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Euro 2012 : Ronaldo aux abonnés absents... Mais où sont passés les grands joueurs ?
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Tops et flops

Euro 2012 : Ronaldo aux abonnés absents... Mais où sont passés les grands joueurs ?

Dans cette compétition, les joueurs sont capables du meilleur comme du pire. Après une semaine, bilan des tops et flops de l'Euro 2012.

Arnaud  Matteoli

Arnaud Matteoli

Arnaud Matteoli est un journaliste sportif spécialisé dans le football.

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L’Allemagne de Gomez assure, l’Espagne de Torres et l'Italie de Pirlo rassurent, la France de Cabaye et le Portugal de Ronaldo soufflent et les Pays-Bas de Robben paniquent.

Mes Tops :

Mario Gomez (Allemagne) : Co-meilleur buteur de l'Euro avec trois buts marqués en deux matchs, à égalité avec le russe Dzagoev, « Super Mario » crève l'écran et relègue Miroslav Klose au rôle de remplaçant. En même temps, comment pourrait-il en être autrement, à la lecture des statistiques. Mario Gómez a eu le ballon dans les pieds pas plus de 23 secondes depuis le début de la compétition. Ce qui fait un but toutes les 7 secondes de possession effective....

Un Mario peut en cacher un autre...
Mario Mandzusic (Croatie), avec trois buts en deux matchs, Mario Mandzukic partage la tête du classement des buteurs. Réaliste et imposant dans le domaine aérien, l'attaquant croate est la sensation de ce début d'Euro. L’attaquant du damier rouge et blanc confirme qu’elle peut être bien plus qu’un simple outsider.

Andréa Pirlo (Italie) : le patron de la Squadra Azzura distribue depuis l’entrejeu, gestes techniques à l’appui. Son but sur coup franc est un modèle du genre. Ce soprano plutôt soliste se transforme en chef d’orchestre. Il distribue la partition transalpine avec le tempo du maestro. Un jeu sans fausses notes. Métronome face à l’Espagne, « brillantissimo » sur son coup franc face la Croatie. Le patron de la Nazionale nous présente peut-être son plus bel opéra.
 
Dzagoev (Russie) : Tout juste remis d’une fracture de l’orteil, Alan Dzagoev brille au sein d’une équipe de Russie. L’attaquant du CSKA Moscou s’illustre comme l’artilleur offensif de Dick Advocaat face à la République Tchèque puis lors de la campagne polonaise. Le canonnier du Kremlin mène la campagne de Russie 2012. Qui remportera la course aux armements entre le lance-missiles Dzagoev et le torpilleur allemand Gomez ?

Yohan Cabaye (France) : Cocorico, la pieuvre de Newcastle est l’homme-clé des Bleus. Discret, sobre et efficace, il est sans conteste le patron technique de cette sélection française n’en déplaise à la génération 87. Il a la maturité et le caractère pour endosser ce rôle. Il travaille, récupère le ballon, le donne quand il le faut et en plus il est décisif. Que lui demander de plus ? 


Mes flops :

Arjen Robben (Pays-Bas)
Le joueur néerlandais vit une saison 2012 « cauchemardesque ». Le Batave, trop personnel, n'a converti aucun de ses 29 derniers tirs. Entre le penalty manqué en finale de la Ligue des champions contre Chelsea et ses duels ratés contre Iker Casillas en finale de Coupe du monde en Afrique du Sud, l’attaquant hollandais gamberge !!

Mario Balotelli (Italie)
L'attaquant transalpin, seul face aux montants d'Iker Casillas. L’image fait le tour d’Europe. Il gâche l’occasion en or de ce début d’euro. Par suffisance ? Au lieu de faire parler son instinct de buteur, "Super Mario", hésite … Prandelli lui n’hésite pas une seconde et le remplace. Deuxième chance face aux Croates, incapable de revenir défendre, ni de conserver la balle en attaque, le joueur ne donne pas satisfaction et ne respecte pas les consignes données.

Cristiano Ronaldo (Portugal)
Un joueur « normal ». S'il continue comme ça, Cristiano Ronaldo a peu de chances d'inquiéter Lionel Messi dans sa quête d'un quatrième Ballon d'Or. Cristiano Ronaldo rate des occasions inratables. Idéalement servi par Nani, il doit cadrer au plus vite pour espérer remporter le trophée France Football.
 
Petr Cech (République Tchèque)
Fébrile face à la Russie et la Grèce, le héros de la campagne victorieuse de Chelsea en Ligue des champions laisse filer entre ses gants des ballons faciles pour le plus grand bonheur des attaquants.
 
Jérémy Menez (France)
Un joueur têtu, facile et nonchalant qui n'hésite pas à provoquer, encore et encore, malgré plusieurs ratés. Il développe une propension incroyable à faire les mauvais choix. Par manque de conviction, par maladresse, voire par péché de gourmandise. Il frôle même le pire juste avant la mi-temps, avec une vilaine semelle, 5 minutes seulement après avoir récolté un carton jaune. De l’inconscience ?

La première semaine de l’euro 2012 rend son verdict. La distribution de bons et mauvais points se termine. Tous les regards se tournent vers les quarts de finale de la compétition. « Messieurs, ce sont dans les grands matchs que l’on voit les grands joueurs ». A vous de jouer...

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