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Europe : et ils faisaient des sommets, 
des sommets, des sommets... 
Pendant ce temps là, 
les économies coulent
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Implosion

Europe : et ils faisaient des sommets, des sommets, des sommets... Pendant ce temps là, les économies coulent

Les 28 et 29 juin, se tiendra à Bruxelles un énième sommet européen... Pendant ce temps-là, les pays en difficulté se rallient à l’idée qu’ils ne s’en sortiront pas et que le consensus social va éclater. L’échiquier politique se pulvérise, les extrêmes montent. La crise fait éclater les unités et rend les pays ingouvernables.

Bruno Bertez

Bruno Bertez

Bruno Bertez est un des anciens propriétaires de l'Agefi France (l'Agence économique et financière), repris en 1987 par le groupe Expansion sous la houlette de Jean-Louis Servan-Schreiber.

Il est un participant actif du Blog a Lupus, pour lequel il rédige de nombreux articles en économie et finance.

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Jeudi et vendredi, à Bruxelles, se tiendra un nouveau sommet européen. Si notre mémoire est bonne, c’est le 19ème ou 20ème sommet depuis le début de la crise. Nous ne comptons pas les mini-sommets et, bien entendu, nous ne faisons pas état des sommets secrets tenus dans les coulisses.

La situation européenne, à l’instant où nous écrivons, est grave :

  • Plusieurs pays sont soumis à un run bancaire
  • Les Systèmes bancaires de toute l’Europe sont fragiles, en excès de leverage et mismatch de durée et de risque
  • Les budgets de pays majeurs sont hors de contrôle
  • Le service de la dette se révèle insupportable même pour les pays qui font encore partie du core
  • Les économies réelles se contractent
 

Le week-end dernier, un énième sommet ou mini-sommet s’est tenu à Rome. Le résultat a été l’annonce piteuse d’un stimulus de 1% afin de doper la croissance. Reflet à la fois des divisions et du caractère fallacieux du stimulus, rien n’a été dit sur l’origine des fonds. On pressent qu’à l’occasion de ce mini-sommet, les responsables ont collé des moustaches et des bretelles à des fonds préexistants. C’est devenu une pratique courante de dissimuler le vide des solutions par des manipulations de l’information.

La réalité est que, depuis le début de la crise, le processus de destruction a suivi son cours. Rien n’a fait. Rien n’a été efficace. L’argent, les ressources réelles, les bonnes volontés, tout a été gaspillé en pure perte.

Ne vous attendez pas à ce que ceci soit reconnu. Depuis avril 2011, vous êtes prévenus. Nous vous rappelons qu’en avril 2011, Juncker a déclaré: « when it becames serious, you have to lie ». En clair, quand les choses commencent à être sérieuses, il faut mentir. Donc, vous êtes prévenus, tout vous tombera sur la tête, sans que vous y ayez été préparés.

Nous ne pouvons résister à la méchanceté et il nous faut décocher une pique à Draghi/Goldman Sachs, lequel a encore osé déclarer dernièrement que la cause des problèmes européens serait « l’incertitude ». Chez ces gens-là, comme dirait Jacques Brel, le Réel n’existe pas ; circulez, il n’y a rien à voir ; la seule chose importante, c’est l’incertitude !

Dans la liste que nous avons dressée ci-dessus, liste qui reprend pour l’essentiel les maux qui accablent l’Europe, nous avons oublié ce que nous considérons maintenant comme l’élément le plus important. En fait, nous ne l’avons pas oublié, nous l’avons mis de côté afin de le traiter séparément, d’y insister et, ainsi, nous l’espérons, être plus convaincants.

Le plus important, pour nous, c’est la libération des forces d’éclatement en Europe. Libération des forces de divisions internes et externes. C’est devenu une évidence grand public, les élections qui se déroulent en Europe sortent les sortants. Les commentateurs superficiels s’arrêtent là: malheur à ceux qui sont aux affaires et doivent gérer la crise.

Les élections sont considérées comme de plus en plus importantes comme si, d’elles, dépendait l’issue de la crise. On l’a vu ces derniers jours à l’occasion de l’élection grecque. Les chefs d’Etat eux-mêmes modifient leurs emplois du temps pour suivre ces élections. Selon les résultats, les responsables européens sont contents ou mécontents, les marchés également.

Tout se passe comme s’il pouvait y avoir des gouvernements favorables aux solutions de la crise et des gouvernements hostiles.

Nous pensons que, comme à l’accoutumée, on passe à côté de l’essentiel. On passe à côté de l’essentiel,  l’exemple italien le prouve. Monti, non élu, imposé, est favorable aux solutions prônées pour résoudre la crise et pourtant ses soutiens s’effondrent. Ils s’effondrent à un point tel que Monti, nommé pour une politique, s’oriente vers la politique diamétralement opposée. C’était déjà la même chose avec Rajoy. Lors de son élection, on a cru qu’il mènerait une politique qui irait dans le sens voulu par ses partenaires européens, très rapidement il a fait volte-face, demandé des délais, puis, finalement, il a tourné le dos aux solutions voulues par l’ensemble européen. 

Ce que l’on voit, nous semble-t-il, c’est, progressivement, le ralliement des pays en difficulté à l’idée qu’ils ne s’en sortiront pas et que le consensus social va éclater, se briser.

L’élection du Français Hollande doit être interprétée comme si elle avait agi comme une prise de conscience, un révélateur. Hollande a cristallisé les désirs latents des pestiférés.

La venue aux affaires de Hollande a brisé la charpente de l’Europe, l’axe Merkel/Sarkozy. Cet axe était le squelette, la structure, autour de laquelle, tant bien que mal, l’Europe trouvait un semblant d’unité.

Vous remarquerez d’ailleurs que c’est depuis que l’unité concrète de l’Europe s’est brisée que l’on multiplie les simulacres d’union ou d’unité. Union fiscale, union bancaire, union des supervisions, union des contrôles, union politique,  il en pleut chaque jour des propositions d’union ou d’unité. Sans charpente, l’Europe multiplie les dérives, lance esquifs après esquifs, autant de radeaux de la méduse en perdition.

Notre idée est que c’est là que cela se joue. La crise, ou l’idée de la crise, ou la crainte de la crise, divise profondément. L’Europe n’est pas divisée face à la crise, c’est l’inverse, la crise divise l’Europe et les nations. Et c’est bien plus grave car la crise est là pour durer, pour se durcir, donc ses effets diviseurs vont s’amplifier.

Carte politique de l'Europe

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Ce ne sont pas seulement les gouvernements qui tombent, victimes de la grande faucheuse électorale, ce sont aussi les partis de gouvernement. L’échiquier politique se pulvérise, montée des extrêmes, montée de partis issus de rien, représentatifs de minorités actives non directement politisées. Minorités issues des sites sociaux par exemple.

La crise divise l’Europe et elle divise les nations et elle divise les groupes sociaux. Les consensus, les alliances deviennent de plus en plus difficiles  à forger et surtout à tenir, à résister à l’épreuve de la gestion.

Partout, c’est l’éclatement, dans les votes, dans les sondages; nous laissons de côté la situation française car, en France, on est encore sur le petit nuage des promesses électorales. Monti aussi a connu cela, un état de grâce, mais dès que les mesures ont commencé à mordre, dès que l’on s’est aperçu qu’il ne rasait pas gratis, sa popularité est tombée, puis ses soutiens se sont dérobés.

Donc, notre idée essentielle est la suivante, la crise fait éclater les unions, les unités, les consensus, elle rend les pays ingouvernables au même titre qu’elle rend maintenant l’Europe ingouvernable. Et c’est le principal reproche que nous faisons à Hollande, il accentue l’ingouvernabilité de l’Europe en attendant d’accentuer l'ingouvernabilité de la France.

La prise de conscience de ce phénomène est au moins aussi importante que le phénomène car progressivement, au fur et à mesure que les choses deviennent plus claires, les fleurets sont de moins en moins mouchetés, les rancœurs s’exacerbent, les vieilles lunes se réveillent. L’idée qui a été développée selon laquelle Hollande avait  besoin d’une majorité forte pour imposer sa loi à Merkel est d’une imprudence et d’une inconséquence extrême. On oublie que, derrière Merkel, il y a un peuple et que Merkel, comme les autres chefs de gouvernement, défend son peuple, le représente, elle n’a qu’une faible marge de manœuvre. Ne parlons pas de l’erreur qui a consisté, pour un Président de recevoir le chef du SPD dans le dos de Merkel, c’est au-delà de tout commentaire poli. Le chef du SPD allemand s’est d’ailleurs fait tirer les oreilles par les sages, les anciens de son parti, qui lui ont fait remarquer que sa place n’était pas là, sa place était dans son pays, pour défendre les intérêts des Allemands et non pour les trahir.

Nous y sommes. Les divisions, les divergences ne tombent pas du ciel, elles sont causées, déterminées, surdéterminées. 

Nous ne ferons que les lister, il faudrait un livre pour les analyser, nous voulons simplement montrer que les divergences sont multiples, justifiées et fondées. 

-Divergences théoriques, chaque pays a ses théories dominantes, fonction de son histoire, de ses expériences. Il est évident que les pays structurellement inflationnistes et dévaluationnistes comme l’Italie, l’Espagne, la France, la Grèce, etc. pensent différemment des pays qui ont une culture de rigueur et de bonne gestion. 

-Divergences d’intérêt économique. La structure des appareils de production est très dissemblable. L’Allemagne et ses voisins d’Europe du Nord sont tournés vers l’extérieur; l’exportation et donc la compétitivité sont des nécessités parfaitement ancrées dans la tête des citoyens et des gouvernants. Ils savent qu’une perte de compétitivité, c’est la chute du niveau de vie, c’est la fin de la garantie des retraites, c’est l’avilissement de l’épargne et de la monnaie. Ce n’est pas un hasard si, dans ces pays, les politiques de gestion rigoureuses sont pratiquées aussi bien par les gouvernements de droite que ceux de gauche. Ce sont des impératifs nationaux. 

-Divergences financières et bancaires, car la situation des finances publiques, des appareils bancaires et les fragilités qui en découlent, tout en étant partout  présentes, sont très inégales. 

-Divergences d’intérêt national géopolitique. On a beau être dans le même bateau, on reste en compétition, on refuse d’être dominé, écrasé. La France a toujours lutté pour une Allemagne pas trop forte, c’est un euphémisme. Les alliances, malgré l’union, n’ont jamais cessé d’être dominées par la géopolitique. 

Notre conviction est que, plus il y aura d’élections en Europe, et plus la situation va s’aggraver. C’est une terrible conviction, car des élections, il va y en avoir beaucoup et un peu partout.  Et qui dit élections démocratiques dit victoire du parti du moindre effort, victoire du laxisme et de la facilité. 

Pour caricaturer, on peut déjà avancer l’idée que les peuples projettent au niveau européen le comportement, la structure de pensée qui est la leur à l’intérieur, dans leur nation. 

Les peuples croient au miracle, aux trésors cachés, et on les entretient dans ces illusions. Les Français envieux ne peuvent supporter l’image, arrogante, donneurs de leçons, des Allemands qui réussissent.

Nous ne résistons pas au plaisir de citer les propos tenus par le Français François Hollande en fin de semaine dernière. Ces propos ont dû raisonner étrangement dans les oreilles germaniques : “ceux qui ont bénéficié le plus au cours des cinq dernières années doivent payer”. Suivez mon regard.

D’où l’idée dont le gouvernement Hollande se fait le porte-parole, les Allemands doivent rendre, nous disons bien rendre ce qu’ils ont accumulé. C’est exactement la même idée qu’à l’intérieur, ceux qui ont quelque chose doivent le rendre à ceux qui ont moins. L’idée est que tout, tout ce que les Allemands ont,  est illégitime; la sous-jacence étant, ils se sont enrichis sur notre dos, en pillant notre demande, notre appétit de consommation. A la limite, c’est presque du Poutou, ils ont profité de notre paresse. Ce que les Allemands ont gagné ne leur appartient pas, nous ne leur avons prêté que pour quelques temps, il faut qu’ils nous le rendent. On retrouve le même schéma de pensée que dans la prédation fiscale. Les citoyens travaillent, investissent, gagnent de l’argent, mais s’ils essaient de se dérober à l’impôt, ce sont des voleurs. Ils volent un bien qui est leur propriété!
 

Vous connaissez le fameux joueur de billes de Rueff, Rueff décrit magistralement le système global qui est maintenant celui de Chinamerica et de l’Europe comme un système de joueurs de billes. Les perdants demandent, exigent qu’on leur rende leurs billes, sinon ils ne peuvent plus jouer. L’argument massue est: vous avez besoin de nous, sinon tout se bloque. Chantage implicite comme celui que l’on voit se développer en Europe ces jours-ci. 

L’éclatement en cours à de multiples niveaux en Europe, n’est pas positif, telle est notre conviction. Il va s’aggraver, c’est une quasi-certitude. La dislocation politique recouvre une dislocation sociale, laquelle recouvre une dislocation des valeurs qui fondent nos sociétés. Le mal vient de loin, et il ira loin.

Les fleurets sont de moins en moins mouchetés.

La crise est la cause de la division et si on anticipe la poursuite de la crise et son aggravation, alors on est conduit à anticiper l’aggravation ,l’approfondissement des divisions. La multiplication des affrontements.

Le besoin, la revendication de solidarité ou de fraternité comme on veut l’appeler sont produits par la prise de conscience des divisions et des dangers qu’elles comportent. Hélas, ces thèmes ne sont pas crédibles, n’ont pas de portée dès lors qu’ils sont hypocritement véhiculés par ceux qui entendent en profiter. 

Quand il y a moins à se partager, quand le butin se fait rare, alors les groupes sociaux, les peuples s’affrontent.  Ce qui étaient sociétés stucturées se transforme en bandes, en cliques. 

L’hypocrisie des gouvernants masque le phénomène, évite qu’il ne soit formulé et donc traité : Le silence , l’occultation du problème facilitent sa progression souterraine. 

En n’étant pas porté à la conscience, en feignant l’angélisme on aggrave les choses, on fait en sorte qu’elles soient livrées à l’irrationnel, aux émotions, aux instincts primaires. Dès le début de la crise, nous avons prévenu, à un certain stade, une fois finies les illusions de pouvoir des démiurges illusionnistes, alors se révèlera le vrai probleme, le seul qui compte : Qui va payer, qui va trinquer, qui va ètre dégradé, qui va perdre son statut social . Et nous y sommes. 

Nous y sommes d’abord en Europe, ensuite partout ailleurs. 

Le statut imperial des Américains et de leurs alliés géopolitiques et culturels anglais, ce statut donne l’impression qu’ils sont protégés, à l’écart : il n’en est rien;. No place to hide, personne ne sera épargné. La Grande Peste va suivre son chemin : Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à  la faveur d’une colossale erreur théorique, à la faveur d’une incroyable méconnaissance  de l’Histoire , les gouvernants suivent précisement la seule voie qu’il fallait éviter, celle de la contagion. 

Ces dirigeants sont le produit de l’internationalisation du capital , de la globalisation de la finance et des économies, ils ne savent que raisonner dans ce cadre: Les dirigeants sont partie intégrante de la crise, ils en sont à la fois symptomes et acteurs alors qu’ils s’en prétendent les médecins. La réalité est qu’il ne font qu’aggraver le mal , le tout masqué par des incantations de docteur Diafoirus.

Ils sont traversés de part en part par cette idéologie qui a  conduit à la crise et ils recherchent les remèdes à l’intérieur de ce corpus idéologique, Ils sont comme les hamsters dans leur cage à croire qu’en la faisant tourner plus vite ils s’en échapperont. Ils n’ont pas compris que, soit il faudra aller jusqu’au bout de la logique du système,  soit il faut oser,  pour maitriser les choses, il faut oser une politique de rupture. 

Qui va payer ?

Nous sommes dans cette étape de la crise ou la question centrale est :  Qui va payer? Qui va réussir à faire payer ses erreurs, ses idioties, ses lâchetés aux autres? Et nous le disons et redisons le fait de refuser de poser les choses comme elles le sont , le fait de vouloir faire l’ange, entretenir la culpabilité des autres, de designer  des boucs émissaire est une erreur historique. Honte aux menteurs, aux dissimulateurs.

Si vous acceptez de nous suivre c’est le mème phénomène que ce qui se passe avec l’immigration. Faute d’affronter le problème, de le mettre en mots, de le clarifier et de le raisonner, on le laisse miner les inconscients, pourrir les rapports sociaux et politiques. 

C’est la honte des gouvernements successifs de droite et de gauche de ne pas oser porter le probleme au grand jour, en montrer les tenants rationnels, économiques, sociaux et ainsi d’entretenir les aspects irrationnels, émotifs, primaires:  Faute d’ètre soumis à l’analyse critique de la raison ces questions rentrent dans le domaine obscur , indicible du “noir humain” , des ténèbres et de la haine. 

Ce qui n’est pas porté à la conscience revient en boomerang avec toute la noirceur angoissante du non formulé. 

A ceux qui croient que nous exagérons et qu’il s’agit de constructions intellectuelles, nous livrons l’exemple italien. On parle peu sinon pas du tout de la situation italienne sous cet aspect : nous allons donc brièvement combler cette lacune. 

Nous vous avons signalé que la popularitè de Monti est en chute libre, il perd ses soutiens auprès des classes dominantes et dans la presse. La volonté de réforme semble au point mort. 

Deux évènements importants sont intervenus en Italie ces dernières semaines. 

Le premier c’est le revirement de Berlusconi qui déclare que “parler d’une sortie de l’euro” n’est pas un blasphème. Déjà début Juin il avait declaré que si la BCE ne se décidait pas à injecter du cash dans l’économie, l’Italie devrait abandonner l’euro. Berlusconi , qui soutient encore Monti , minimise par ailleurs les risques et la gravité d’une telle décision. Nous vous rappelons que l’Italie doit affronter des élections generales l’an prochain. 

Mais là n’est pas le plus important, car on sait que la credibilité de Berlusconi est faible et qu’il est plutot du type girouette. 

Le plus important c’est la montée d’un nouveau venu dans le paysage politique, Beppe Grillo. Il anime un mouvement qui prend une ampleur considérable, le Five Star, lequel mouvement ferait deja pres de 20 % dans certaines régions italiennes et se placerait au second rang des formations poltiques. C’est une sorte de mouvement spontex.

Beppe Grillo défend et popularise l’idée d’une sortie de l’euro, voici ses arguments :   

  • On peut rester dans l’Union sans participer à l’euro. Beaucoup de pays s’en tiennent à l’ecart et s ‘en portent bien 
  • L’euro étrangle, asphyxie le pays 
  • L’euro étouffe les entreprises 
  • La défense de l’euro transfère la richesse privée au secteur public et aux banques 
  • La lire a besoin de dévaluer 
  • On saigne les Italiens pour payer les intérêts de la dette aux Francais et aux Allemands. 
 

Nous vous rappelons que la situation politique italienne est très éclatée avec une faible crédibilité des formations politiques et des extrèmes puissants comme la Ligue du Nord qui n’est pas particulièrement pro euro.

La situation de l’Italie est particulière en ce sens que ce pays est l’un des rares  à pouvoir ètre gagnant en cas de répudiation de sa dette ou en cas de sortie de l’euro car son budget primaire lui permet de se passer d’appels aux capitaux étrangers en cas de coup de force.

 

Cet article a été publié préalablement sur le blog alupus.

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