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Et les bouffées délirantes de Nicolas Hulot distancèrent celles de Yannick Jadot et d’Yves Cochet
©BERTRAND LANGLOIS / AFP

Folies vertes

Et les bouffées délirantes de Nicolas Hulot distancèrent celles de Yannick Jadot et d’Yves Cochet

Il est libre le Nicolas. Et son talent a pu enfin s’épanouir.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Yannick Jadot, c’était pas mal. Le patron des Verts avait remercié le coronavirus grâce auquel, selon lui, on aurait une planète non polluée et débarrassée du CO2. Yves Cochet c’était encore mieux. Il s’était installé dans sa longère bretonne où il attendait, et attend toujours, la fin du monde en mangeant ses radis bios.

Nicolas Hulot qui avait quand même le privilège de l’ancienneté n’apprécia guère cette concurrence. Et il décida de montrer à Jadot et à Cochet qui était le boss. Quand il était au gouvernement Hulot n’allait déjà pas très bien dans sa pauvre tête. Mais il se conduisait à peu près correctement car ses fonctions ministérielles tenaient lieu pour lui de camisole de force.

Maintenant il est libre. Libre de tout dire. Libre de laisser vagabonder son imagination débridée. Il y a des gens qui ont des principes. Hulot, lui, en a 100. 100 principes qu’il a énumérés dans le Monde. 100 bouffées délirantes qui chacune vaut son pesant de quinoa, cette délicate petite plante étant, comme nul ne l’ignore, un marqueur social accompagnant toujours la trottinette.

Nous avons sélectionné à votre attention quelques-unes des pensées les plus pertinentes de Nicolas Hulot. Principe 18 : « Le temps est venu d’applaudir à la vie ». Applaudissements nourris avec plusieurs rappels. Principe 20 : « Le temps est venu de se rappeler que la vie ne tient qu’à un fil ». Et c’est bien sûr Hulot qui tient ce fil.

Principe 24 : « Le temps est venu de traiter les animaux en respectant leurs intérêts propres ». A l’écoute de ces nobles paroles des rugissements enthousiastes ont jailli du siège du Syndicat unifié des lions d’Afrique.   

Principe 26 : « Le temps est venu d’écouter les peuples premiers ». Les Pygmées, les Chinkudas, les  Kikuyus, les Jbalas, les Comanches en pleurèrent d’émotion et dans un élan touchant élurent unanimement Hulot pour être leur grand chef.

Principe 31 : « Le temps est venu de l’indulgence et de l’exigence ». Nous serons donc indulgents avec Hulot mais nous exigeons de lui d’autres principes. Par exemple. « Le temps est venu de dire que les montagnes sont plus hautes que les plaines ». Ou « Le temps est venu de rappeler qu’après la pluie il y a le beau temps ». Ou encore « Le temps est venu d’indiquer qu’il vaut mieux être bien portant que malade ». Et maintenant le temps est venu de nous séparer de Nicolas Hulot. 

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