique et a annoncé son soutien à François Fillon 

  • Alain Juppé a hésité, pendant la soirée, à jeter l'éponge avant de promettre de "retourner au combat." Il reçoit le soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé. 

  • Bruno Le Maire a finalement choisi de soutenir François Fillon. Jean-Frédéric Poisson ne s'est pas encore prononcé. 

  • Un premier sondage pour le second tour OpinionWay, auprès d'un échantillon représentatif de 3095 personnes ayant voté au premier tour, donne la victoire à François Fillon avec 56% des voix contre 44% pour Alain Juppé.

  • Les sarkozystes comme Laurent Wauquiez, Eric Ciotti, François Baroin et Rachida Dati ont apporté leur soutien à François Fillon. Valérie Pécresse continue de soutenir Alain Juppé. 

  • François Fillon a été invité au JT de TF1, ce soir tandis que son rival Alain Juppé était présent sur le plateau de France 2 au même moment. 

A LIRE AUSSI - François Fillon serait-il un adversaire plus compliqué pour le FN ?

Précédemment

21h42 : François Fillon veut "créer une nouvelle page"

Invité du 20h de TF1, François Fillon s'est exprimé après sa première place au premier tour de la primaire à droite. "Il y a une forme de révolte du peuple français contre ce qu'ils appellent la classe dirigeante. Le fait qu'on leur assène des sondages jour après jour participe à ce sentiment de rejet des Français", a déclaré François Fillon. En revenant sur son score inattendu de 44 %, il a déclaré : "Je crois que c'est un score qui est construit depuis des années. Je pense que vous devriez vous en méfier. C'était très difficile de mesurer l'électorat de cette primaire". "Pour que ces Français aient choisi à un pourcentage aussi élevé de me soutenir, c'est qu'ils ont adhéré à ce projet. Donc, je ne crains pas le retournement".

"J'ai construit un projet depuis 3 ans. Ce projet est très réaliste. J'ai toujours eu la conviction que ce projet rencontrerait l'attente des électeurs de la droite et du centre . Ce n'est pas une surprise pour moi", assure-t-il. "Je reconnais que ce programme est un programme difficile mais pour redresser un pays on ne va pas choisir une méthode à l'eau tiède", a-t-il ajouté. "Les méthodes que je propose sont des méthodes utilisées par nos pays voisins notamment les socialistes allemands, par Monsieur Renzi en Italie ou Monsieur Blair en Grande-Bretagne. Aujourd'hui, il faut un changement profond, une transformation du pays. Ce que je constate c'est qu'il y a une majorité de Français qui le souhaite", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le coût d'une augmentation du temps de travail pour les fonctionnaires de 35 à 39h, François Fillon a expliqué  : "Je considère que les 35 heures sont une des raisons des graves difficultés que nous rencontrons aujourd'hui. Les 35 heures ont généré des coûts en matière de dépense publique. Alain Juppé souhaite revenir sur les 35 heures simplement pour les salariés du privé. Quel est ce genre de justice sociale ? Je veux que l'ensemble des fonctions publiques passent progressivement à 39 heures. Naturellement, il y aura une négociation. Il faut que les gains de productivité soient partagés", a-t-il assuré. Pour lui, il faut "revenir à un temps de travail qui était le nôtre avant".

Il a également assuré qu'il veut "créer une nouvelle page".

21h40 : Alain Juppé veut marquer la différence avec François Fillon

Invité du 20 heures de France 2, le maire de Bordeaux a d'abord rassuré ses électeurs : "Je vous rassure je vais bien. Je n'ai jamais hésité une seconde à continuer le combat. Je me relance à fond dans la lutte du deuxième tour".

"Impatient" de participer au prochain débat prévu jeudi prochain avec François Fillon, Alain Juppé pense qu'aujourd'hui nous assistons à "une reconstitution de l'équipe Fillon-Sarkozy qui nous a dirigé durant cinq ans". Il a également profité pour lancer une petite pique à celui qu'il juge ne pas âtre "un homme neuf. "Il a été député avant moi", a-t-il ajouté.

Le maire de Bordeaux est aussi revenu sur les mesures défendues par son rival. "D'un point de vue économique, son programme est d'une très grande brutalité sociale. Certaines de ses mesures sont inapplicables, notamment la suppression de 500.000 fonctionnaires. Une rupture ne doit pas contribué à casser la baraque", a-t-il déclaré. Mais il y aussi une autre différence entre les deux hommes. François Fillon "appartient à une famille plus traditionaliste.", a précisé Alain Juppé. "Pour ma part, je me sens plus proche du pape François que de la Manif pour tous. Je suis également très attaché à l’égalité entre les hommes et les femmes, leur envie de choisir leur famille, leurs enfants".  "Sur cette liberté là, les déclarations de François Fillon sont assez ambiguës", a jugé Alain Juppé.

Le maire de Bordeaux a assuré qu'il "sera le mieux à même de rassembler, et de faire barrage au FN et à la gauche, qui n'est pas morte". "J'ai des convictions, je les défends. La France a besoin de réformes profondes ", a-t-il souligné.

19h05 : Jean-Frédéric Poisson le seul à ne pas s'être prononcé

Le chef du parti chrétien démocrate est le seul candidat à ne pas avoir encore dit pour qui il allait voter au second tour de la primaire. Il semblerait qu'il veuille d'abord s'entretenir avec les deux finalistes.

18h40 : Manuel Valls lance une pique à Fillon 

Lors d'une conférence de presse organisée à Alfortville, dans le Val-de-Marne, Manuel Valls a salué un "bel exercice de démocratie, digne avec près de 4 millions d'électeurs", en parlant de la primaire de la droite et du centre organisée hier. Il a aussi profité pour lancer quelques piques à François Fillon en déclarant notamment que "la France n'a pas besoin des solutions ultralibérales et conservatrices".

18h25 : Jean-François Copé apporte son soutien à Alain Juppé

Le député-maire de Meaux soutiendra Alain Juppé. "Je soutiens Alain Juppé parce qu'il est le seul à envisager de recourir exclusivement aux ordonnances pour gouverner la France, et à vouloir recruter massivement des policiers et des magistrats", a-t-il déclaré. "J'ai aussi avec Alain Juppé une relation ancienne née sur le terreau des combats menés avec Jacques Chirac", a-t-il ajouté. "J'ai donc considéré qu'il était dans la logique même de mon engagement de faire ce choix".

17h39 : le MoDem laisse la porte ouverte à une candidature Bayrou

Le résultat de François Fillon complique les choix d'un autre François... En effet, le leader du MoDem avait dit qu'il soutenait Alain Juppé, grand favori et proche du centre, mais que si Nicolas Sarkozy l'emportait a la primaire des Républicains, il lancerait sa candidature. Mais quid de François Fillon ? Si l'homme, très sollicité pendant la journée, n'a toujours pas répondu franchement, sa proche alliée Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, refuse de fermer la porte : "Le seul engagement qu'a François Bayrou, c'est avec Alain Juppé. Pour le reste, François Bayrou sera libre. Libre, en particulier, de montrer qu'il y a un autre projet pour le pays et de le formaliser le moment venu."

17h35 : le silence de Xavier Bertrand… 

Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand reste particulièrement silencieux et laisse planer le doute quant à sa préférence. Il n'a toujours pas déclaré pour qui il a voté, ni qui il va soutenir. "Le moment venu, je dirai clairement pour qui j'ai voté sans me cacher", a-t-il seulement avoué. 

16h25 : François Baroin soutient François Fillon

François Baroin, soutien de Nicolas Sarkozy, a décidé comme l'ancien chef d'État de rallier François Fillon pour le second tour de la primaire de la droite. Il appelle donc à voter pour lui plutôt que pour Alain Juppé. 

16h10 : Déçus, les militants de Nicolas Sarkozy coupent leurs cartes d'adhérent 

La défaite de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite a touché en plein cœur ses soutiens sur Twitter. À tel point, que certains ont même décidé de quitter le parti sur-le-champ en coupant leurs cartes d'adhérent.  

15h : François Hollande, mauvais devin…</strong></p><p><span style="font-size: 12px;">Dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, le chef d&#39;Etat donnait son pronostic pour la primaire de la droite : &quot;Il n&#39;y en aura que deux, Juppé et Sarkozy. Fillon n&#39;a aucune chance.&quot;</span></p><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p dir="ltr" lang="fr">&quot;Il n&#39;y en aura que deux, Juppé et Sarkozy. Fillon n&#39;a aucune chance&quot;. François Hollande à G. Davet et F. Lhomme <a href="https://t.co/YTkq1vf1h1">pic.twitter.com/YTkq1vf1h1</a></p>&mdash; Ariane Chemin (@ArianeChemin) <a href="https://twitter.com/ArianeChemin/status/800448581232508928">20 novembre 2016</a></blockquote><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr">&nbsp;</blockquote><script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8">

14h45 : François Fillon au JT de TF1, Alain Juppé sur France 2

Le duel débute dès ce soir entre les deux candidats. François Fillon sera invité au JT de TF1, ce soir tandis que son rival Alain Juppé sera sur France 2 au même moment. 

14h40 : Copé parlera à 18h

Jean-François Copé, qui a réalisé 0,3% des scores, se prononcera ce soir à 18h sur un éventuel choix.

13h40 : premier meeting demain soir pour François Fillon

13h30 : le Front national, inquiet ?

"Fillon, c’est le scénario le plus difficile pour Marine. Il valait mieux Juppé, qui est plus caricatural" affirme au Monde, un proche de la présidente du Front national, qui redoute que le candidat de la droite ne puisse séduire une partie de des électeurs FN.

13h15 : la Manif pour tous se félicite de la victoire de François Fillon

"François Fillon est arrivé très largement en tête de ce 1er tour. Ce résultat s’explique notamment par son programme sur la famille, la filiation et l’éducation" affirme l'organisation dans un communiqué. "Les résultats impressionnants de ce premier scrutin viennent couronner le sérieux, la droiture et la cohérence de François Fillon" s'est félicité, de son côté, Sens Commun.

12h08 : Pour Pécresse, la score de Juppé est lié aux accusations de "compromissions avec l’islamisme"

"Je voudrais parler de quelque chose qui a beaucoup blessé Alain Juppé et je pense qu’il aura à cœur de rétablir son honneur cette semaine : toute la campagne nauséabonde de diffamation à son encontre sur ses relations avec l’islamisme" explique celle qui a rejoint Alain Juppé. "On lui a reproché des compromissions avec l’islamisme, ça a été un fil rouge de la campagne délétère qui a miné une partie de sa campagne. Je suis convaincue qu’au second tour la vérité sera rétablie."

11h45 : Gros boum des recherches "programme Fillon" sur Google

11h10 : Au tour d'Édouard Balladur de rejoindre François Fillon

L'ancien Premier ministre a tenu à "rendre hommage à Nicolas Sarkozy (…) Je pense à lui avec toute mon amitié". Pour le second tour, il choisira François Fillon car "la France a besoin de réformes ambitieuses et courageuses".

11h : François Baroin a planté LCI

Le soutien de Nicolas Sarkozy n'est pas de bonne humeur ce matin. Il a notamment planté LCI, comme l'explique la journaliste de la chaîne, en direct, lorsqu'elle accueille Édouard Philipe en remplacement. "Merci d’être là parce qu’on vous a sollicité cette nuit. Mon invité ce matin, ça devait être François Baroin, qui s’est désisté après la défaite de Nicolas Sarkozy. On comprend sa déception mais quand on est un homme politique on tient ses engagements."

10h45 : "cela ne modifie en rien ma motivation" affirme Emmanuel Macron

"Le score de Fillon est une demi-surprise, il y avait une vraie dynamique en sa faveur" souligne le candidat à la présidentielle auprès du Monde. "La Manif pour tous a clairement joué un rôle, cela va être intéressant. Cela montre aussi la grande volatilité de l'électorat et la crise du leadership chez Les Républicains mais aussi chez les autres (…) Les électeurs vont avoir le choix entre deux types de droite : le statu quo ou le retour en arrière. C'est cela le choix du XXIe siècle pour la droite. Mais cela ne modifie en rien ma motivation, je vais continuer de creuser mon sillon, je ne me détermine pas en fonction des autres."

10h20 : La mobilisation dépasse officiellement les 4 millions de votants

La Haute autorité annonce d'ores et déjà plus de 4 millions de votants sur 94% des bureaux de votes. Il reste 647 bureaux de vote à dépouiller.

10h02 : NKM : "Les Français n'ont pas envie de se laisser enfermer dans les scénarios pré-écrits"

Fière de sa quatrième place, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui soutient Alain Juppé, s'est exprimée au micro de BFMTV. Pour elle, les électeurs de la primaire voulaient surtout éviter une redite de 2012. "Il y a avait un enjeu important pour beaucoup d'électeurs : ne pas retrouver un duel Hollande-Sarkozy à la présidentielle"

9h56 : Éric Woerth votera lui aussi pour François Fillon

Ce matin sur BFM TV, Éric Woerth, anciennement soutien de Nicolas Sarkozy, a annoncé qu'il voterait pour François Fillon.

9h35 : Hier, certains plaisantins ont payé les frais de 2€...en pièces de 1 centimes

C'est le Dauphiné libéré qui révèle ce matin cette anecdote drôle (ou pas). Dans plusieurs bureaux de vote, des plaisantins ont payé leurs frais de 2€ en pièces de 1 centime... Un autre aurait tenté de payer par chèque. 

9h05 :  Fillon, un "candidat ultra" pour Cambadélis

"La droite a choisi un candidat bien conservateur, c'est le candidat ultra. Ultra libéral, ultraconservateur" a réagi Jean-Christophe Cambadélis sur France Info. Pour le patron du PS, il est temps pour Hollande de se décider à présenter sa candidature. "Je crois qu'il doit commencer à réfléchir à cette question, et qu'elle est posée au lendemain de la primaire de la droite."  

9h : François Hollande prépare les éléments de langage

Selon Europe 1, le président de la République a affûté, avec ses proches, les éléments de langages à lâcher contre François Fillon, jugé ainsi "le plus libéral." François Hollande deviendrait ainsi l'ultime rempart pour sauvegarder le modèle français.

Sur France Inter, Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a d'ailleurs évoqué "une droite de rupture d'un point de vue économique et social, et un raidissement culturel".

8h47 : Christian Estrosi ne veut pas s'engager derrière un candidat (pour le moment)

Ça coince pour Christian Estrosi. Alors que les sarkozystes se rallient peu à peu à François Fillon, l'ex-maire de Nice hésite toujours. "J'ai sans doute des valeurs communes avec Fillon, mais mon problème, c'est l'impôt" explique-t-il sur Radio Classique. "Les électeurs sont libres. Je n’ai pas l’intention de m’engager derrière un candidat pour le moment."

8h41 : les unes de Libération et du Figaro 

8h35 : au tour d'Eric Ciotti de se rallier à Fillon

8h31 : Une revanche ? Non, "un plébiscite" s'enthousiasme la porte-parole de François Fillon

"Il n'est pas du tout dans une logique de revanche, et je pense que, à plus de 44% ça n'est pas une revanche, c'est un plébiscite", a réagi sur France Valérie Boyer sur FranceInfo. "L'adhésion massive, le raz-de-marée François Fillon, sont dus à un programme solide, construit, mais surtout à une personnalité constante, courageuse, qui dit la vérité."

8h20 : une carte "bleue Fillon"

FranceInfo a réalisé une carte avec les candidats arrivés en tête. C'est une véritable razzia pour François Fillon (bleu) qui ne laisse que 9 départements à son rival Alain Juppé (orange) et 3 départements à Nicolas Sarkozy (jaune).

8h15 : Rachida Dati rallie à son tour François Fillon

Sur Europe 1, l'eurodéputée a annoncé son soutien à l'ancien Premier. Elle n'était pourtant pas tendre avec lui, de derniers mois, comme le remarque un journaliste de BuzzFeed. 

8h10 : Valérie Pécresse maintient son vote pour Alain Juppé 

8h05 : Laurent Wauquiez votera pour François Fillon

Le président des Républicains, soutien de Nicolas Sarkozy, se joint à l'ancien président et votera pour François Fillon au second tour. "Les Français veulent du changement [en 2017]. Et je crois que François Fillon aura le courage de mettre en place ce changement" a-t-il expliqué sur France 2, soulignant néanmoins que "le second tour n'est pas encore plié. Aucune élection n'est jamais pliée. Les électeurs l'ont montré hier."

7h53 : Un vote anti-Sarkozy

Selon un sondage Public Sénat/LCP réalisé par l’Institut Harris Interactive, 42% des personnes interrogées reconnaissent avoir voté au premier tour pour que Nicolas Sarkozy ne gagnent pas la primaire. Ils sont 23% à avoir, au contraire, voté pour faire gagner Sarkozy et 35% don le vote n'est pas en lien avec l'ancien président.

7h45 : Quelles différences entre leurs programme ?

Les deux hommes ont plusieurs différences majeures dans leur programme, comme le temps de travail hebdomadaire. Les principaux points sont à retrouver sur ce lien.

7h15 : Alain Jupé va "continuer le combat'

"J'ai décidé de continuer le combat, pour tous ceux qui croient en moi pour mes convictions, pour l’idée que je me fais de la France. Je crois que plus que jamais le peuple de France a besoin de se rassembler" a expliqué dans la soirée, le maire de Bordeaux. "Je veux rassembler les Français autour de réformes crédibles. Je veux faire des réformes équitables dont tous les Français tireront bénéfice. Je veux des réformes modernes qui préparent l'avenir plutôt que cultiver la nostalgie du passé. C'est un combat projet contreprojet qui s'engage."

7h : François Fillon : "Ce premier tour a été digne et responsable"

Le grand gagnant de la soirée, François Fillon, s'est exprimé vers 22h40 depuis son QG. "Ce premier tour des primaires a été un remarquable succès populaire, c’est une vague qui démontre l'incroyable intérêt des citoyens pour l’avenir de leur pays", a-t-il lancé. François Fillon a assuré que sa "campagne va encore s'accélérer, s'amplifier", car "il faut rompre avec ce quinquennat d'échecs."

"Mon projet déclenchera une nouvelle espérance. J’entraîne avec moi les électeurs de la droite et du centre qui veulent la victoire de leur valeur", a-t-il dit. "Ce premier tour a été digne et responsable, mes concurrents qui ne sont pas au second tour ont servi leurs idées et rendu service à la démocratie. La défaite ne doit humilier personne car nous aurons besoin de tout le monde. J'ai une pensée particulière pour Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la France."

6h55 : clap de fin pour Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy s'est exprimé peu après 22h depuis son QG. Il a commencé par se féliciter du succès de la primaire. "J'ai voulu les primaires, elle sont un succès populaire incontestable. La page des guerres fratricides est je l'espère tournée définitivement".

Il a ensuite admit sa défaite : "Je respecte et je comprends la volonté des électeurs de choisir pour l'avenir d'autres candidats que moi. Je veux féliciter Alain Juppé et François Fillon qui sont qualifiés. Ce sont deux personnalités de grande qualité qui font honneur à la droite française."

Il a ensuite annoncé son choix pour le second tour : "L’idée que je me fais de mon devoir est de dire avec franchise que, quels que soient mes désaccords, François Fillon semble avoir le mieux compris les défis qui se présentent à la France. Je voterai pour lui. Mes électeurs sont libres, je leur demanderai simplement de ne jamais emprunter la voie des extrêmes".

Il a achevé son discours par ce qui ressemblait à un testament politique. Il a dit son attachement à sa famille politique, puis a souhaité "bonne chance à la France". "Il est donc temps pour moi d'aborder une vie avec plus de passions privées et moins de passions publiques. Bonne chance à la France.  Tout ce qui touchera la France me touchera personnellement, je n'ai aucune amertume, je souhaite le meilleur pour mon pays."

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