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En Californie, début des travaux pour le premier TGV des États-Unis
©Reuters

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En Californie, début des travaux pour le premier TGV des États-Unis

Les travaux commencent ce mardi à Fresno, dans le nord de la Californie, pour construire la première ligne grande vitesse de l’histoire des Etats-Unis.

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France USA Media est une agence de presse basée à Los Angeles. Elle couvre l'actualité des Etats-Unis en Français pour la presse, la télévision et l'internet, avec des correspondants à New York, Washington, Austin, San Francisco et L.A.

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C’est (enfin) parti! Le premier train à grande vitesse, ou bullet train en Anglais, va finir par voir le jour aux Etats-Unis. Comme convenu, mais après bien des retards et des polémiques, c’est en Californie qu’il verra le jour. Ce mardi, les premiers coups de pioche sont donnés à Fresno pour bâtir la ligne grande vitesse, à l’emplacement de la future gare. Le gouverneur du Golden State, Jerry Brown, et d’autres personnalités sont présentes pour fêter l’événement. Il faut dire que ce jour a bien failli ne jamais arriver. Après plusieurs tentatives au Texas et en Floride dans les années 1990, toujours initiées au niveau local et non fédéral, les différents projets de TGV n’ont jamais été confirmés.

Dans un pays pourtant bâti en partie grâce à la conquête de territoire et l’aventure ferroviaire, l’avion est largement devenu le moyen de locomotion préféré des Américains. Par commodité principalement, au vu de la dimension du pays. Mais le projet TGV de Californie a sa propre logique. L’Etat est le plus peuplé de l’Union, avec 38 millions d’habitants, et le plus riche – si elle était indépendante, la Californie serait la huitième puissance mondiale. Le projet, initié il y a près de 10 ans, promet de relier les deux grandes métropoles – San Francisco au nord et Los Angeles au sud – en mois de trois heures, à une vitesse moyenne de 350 km/h. Au lieu des six heures actuelles. Plusieurs obstacles se dressent cependant sur la route du TGV, qui doit être opérationnel d’ici à 2029 au plus tard. D’abord son financement. En 2008, les Californiens ont voté par référendum un emprunt de 10 milliards de dollars. Auquel il faut ajouter 3,3 milliards de dollars permis par la loi sur le stimulus passé par l’administration Obama en 2012.

Malgré ces premiers investissements, l’Autorité chargée de mettre en place les travaux a tardé à acheter les terrains nécessaires aux différents propriétaires. “Les électeurs vont obtenir exactement ce qui leur a été promis, a tenté de rassurer Dan Richard, le président de la California High-speed rail authority. Nous ne nous sommes jamais éloignés de cet objectif, jamais”, a-t-il déclaré à l’Associated Press. Cependant, les critiques demeurent. Si la moitié du financement devra être bouclée avec de l’argent privé, certains élus républicains s’opposent à l’utilisation d’argent public. “Il est difficile de célébrer les premiers coups de pioche de ce qui va sans doute être des rails cassés d’un segment qui ne sera jamais connecté”, dit Jeff Denham, élu de la vallée centrale. Les responsables politiques en faveur du projet, quant à eux, estiment que 20.000 emplois seront créés.

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