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Présidentielle : revivez le très vif débat de l'entre-deux tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen
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Présidentielle : revivez le très vif débat de l'entre-deux tours entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen

A quatre jours du deuxième tour de l’élection présidentielle française, les deux candidats finalistes se sont affrontés lors d'un débat télévisé sur TF1 et France 2, et ont multiplié les passes d’armes.

  • Les deux candidats ont débattu en direct dès 21 heures sur TF1 et France 2
  • Le débat a été a animé par Christophe Jakubyszyn et Nathalie Saint-Cricq
  • Le tirage au sort a désigné la candidate FN pour ouvrir l’émission et le fondateur d’En Marche ! pour la terminer

>>>> Retrouvez notre dossier complet sur l'élection présidentielle

A LIRE AUSSI : Macron / Le Pen... sous le regard plus crispé que jamais des Français : qui a intérêt à quoi dans le débat d'entre deux tours ?

>>>> 23h47 : FIN DE CE DIRECT

23h44 : les candidats invités à donner leur conclusion

Invitée à formuler sa conclusion, Marine Le Pen dit aimer la France telle qu’elle est "avec sa culture, son patrimoine, ses frontières et avec son peuple qui mérite d’être mieux traité. Vous vous dites candidat de l’ouverture, vous êtes le candidat de la fermeture. Vous êtes le candidat de la fermeture des usines, des maternités, des hôpitaux, la seule chose que vous ne voulez pas fermer, ce sont les frontières."

Quant à Emmanuel Macron, il dit refuser "l'esprit de haine". "Je ne veux pas des profiteurs de l'échec et des exploitants de la colère. La France, mon pays, est dans une crise profonde, liée à l'échec de politiques menées depuis vingt ans, qui est lié à une incapacité à créer l'unité. Je refuse l'esprit de défaite et de haine que porte le FN. Je veux un esprit de conquête.  Nous avons toujours été un pays généreux, et pas celui de l'obscurantisme."

23h36 : "La France que vous défendez, c'est pas la France, c'est une salle de marché" accuse Marine Le Pen

Les candidats peuvent désormais choisir une "carte blanch"e. Emmanuel Macron décide de parler des personnes vivant avec un handicap. "Je veux revaloriser l’allocation aux adultes handicapés de plus de 100 e par mois", dit-il, ajoutant qu'il "ne veut plus de personnes sans solution". Il souhaite créer "des postes et des structures pour que les enfants ne soient plus obligés d’aller à l’étranger" et veut "accompagner dans l’entreprise les personnes vivant dans une situation de handicap".

Marine Le Pen évoque quant à elle "une philosophie générale" plutôt qu’une carte blanche. "La France que vous défendez, c'est pas la France. C'est une salle de marché. C'est la guerre de tous contre tous. Ce n'est absolument pas la vision qui est la mienne. Je crois à la solidarité. Je crois que la France est une nation, avec une culture, un peuple. Avec une espérance. La France a été jetée dans le chaos par vos amis politiques, par ceux qui vous soutiennent dans cette campagne. Il est largement le temps de faire le choix de la France".

23h28 - "La mère des batailles, c'est l'école primaire" plaide Emmanuel Macron

Pour Emmanuel Macron, l’éducation est "le premier chantier de la reconstruction du pays". "La mère des batailles, c'est l'école primaire", estime-t-il". Ensuite il y a l'effort en matière d'orientation. Aujourd'hui, les jeunes de milieux modestes ont un diplôme et sont mal orientés. Ils ne savent pas où aller. C'est aussi le sens de la réforme que je veux mener pour l'université. Le dernier point, c'est de développer l'apprentissage. Beaucoup de nos jeunes ne vont pas réussir avec des formations académiques, l'apprentissage est indispensable, il faut en simplifier les règles".

"L'école a été saccagée par les socialistes" a jugé de son côté Marine Le Pen. "On a arrêté d'enseigner le français, on a mis en place l'apprentissage de leur langue d'origine, on a arrêté la grammaire, on a arrêté le redoublement pour faire des économies, on a effondré l'autorité du maître. Il faut revenir à une école qui transmet dans la discipline".

23h13 - Marine Le Pen : "Le monde attend la France, mais elle doit retrouver son indépendance"

Interrogé sur leurs relations futures avec la Russie, les Etats-Unis et le reste du monde, Emmanuel Macron dit suivre une ligne "gaullo-mitterrandienne". "Je veux une France qui sache construire la paix", affirme-t-il." Ma priorité sera la lutte contre le terrorisme islamiste, et je proposerai à Monsieur Trump de continuer la lutte. Ce sont nos partenaires, nous en avons besoin. Nous avons été dans le même camp. Je proposerai à Monsieur Trump de continuer sur le climat, sa société civile n'a pas le même avis que lui, et il va comprendre que c'est son intérêt."

En face, Marine Le Pen estime que "la France sera respectée si elle redevient la France, avec sa petite voix particulière. Le monde attend la France. Mais elle doit retrouver son indépendance. Ce que le général de Gaulle avait imposé à de multiples reprises."

23h07 - "Ma famille a connu la guerre, je ne veux pas du nationalisme que vous portez" lance Emmanuel Macron

Marine Le Pen a pris à partie Emmanuel Macron sur l’Allemagne, l’accusant d’être soumis à la chancelière allemande. "Vous êtes allé voir Mme Merkel pour lui demander sa bénédiction. Vous avez même dit : 'Je ne serai pas face à elle, je serai avec elle'." De toute façon, la France sera gouvernée par une femme dimanche, ce sera moi ou Madame Merkel."

Emmanuel Macron s'est défendu en évoquant le nationalisme. "Ma famille a connu la guerre, je ne veux pas du nationalisme que vous portez. Le projet que vous portez. Vous pouvez rigoler je ne rigole pas avec ça. Le protectionnisme et l’isolationnisme, c'est votre projet, le repli et la guerre avec l’autre  on l’a connu pendant des siècles, on l’a payé". Réponse de Marine Le Pen : "Vous vous trompez d’analyse historique, l’histoire de France ne vous intéresse pas plus que la culture et l’art français ne vous intéressent". "Elle m’intéresse comme la culture, a indiqué le leader d'En Marche!. "Nous n’en avons pas la même conception je vous le confirme ce que vous proposez c’est une sortie de l’histoire".

"C’est le déséquilibre dans le rapport entre l’Allemagne et la France qui sont les germes de la France" juge la candidate du Front national. "Quand les rapports sont équilibrés, quand on n’est pas soumis inféodé aux exigences de l'Allemagne. La guerre a été créée par cette soumission celle que vous êtes en train de reproduire. Vous exigez une soumission économique à l’Allemagne et c’est extrêmement grave. Il s’agit de notre souveraineté et de notre indépendance il s’agit aussi de la défense des intérêts des Français."

22h51 - vif débat sur l'Union européenne

Un autre point d’achoppement important entre les deux candidats est abordé : l’Europe. L’Union européenne doit, selon Marine Le Pen "laisser place à l’alliance de nations souveraines". "Les peuples conserveront la liberté de décider pour eux-mêmes, auront la maîtrise de leurs frontières, de leur monnaie. Il est essentiel de nous protéger face à la concurrence déloyale, face au dumping social et monétaire". Elle rappelle que son rival "est pour les accords de libre-échange, comme le CETA et le TAFTA".

De son côté, Emmanuel Macron s’en prend aux positions de la candidate frontiste sur l’euro. "Une grande entreprise ne pourra pas payer en euros d'un côté, et en francs ses salariés. C'est n'importe quoi Madame Le Pen. Le bidouillage que vous avez fait dans le week-end avec Monsieur Dupont-Aignan traduit votre vision crasse."

22h43 - Eric Ciotti évoque la "médiocrité" des candidats

22h35 - Concernant la colonisation, Macron affirme n'être "ni dans la repentance, ni dans le déni"

La question épineuse de la colonisation s’invite dans le débat. "N'avez-vous pas votre part de responsabilité quand vous allez en Algérie, et que vous allez en Algérie pour dire que la France a commis un crime contre l'humanité ?" s'interroge Marine Le Pen. "Et quand certains jeunes se disent qu'ils vont répondre à ce crime ?". Elle poursuit ensuite : "Toutes ces petites lâchetés, tous ces reculs avec cet islam radical, nous sommes en train de le payer et de le payer très cher."

"Ni repentance, ni déni", répond Emmanuel Macron. "Il y a eu des drames durant la guerre d'Algérie qui ont touché nos compatriotes, les harkis, les rapatriés. Moi je veux passer à une autre étape, je ne veux pas rester sur la guerre des mémoires. Je ne suis ni dans la repentance ni dans le déni."

22h29 - Emmanuel Macron : "Le plus grand souhait des djihadistes, c’est que Marine Le Pen arrive au pouvoir"

"Le plus grand souhait des djihadistes c’est que Marine Le Pen arrive au pouvoir en France, car ils cherchent la radicalisation et  la guerre civile que vous portez dans le pays" attaque le candidat d'En Marche!. "Le piège de la guerre civile qu’ils nous tendent en insultant les Français en jetant le trouble dans notre pays. Je ne laissera jamais le pratiquer." Sa rivale rétoruqe : "Je n’ai jamais insulté quiconque en raison de son origine ou de sa religion monsieur Macron mais tout ça est une vieille litanie : jeune à l’extérieur, vieux à l’intérieur".

22h16 - Le Pen accuse son adversaire "de complaisance pour le fondamentalisme islamique", Macron répond "que la sécurité est sa priorité"

La sécurité et le terrorisme sont abordés par les deux candidats. "La sécurité et le terrorisme sont des aspects majeurs qui sont totalement absents du projet de Macron. Arriver à laisser sur le territoire 11 000 fichés S pour fondamentalisme, c'est une véritable honte". Elle attaque ensuite l’ancien locataire de Bercy sur sa proximité supposée avec l’UOIF. "Vous n'avez pas de projet, mais en plus vous avez une complaisance pour le fondamentalisme islamique.  Il faut éradiquer le fondamentalisme islamique, et vous ne le ferez pas, car ils vous tiennent. On l'a vu avec l'affaire Saou, vous avez été mis devant le chantage. Soit vous le gardiez, soit l'UOIF appelait à vous faire battre. Et vous avez préféré garder ce soutien plutôt que de condamner ces dérives."

"La sécurité est la priorité, ma priorité des prochaines années" soutient en retour Emmanuel Macron. "Mettre tous les fichés S en prison ou hors du territoire n'aurait pas de sens, tous les professionnels du renseignement vous le diront. Je suis sur une mesure chirurgicale et pas générale comme Madame Le Pen qui empêcherait la police de travailler. Depuis novembre 2015, nous avons rétabli les contrôles aux frontières, Shengen le permet, et cela a permis d'intercepter 70 000 personnes. Ce que vous proposez comme d'habitude, c'est de la poudre de perlimpinpin."

22h06 - La sécurité sociale abordée

"Je veux sauver le système de sécurité sociale" a indiqué Marine Le Pen qui entend notamment lutter contre la désertification médicale en augmentant le numerus clausus. Pour la première fois dans ce débat, le candidat d’En Marche ! a déclaré partager "une partie des recommandations" de son adversaire. "Mais sur les médicaments, j'ai une mauvaise nouvelle : 80% des médicaments sont fabriqués à l'étranger", a-t-il ajouté. "Mais Marine Le Pen veut taxer les importations, donc on aura des médicaments plus chers. Cela ne marche pas comme ça dans la vraie vie. Je dis ça pour montrer l'incohérence de ce que vous proposez aux Français".

21h57 - Marine Le Pen légèrement en tête, selon les réseaux sociaux

Les internautes parlent plus de la candidate frontiste que du leader d'En Marche !, selon Visibrain.

21h52 - "Je suis la candidate du pouvoir d'achat, vous êtes le candidat du pouvoir d'acheter" accuse Marine Le Pen

La fille de Jean-Marie Le Pen insiste sur le pouvoir d’achat. Elle a listé ses propositions fiscales et économiques pour redresser l'économie française. "J'ai des mesures pour rendre l'argent aux Français : avec 10% de baisse sur les trois premières tranches d'impôts sur le revenu, par la défiscalisation des heures supplémentaires, une baisse du prix du gaz et de l'électricité de 5% car il y a eu des hausses successives, et une hausse des petites retraites car vous tapez dessus Monsieur Macron".

"Je suis la candidate du pouvoir d'achat, vous êtes le candidat du pouvoir d'acheter, car dans votre société, tout est à vendre et à acheter, les hommes, les ventres. Vous ne voyez les rapports humains que par rapport à ce que ça rapporte. Ça n'est pas du tout ma vision".

21h41 - "Je n'ai jamais été ministre du Budget ni Premier ministre" rappelle Emmanuel Macron

Le candidat d’En marche! veut "faire des économies pour baisser les impôts des entreprises et des ménages". Emmanuel Macron propose 60 milliards d’économie pour financer ces baisses. Il revient sur sa proposition phare de suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages. "Et si on fait une croissance meilleure que prévue, car j'ai budgété une croissance maximale de 1,8%, ce sera affecté à la baisse de l'impôt sur le revenu, donc aux ménages" assène-t-il. Marine Le Pen l’attaque une nouvelle fois sur sa "responsabilité" dans le ras-le-bol des ménages face aux impôts. "Je n'ai jamais été ministre du Budget ni Premier ministre", rappelle-t-il.

21h32 - Marine Le Pen accuse Emmanuel Macron d’avoir mis en œuvre la loi El Khomri

"Vous essayez de faire oublier que vous avez participé à un gouvernement qui a mis en oeuvre loi El Khomri, qui est une loi de précarisation du travail, qui a créé un chômage encore plus important depuis que vous êtes parti" a accusé la candidate du FN. "Je note que vous refusez encore une fois cette responsabilité. Les mesures que vous préconisez on les a vues. Si vous dites on va faire ça en pire je dis il faut tourner le dos et faire une politique de protection des emplois et de développement des TPE PME. Ce sont elles qui créent l’emploi dans le pays."

"Vous ne répondez jamais aux questions, vous parlez toujours  du passé et des autres, les Français comprendront que vous n’avez rien à proposer" a répondu l'ancien patron de Bercy  "C’est formidable. Je suis en train de répondre, les TPE et PME veulent plus de visibilité, ils veulent pouvoir, à la différence des grands groupes qui gèrent bien la complexité, ils veulent plus d’adaptation à la réalité économique. Une entreprise de BTP qui a deux salariés n'a pas la même réalité qu’une start-up du numérique. "

21h24 : Les deux candidats s’écharpent sur le cas de la vente de SFR

Macron : "Vous êtes depuis tout à l’heure dans l’insinuation, les Français et la France méritent la vérité". 

Le Pen: "Ils méritent la vérité, oui"

Macron: "Je n’étais pas ministre quand SFR a été vendu".

Le Pen : "Pardon vous n’étiez pas ministre? Evidemment vous étiez ministre et vous aviez la manœuvre sur l’intégralité de ces dossiers et puisque monsieur Montebourg  refusait que SFR soit vendu à Drahi et le jour où Montebourg a été remplacé immédiatement vous avez signé la vente".

Macron : "SFR était la propriété d’un groupe privé VIvendi, nous comme dans un Etat ou la propriété privée est respectée. Ne dites pas des bêtises. Ce n’est qu’une des bêtises que vous avez proféré depuis tout à l’heure.  Je connais un peu les dossiers. Vous ne parlez pas du même sujet mais d’Alstom et de General Electrics. Vous lisez une fiche qui ne correspond pas a ça. Je n’étais pas ministre, Montebourg s’est battu pour que ce ne soit pas vendu. On peut entrer dans l’intimité des dossiers mais vous n’allez pas tenir longtemps. L’un fait des téléphones et l’autre non, ce n’est pas la même chose".

21h17 - Emmanuel Macron : "Je porte l'esprit de conquête français"

"Vous avez montré que vous n'êtes pas la candidate de l'esprit de finesse" a rétorqué le candidat d'En Marche!. "Merci pour cette démonstration. "Ce que vous portez en vous, c'est l'esprit de défaite. La mondialisation, c'est trop difficile, on va fermer les frontières. Comme si ça réglait le problème. Moi, je porte l'esprit de conquête français".

21h10 - Marine Le Pen : "Je suis la candidate du peuple"

C’est la candidate frontiste qui a pris la parole en premier lieu. "Les Français vont pouvoir faire un choix clair : Monsieur Macron est le candidat de la mondialisation sauvage, de la guerre de tous contre tous, tout cela piloté par Monsieur Hollande qui est à la manoeuvre de la manière la plus claire qui soit". Elle a poursuivi : "Face à ça, je suis la candidate du peuple, la candidate qui protège les Français."

20h59 :Hollande a évoqué un débat "particulier" opposant "deux conceptions de la France, de l'Europe et du monde"

Interrogé par la presse lors d'un déplacement à Paris, François Hollande a évoqué cet après-midi le caractère "très particulier" du débat de ce soir. "C'est un débat qui est très particulier puisque c'est le premier débat entre un candidat qui représente l'ensemble de la République et une candidate d'extrême droite" a jugé le chef de l'Etat. Sans vouloir donner de "conseils" à son ancien ministre Emmanuel Macron, celui qui est encore locataire de l'Elysée a affirmé attendre du débat qu'il "montre que ce n'est pas seulement deux personnalités, deux projets mais deux conceptions de la France, de l'Europe et du monde" qui s'affrontent.

20h50 : Les arrivées des deux candidats

Marine Le Pen est arrivée la première au studio de la Plaine Saint-Denis, suivie par 'Emmanuel Macron.

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