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Finale de la CAN : 48% des Français pensent qu'il est normal pour des personnes d'origine algérienne de manifester leur joie et leur attachement à leur pays lors des victoires de l'Algérie en football

Atlantico publie en exclusivité un sondage réalisé par l'Ifop sur la question des célébrations en France liées aux résultats de l'Algérie.

Atlantico : Les manifestations sur la voie publique après les différentes victoires de l'Algérie lors de la CAN 2019 ont donné lieu à de nombreuses polémiques. Au regard de ce sondage, les Français vous semblent-ils "d'accord" avec l'ampleur de la polémique ?

Jérôme Fourquet : Cette polémique, est-ce en somme une tempête dans un verre d'eau ? Pour vous répondre, il faut d'abord distinguer, dans la polémique actuelle, ce qui a trait en premier lieu à la manifestation d'une forme de sentiment d'appartenance et de proximité à l'Algérie de la part de personnes qui résident en France dont beaucoup sont de nationalité française. Y a-t-il une double allégeance ou pas ? C'est une première question. D'autre part, les réactions entendues suite à ces événements sont aussi des réactions contre les exactions commises en marge de ces manifestations de joie. Ce sont les débordements qui ont donné un écho important à ces événements (pillage, confrontations avec les forces de l'ordre).

Notre sondage ne porte que sur le premier volet : interroger les Français sur leur sentiment vis-à-vis de ces manifestations d'un patriotisme ou d'une proximité à l'égard de l'Algérie. Nous n'avons pas interrogé les Français sur les violences parce qu'on a considéré que l'écrasante majorité des Français ne pouvait que les condamner. 

D'une part, l'intense polémique est légitime et justifiée parce que force est de constater qu'à deux occasions dans plusieurs villes françaises, des exactions ont eu lieu et ont suscité de manière légitime une désapprobation des exactions. D'autre part, on peut comprendre intellectuellement le fait que cela fasse débat puisque les résultats de notre sondage qui porte, non pas sur les violences mais sur l'autre dimension du phénomène, montrent que la société française est clivée. Les violences rendent compréhensibles qu'on en ait beaucoup parlé : le sujet ne laisse pas indifférent et divise le pays. A partir du moment où il y a division, il y a débat en France.

Les résultats de ce sondage sont à consulter ci-dessous. Ne ratez pas demain la suite de notre conversation avec Jérôme Fourquet et Edouard Husson sur les enseignements qu'on peut tirer de cette étude. 

 

 

                 

    

 

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