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La police enquête sur une scène de crime où trois personnes ont été abattues dans le quartier de Bridgeport, le 23 juin 2021 à Chicago, dans l'Illinois.
La police enquête sur une scène de crime où trois personnes ont été abattues dans le quartier de Bridgeport, le 23 juin 2021 à Chicago, dans l'Illinois.
©SCOTT OLSON / GETTY IMAGES AMÉRIQUE DU NORD / GETTY IMAGES VIA AFP

Hausse de la criminalité

États-Unis : anarchie dans les têtes, tueries dans les rues

Dans le sillage du mouvement Black Lives Matter et après la mort de George Floyd, le maintien de l'ordre a reculé aux Etats-Unis. Les chiffres liés aux taux d'homicides dans des villes comme Chicago ou New York ont depuis connu une forte hausse en 2020.

Xavier Raufer

Xavier Raufer

Xavier Raufer est un criminologue français, directeur des études au Département de recherches sur les menaces criminelles contemporaines à l'Université Paris II, et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Dernier en date:  La criminalité organisée dans le chaos mondial : mafias, triades, cartels, clans. Il est directeur d'études, pôle sécurité-défense-criminologie du Conservatoire National des Arts et Métiers. 

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Chaque jour plus noyée dans les abîmes du nombrilisme-narcissisme libidinal, l'Amérique vo­mit sa "diversité", pourtant exaltée par les gourous libéraux-libertaires. Exaspé­rés par leur per­pétuelle mise au rancart et relégation aux ghettos, les Noirs n'y supportent plus les violences policières. George Floyd étranglé par un policier le 25 mai 2020 : la pou­drière explose. Excitée par des médias "progressistes", la gauche libertaire massacre les bud­gets d'une police qu'elle veut même abolir. Le maintien de l'ordre s'effondre, arrestations et con­trôles freinent fort. Résultat brutal : Chicago 2020, - 53% d'arrestations, + 65% d'homicides ; New York, moins 38% d'interpellations, 100 assassinats de plus.

Cette séquence délirante n'est pas la première de l'histoire des États-Unis, navire sans quille livré à tous vents. Son résultat : une hécatombe de Noirs. Dans ses pires délires, le "Sorcier Im­périal" du Ku Klux Klan n'aurait jamais osé en rêver la moitié.

Pourtant, nulle guerre entre Noirs et Blancs aux États-Unis. L'étude minutieuse du minis­tère de la Justice pour 2018, dernière année expertisée, révèle que, sur les ± 14 000 homicides de l'année, 6 750 précisent la race ; 48% du total, échantillon représentatif. Là-dessus, 2 925 vic­times noires (incluant les métis en Amérique), dont 2 600 tués par d'autres Noirs. Les­quels ? Les chiffres de 2019 révèlent que les 15-34 ans noirs forment 2% de la popula­tion et 37% des assassinés ; 50% des homicides advenant dans les guerres de gangs juvéniles, où dominent les minorités raciales.

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Au-delà, sur la décennie 2010-2020 et pour les Noirs, les homicides intercommunautaires font 89% du total. Avant même l'explosion George Floyd, les Noirs (de tous âges et sexes) sont 5 fois plus à risque d'homicide que les Blancs ; les meurtriers noirs, 6 fois plus nombreux en pro­portion que les Blancs.

Venons-en aux émeutes de 2020. À Chicago, 495 homicides en 2019, 769 en 2020 : 274 morts en plus, dont 225 Noirs. À New York en 2020, + 97% de fusillades ; selon son maire démocrate, "presque tous" les morts et blessés y sont Noirs ou Latinos. Niveau fédéral, par rapport à la "normale" de 2015-2019, 3 300 assassinés en plus, dont ± 3 000 Noirs.

Au bout du chaos Black Lives Matter : en 2020, une explosion criminelle inouïe depuis 1960 : ± 21 500 homicides - 5000 de plus sur 2019, + 30%. Le taux d'homicide bondit de 5/100 000 à 6,55/100 000 ; 77% commis par arme à feu. Là-dessus, environ 300 enfants tués (+ 50% sur 2019) et ± 5 000 blessés par balles. Ce, partout dans le pays : Milwaukee : deux fois plus d'ho­micides en 2020 ; Houston et Washington DC, au plus haut depuis 15 ans.

Et ça continue en 2021 : selon les premiers chiffres fédéraux de janvier-juillet 2021 (sur les mêmes mois de 2020) le crime violent monte encore de 5% ; les fusillades et homicides, de + 12%. 23 millions d'Américains ont acheté une arme à feu en 2020, 64% de plus qu'en 2019 : mauvais présage, donc, pour (au minimum) 2021-2022...

Au passage, l'analyse précise des données criminelles américaines sur 2000- 2020 carbonise pour de bon le bobard médiatico-gauchiste sur la-misère-provoquant-le-crime. De 2008 à 2011, l'Amérique vit sa pire crise économico-sociale en 70 ans. Des millions d'Américains per­dent leur emploi ET sont jetés à la rue par l'arnaque-subprimes. Pour les hurluberlus précités, une explosion criminelle devait donc embraser le pays. Ce fut l'exact inverse : à comparer avec la moyenne de 2004-2007, il y eut, sur ces quatre années terribles pour les Américains, 1 761 homicides... en moins.

Toutes nos sources, données, tableaux, sur demande.

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