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Des gens participent à la Gay Pride à Lyon, le 20 juin 2015.
Des gens participent à la Gay Pride à Lyon, le 20 juin 2015.
©JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

On innove

Et maintenant la gay pride en « non-mixité » !

Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ?

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Jadis, et donc il y a très longtemps, Lyon était une belle ville. C’était le siège du primat des Gaules (au fait, qu’est-ce qu’il devient ?). Sa gastronomie était réputée. Et ceux qui descendaient en voiture vers la Côte d’Azur s’y arrêtaient volontiers. 

Tout cela était et n’est plus. Aujourd’hui, Lyon est devenue une ville impraticable vu le nombre de voies interdites à la circulation automobile. Aujourd’hui, Lyon refuse d’être une étape du Tour de France car la caravane qui accompagne les coureurs pollue énormément. 

Aujourd’hui, le maire de la ville inaugure des mosquées mais refuse de se rendre dans la basilique de Fourvière pour une fête traditionnelle. Aujourd’hui, quand on parle de Lyon, on pense au quartier de La Duchère où l’on défenestre des Juifs. Aujourd’hui c’est Taha Bouhafs, ex-candidat LFI à Vénissieux dans la banlieue lyonnaise, qui occupe toute l’actualité. 

Vu ce qui précède, on aura compris que le maire de la ville est un écolo. Mais ce palmarès impressionnant ne suffit pas à Lyon. Témoignant d’une ardente passion pour l’innovation, les organisateurs LGBTQ de la gay pride de la ville ont modifié le concept de leur défilé festif. La gay pride se fera en « non-mixité » !! Le cortège sera scindé en plusieurs parties. Une pour les lesbiennes. Une autre pour les gays. D’autres pour les trans, pour les queers. Tout contact, tout mélange sera interdit entre eux. 

Les organisateurs précisent que quiconque essaierait de s’infiltrer dans un groupe qui ne lui a pas été dévolu sera expulsé « cordialement et pas cordialement s’il le faut ». On va les frapper où quoi ?

On comprend bien que la présence de lesbiennes chez les gays aurait de quoi choquer les âmes sensibles. Et que dire si un trans essaye de s’infiltrer chez les lesbiennes ? L’horreur ici devient palpable. Nous ne trouvons pas non plus de mots assez forts pour qualifier la présence d’une lesbienne chez les queers. A part ça, nous ne comprenons pas -mais pas du tout- pourquoi quand on est LGBTQon éprouve le besoin de défiler. 

PS : Nous sommes également scandalisés qu’aucun espace n’aitété prévu pour les hétérosexuels qui voudraient afficher leur solidarité avec les LGBTQ.

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