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Robert Ménard a avoué un fichage d'élèves dans sa mairie.
Robert Ménard a avoué un fichage d'élèves dans sa mairie.
©Reuters

Dialogue de sourds

Fichage de Béziers : pourquoi la France se noie dans les polémiques stériles par incapacité à comprendre le défi de l’islam politique

Alors que notre conception de la laïcité et de la liberté de conscience française repose sur l'idée centrale que la religion relève de la sphère privée, l'islam a, lui, vocation à s'exprimer et se vivre publiquement, d'où la confusion couramment opérée entre confession musulmane et origine ethnique.

Haoues Seniguer

Haoues Seniguer

Haoues Seniguer est maître de conférences en science politique à l'Institut d'Études Politiques de Lyon (IEP)

Il est aussi chercheur au Triangle, UMR 5206, Action, Discours, Pensée politique et économique à Lyon et chercheur associé à l'Observatoire des Radicalismes et des Conflits Religieux en Afrique (ORCRA), Centre d'Études des Religions (CER), UFR des Civilisations,Religions, Arts et Communication (CRAC), Université Gaston-Berger, Saint-Louis du Sénégal.

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Philippe d'Iribarne

Philippe d'Iribarne

Diplômé de l'école X-Mines, Philippe d'Iribarne est directeur de recherche au Cnrs, spécialisé dans la diversité des cultures politiques. Auteur de quatorze ouvrages, dont L'islam devant la démocratie (Gallimard, 2013), il a notamment travaillé pour le Secrétariat général de la présidence de la République.

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Rémi Brague

Rémi Brague

Membre de l'Institut, professeur de philosophie à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilians-Universitat de Munich, Rémi Brague est l'auteur de nombreux essais dont Europe, la voie romaine (1992), la Sagesse du monde (1999), La Loi de Dieu (2005), Au moyen du Moyen Age (2008), le Propre de l'homme (2015) et Sur la religion (2018).

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  • Les réactions engendrées par la présence de l'islam dans la sphère publique sont de plus en plus violentes.
  • La dimension politique inhérente à l'islam, se heurte en réalité au principe de la laïcité à la française, qui voudrait que toute question liée à la religion ne dépasse pas le cadre de la sphère privée.
  • L'impossibilité de la société française à concevoir cette politisation de l'islam empêche l'éclosion d'un débat sain qui permettrait à l'islam de se repenser au sein des valeurs laïques de la communauté nationale.
  • Seule une réforme de l'islam au niveau européen, rompu de son caractère politique, en accord avec les fondements de la civilisation occidentale aboutirait à une intégration de l'islam sous la voute laïque.

Atlantico : Est-il possible de distinguer au sein de l'islam "pouvoir politique" et "pouvoir spirituel" ? Quelles sont les bases théologiques de l'islam politique ?

Philippe d'Irbane: S’adressant au Prophète et parlant des membres de la communauté, Dieu lui enjoint "consulte-les sur toute chose" (Coran III, 159). La Déclaration islamique universelle des droits de l’homme, faisant écho au Coran, évoque l’obligation dans laquelle se trouvent les musulmans d’établir un ordre islamique valorisant la consultation (shura).  Le Coran est ainsi favorable à la démocratie dans sa dimension de pouvoir du peuple en corps. Par contre, en valorisant l’unanimité, il est défavorable au débat démocratique et aux droits de l’individu à choisir sa voie. La clarté des enseignements reçus, devant lequel la seule réaction sensée est d’accepter l’évidence, rend toute division illégitime.

Haoues Seniguer : Référons-en, et ce, de manière cursive, au texte qui est la référence sacrée ultime pour l’écrasante majorité des chiites et des sunnites, c’est-à-dire le Coran. Prenons simplement appui sur cinq termes à titre d’exemples, afin de dire si oui ou non le texte coranique offre, en soi, une dimension politique : "gouvernement" (hukûma), "politique" (siyâsa), "califat" (khalîfa), charia (sharî’a) et État (dawla). "Gouvernement", sous la forme d’un substantif ou d’un nom, n’apparaît aucune fois sur les 6236 versets et les 114 chapitres qui composent le Coran, alors même que ce terme en question était bel et bien connu des Arabes de La Mecque, puisque l’on parle, avant la naissance de l’islam en 610, de "gouvernement des notables", référant au conseil mecquois de l’époque.

Siyâsa n’apparaît aucune fois dans le corpus coranique ; l’étymologie du terme arabe siyâsa renvoie à l’idée de "dompter", de "dresser" un cheval, etc. Si le terme khalîfa se trouve dans le Coran, il renvoie néanmoins beaucoup plus à l’idée que l’Homme, indépendamment du genre ou du sexe, est le vicaire de Dieu sur terre ; quant au terme si décrié et sur-idéologisé de sharî’a, il n’apparaît sous la forme nominale qu’une seule fois, à la sourate 45, verset 18. Son étymologie, en langue arabe, renvoie à l’idée d’une voie ou d’un chemin menant à une source ; par exemple conduire un troupeau à une source d’eau. Le philosophe andalou Ibn Rushd (Averroès de son nom latinisé) de l’époque médiévale (1126-1198) entendait par sharî ‘a "religion" ou "la religion" de l’islam. Enfin, pour ce qui est du vocable dawla, il n’apparaît jamais sous cette forme dans le corpus coranique ; d’ailleurs, l’idée d’État est moderne ; parler d’État à cette époque, en Arabie ou partout ailleurs, relève de l’anachronisme ou du parachronisme.

En revanche, il y a des acteurs musulmans, les islamistes par exemple, qui justifient à l’époque contemporaine notamment la politisation de l’islam comme une obligation/injonction émanant non seulement du Coran que des pratiques sociales du prophète de l’islam, Muhammad (570-632). Ils sont les partisans des trois "D" : Dîn (religion), Dawla (État), Dounia (Monde). Pour ces derniers, en dépit de l’Histoire et des travaux islamologiques les plus sérieux (je pense en particulier à l’excellent ouvrage du professeur Mohamed-Chérif Ferjani, auteur du Le politique et le religieux dans le champ islamique, Paris, Fayard, 2005), il ne fait pas de doute que l’islam est par essence politique. On peut parler d’une trahison ou d’une idéologisation abusive du Coran. Ainsi, tous ceux qui refusent cette donnée sont assimilés à des hérétiques ! Leurs revendications sont les suivantes, dès lors que la possibilité leur en est/serait offerte : ramener les musulmans à une pratique stricte de la norme islamique, en privé et en public, édifier un État islamique, en appliquant la charia, et refonder le califat aboli en 1924.

Comment cette dimension politique de l'islam se traduit-elle concrètement ?

Rémi Brague : En principe, l’islam considère les nationalités et les origines sociales comme secondaires par rapport à l’appartenance à la "nation" (umma) islamique. Dans l’histoire, telle que les musulmans se la racontent, on attribue toute sorte de maux à l’attachement exclusif à une nation particulière. Quant à savoir comment "les" musulmans de France ressentent leur appartenance à la France, comment ils la situent par rapport à d’autres appartenances, cela varie selon les individus.  

C’est aussi nous qui rabattons certaines personnes sur leur identité musulmane, alors que nous pourrions les considérer, comme ils se considèrent eux-mêmes, comme pouvant être certes musulmans en matière de religion, mais aussi comme originaires de tel pays du Maghreb, du Levant ou d’Afrique noire, comme parlant tel langage ("les Arabes", quelle insulte pour les Berbères !), comme exerçant tel métier, etc.

Philippe d'Iribane : Les écarts sont considérables entre les pays. Ainsi la tenue islamique, de rigueur en Arabie saoudite ou en Iran, était presque inconnue au Mali avant que les islamistes ne prennent le contrôle d’une partie du pays. L’apostasie – quitter officiellement l’islam - est punie de mort en Afghanistan, mais acceptée de fait en Indonésie, avec de multiples situations intermédiaires. La constitution tunisienne de janvier 2014 a innové en affirmant que L’Etat s’engage à "interdire les campagnes d’accusation d’apostasie". De manière générale, le code de la famille est largement marqué par l’islam, mais avec parfois des interprétations créatives en faveur des femmes, comme en Tunisie depuis Bourguiba. Une partie essentielle des effets de l’islam dans les pays musulmans ne passe pas par l’action des gouvernants mais par la pression du corps social et cette pression est très diversement intense selon la forme d’islam qui a prévalu.

Haoues Seniguer : Généralement, dans les pays majoritairement musulmans, arabes en particulier, l’islam est religion d’État et la charia, quelquefois, source principale ou unique de la législation. Cela se traduit par des codes de la famille fortement influencés par la normativité islamique, mais aussi par des formes diverses de contrôle social, comme le fait de contrôler les agissements des femmes dans l’espace public, de réprimer, par la violence légale ou non du reste, la rupture du jeûne en public, la consommation d’alcool en pleine rue, l’interdiction de déclarer publiquement son athéisme ou de changer de religion.

Cette nature politique de l'islam est-elle compatible avec la conception française de la laïcité et de la liberté de conscience qui reposent sur l'idée que la religion relève de la sphère privée ? En quoi l'islam fait-il exploser nos catégories de pensée traditionnelles ?

Rémi Brague : Notre notion de "religion" est calquée sur le christianisme. Nous distinguons ainsi des activités que nous considérons comme religieuses, par exemple la prière, le jeûne, le pèlerinage, et d’autres qui, pour nous, ne relèvent pas du religieux, comme certaines règles de vie : interdictions alimentaires, vestimentaires, rapports entre sexes, etc. Or, pour l’islam, ce sont là des parties intégrantes de la religion. Ce qu’ils appellent "religion", c’est avant tout un code de comportement, une démarche à suivre (c’est le sens du mot sharia). Il en est ainsi parce que le Dieu de l’islam n’entre pas dans l’histoire, soit par alliance (judaïsme), soit en poussant l’alliance jusqu’à l’incarnation (christianisme), mais y fait entrer la manifestation de Sa volonté, sous la forme de commandements et d’interdictions. Le message divin est soit une répétition des messages précédents (un seul Dieu, qui récompense et punit), soit une législation la plus précise possible. Le judaïsme connaît lui aussi un code de conduite très précis, mais ce code ne vaut que pour les Juifs. L’islam, lui, dit que tout homme doit s’y conformer.

Nous avons du mal à le comprendre, mais l’islam est avant tout un système de règles qui doivent avoir force de loi dans une communauté. Ces règles peuvent être appuyées par l’Etat si celui-ci est musulman, auquel cas on aura une police spéciale pour assurer, par exemple, le respect du jeûne du ramadan ou la vêture des femmes. Mais si la pression sociale (parents, grands frères, etc.) ou la force de la coutume y suffisent, tant mieux. L’islam distingue une invocation de Dieu qui peut se faire en privé, et une prière publique, avec des formules et des gestes déterminés. C’est elle qui constitue l’un des cinq "piliers" de l’islam.

La laïcité, notre vache sacrée, n’est pas elle-même une idée très claire. C’est une cote mal taillée, produit d’un compromis entre deux instances localisées et historiquement datées : l’Etat français du XIXe siècle et l’Eglise catholique. L’appliquer telle quelle à l’islam, à la mesure duquel elle n’a pas été taillée, entraîne des mécomptes. Le christianisme a l’habitude de séparer la religion et les règles juridiques ; pour l’islam, le seul législateur légitime est Dieu. 

Philippe d'Iribane: La conception française du droit à la critique, y compris des religions, est très mal reçue. La critique n’est pas perçue comme incitant à progresser, mais comme une pure manifestation d’hostilité. Elle est considérée comme "islamophobe".

Il existe un islam salafiste qui, au nom d’une fidélité aux pieux ancêtres, veut construire dans les pays occidentaux une sorte de contre-société hallal, fondée sur un respect religieux des prescriptions de l’islam en matière d’habillement, d’alimentation, de mariage. Cet islam cherche sans cesse à grignoter l’Etat laïc.

Le malaise lié à cet islam s’exprime bien dans les sondages en réponse à la question "En pensant à la manière dont chacune des religions suivantes est pratiquée en France, dites-moi si elle est compatible ou pas avec les valeurs de la société française". Alors que le taux de réponses positives, en janvier 2015 est de 93% pour "la religion catholique", il n’est que de 47% pour "la religion musulmane". La tenue islamique suscite un rejet particulièrement net et joue sans doute un rôle important dans ces réactions.

L'attitude ferme du gouvernement dans l’affaire de la lycéenne exclue pour le port d’une jupe longue, montrent bien un début de conscience du fait que l’on n’a pas seulement affaire à des choix d’individus mais à l’existence d’une pression collective d’inspiration islamiste visant à faire que tous ceux qui sont considérés comme musulmans soient amenés à se comporter en "bons musulmans". Le port de la jupe par la lycéenne en question a bien été lu dans cette optique.

Mais il existe aussi un islam mystique, associé au courant soufi, que valorisent nombre de musulmans modernistes, partisans d’une acceptation du cadre politique fourni par l’Etat laïc. Et l’on trouve également un islam relativement tiède, attaché à quelques prescriptions fondamentales, et d’abord le respect du ramadan, qui pour l’essentiel n’a pas de mal non plus à faire bon ménage avec l’Etat laïc. Une grande question est de savoir quelle va être, dans l’avenir, le poids respectif de ces divers courants.

Nier cette dimension politique de l'islam ne finit-il pas par se retourner contre les musulmans, notamment ceux qui à titre individuel ne s'inscrivent pas dans cette dimension-là ?

Philippe d'Iribane: Effectivement, les musulmans, sans doute très majoritaires, qui ne désirent pas construire une contre-société islamique, souffrent de l’image que les salafistes donnent des musulmans en général.

Beaucoup de musulmans français jouent pleinement le jeu d’une pleine appartenance à la société française, d’une manière telle que leur loyauté à cette société est au-dessus de tout soupçon. Simultanément, une source majeure d’embarras est que ceux pour qui être loyal à la France serait une sorte de trahison à l’égard de l’islam paraissent constituer – on ne les a jamais dénombrés – une minorité significative. Que la société française peut-elle tolérer dans l’expression publique de ce sentiment? Il n’y a pas de doute pour ceux qui s’engagent dans le terrorisme ou qui les soutiennent, en actes ou en paroles. Mais qu’en est-il pour les plus tièdes, soit que, dans les lycées ou les universités, ils troublent les cours qui leur paraissent transgresser les enseignements de l’islam ou qu’ils marquent simplement leur rejet des mœurs d’une société impie, entre revendication de repas hallal et stricte tenue islamique. La société française est très clivée dans ce domaine. On l’a bien vu, par exemple dans la diversité des réactions qu’ont suscitées la "loi sur le voile" ou même la "loi sur la burqa". Quoi que fassent les pouvoirs publics ils auront affaire à ce clivage. Un point spécifique concerne les autorités musulmanes. Elles sont, dans une certaine mesure (mais il n’y a pas d’autorité proprement théologique dans l’islam sunnite) responsables de la vision que leurs ouailles ont de l’islam. Et il y a là aussi une grande hétérogénéité, depuis l’imam de Drancy jusqu’aux salafistes durs. Il paraît légitime de demander des comptes en la matière à ceux qui prêchent un islam incompatible avec les valeurs de la République.

Un islam européen, qui aurait rompu avec le projet politique du modèle arabo-musulman est-il possible ?

Philippe d'Iribane: C’est une question essentielle. Les musulmans modernistes, actuellement très minoritaires, vont-ils arriver à créer un islam d’Europe qui soit indépendant de l’islam qui domine dans les pays arabes, dont on peut douter qu’il évolue sensiblement dans l’immédiat, sauf peut-être dans quelques pays comme la Tunisie ? On voit des personnalités musulmanes, comme l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, pencher en ce sens. Seront-ils écoutés ?

Ghaleb Bencheikh : Avant de réformer l’islam, il faut surtout que les musulmans d’Europe puissent avoir assez de culture, de connaissances, d’éclairage pour pouvoir vivre leur confession de manière digne au sein d’espaces politiques aux structures démocratiques, républicaines, sans vouloir produire du droit en référence avec leur propre vision coranique. La législation positive de ces pays est la seule qui doit servir à encadrer les comportements.

Une réforme est nécessaire, et l’islam devra et pourra se réformer pour se détacher de sa dimension politique. Toute religion est au départ attachée au pouvoir temporel, et la religion catholique ne fait pas exception : la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 ne s’est pas faite sans douleur. Mais aucune religion n’est en mesure de refuser la laïcité lorsque que celle-ci est voulue et mise en place.  Le drame aujourd’hui est dans la compréhension de la laïcité et la pratique des cultes. La laïcité par nature est neutre, elle n’a pas à être compatible ou incompatible avec les religions, mais c’est bien aux religions de s’adapter à ses principes. Pour les citoyens musulmans, et je parle bien des citoyens pas des résidents qui eux doivent se plier aux règles du pays qui les héberge sans autre forme de questionnement, il incombe donc à ces citoyens d’avoir suffisamment de savoirs, de compréhension, de recul pour vivre leur citoyenneté et leur religion pleinement.

Le problème d’une réforme de l’islam vient de la nature même de l’islam, qui n’est pas unifié autour d’une structure unique, comme l’église catholique. Cette absence de structure centralisée est à la fois une source de liberté et de joie, mais c’est également une source de problèmes, car dès lors, tout le monde peut dire n’importe quoi : nous avons des responsables religieux qui ne sont pas à la hauteur, une désorganisation qui ralentit la progression de l’islam, son adaptation au monde moderne.<--pagebreak-->

Il faut que de nouveaux responsables religieux, français, européens redéfinissent le contour de l’islam européen sous la voûte de la laïcité, dans le respect des législations positives. L’islam n’est pas une question de vêtement, ou de barbe, une religion ne se définit pas et ne se limite pas à un habit qui traduit une origine ethnique et non pas la croyance. C’est aux dignitaires religieux d’expliquer aux citoyens musulmans qu’on ne peut s’agripper à une vision étriquée du Coran, et qu’il faut au contraire se donner les moyens de vivre sa foi dans le respect de la laïcité.

Cependant, il ne faut pas croire non plus que la pratique religieuse se confine à la sphère privée : lorsque l’Archevêque de Paris, André XXIII monte les marche de Montmartre pour la procession de Pâques, cela n’a pas à être interdit. Il y a des occasions de pratique de la foi dans l’espace public, mais en revanche la prière ne peut pas se faire dans la rue le vendredi. L'islam doit pouvoir se réformer afin d'être également mieux accepter et mieux compris dans l'environnement européen.

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