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Dix conseils aux divorcés 
pour une bonne garde partagée
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Kramer contre Kramer

Dix conseils aux divorcés pour une bonne garde partagée

A l'occasion des dix ans de la loi sur la garde partagée pour les parents divorcés, quelques pistes pour réussir une alternance parfois difficile à gérer.

Marta de Tena

Marta de Tena

Marta de Tena, est l'auteure de La Garde Alternée : du sur mesure pour nos enfants, aux éditions JC Lattès. Elle est journaliste pour le magazine Elle, la chaîne Euronews et la presse espagnole.

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Pour réussir une garde alternée, les solutions prêt-à-porter n’existent pas. Il faut du cas par cas, du sur-mesure. Voici dix points de réflexion pour une alternance harmonieuse.

  • Faites confiance à votre ex ou futur ex. A priori, vous avez estimé qu’avoir un enfant avec lui était une bonne idée. Gardez cette confiance : c’est  - après vous, bien sûr- la personne que l’enfant aime le plus au monde.
  • Votre enfant est tout petit ? Tous les experts s’accordent à dire qu’en dessous de trois ans, l’alternance n’est pas adaptée. En revanche, organisez-vous pour qu’il ait des contacts fréquents avec l’autre parent, deux ou trois fois par semaine. Faire une virée en poussette le samedi, le récupérer à la crèche, un déjeuner chez mamie, un après-midi de câlins… Un enfant a besoin de ses deux parents pour se construire.
  • Gardez une distance géographique vivable. Vous n’êtes pas obligés de vivre dans le même quartier si vous craignez de croiser votre ex tous les matins. Mais il faut que votre enfant ait un temps de trajet raisonnable pour aller à l’école.
  • Respectez les repères de l’enfant. Bien sûr, vous savez déjà qu’on ne sépare pas une fratrie. Pensez aussi à assurer sur les activités extrascolaires : hip-hop mercredi, piscine lundi ? Faites en sorte que l’enfant y assiste de façon assidue. C’est structurant.
  • Communiquez ! Le rituel du coucher, les conseils du médecin, les remarques de l’instit... Tout ce qui concerne l’enfant concerne aussi l’autre parent. Ne faites pas de la rétention d’information.
  • Vous n’arrivez plus à communiquer avec ce crétin/cette toquée ? Renseignez-vous sur la médiation. C’est un outil au service des familles dont le but est de restaurer ou préserver les liens et de prévenir les dérives et conflits liés à la séparation. Et c’est à la portée de tous les budgets.
  • Ne bloquez pas sur le 50/50. L’enfant n’est pas un saucisson qu’on coupe en deux. Il peut passer la semaine chez vous et les week-ends chez votre ex, ou passer plus de temps avec vous pendant les vacances, ou chaque mardi soir en plus d’un week-end sur deux… Profitez du temps passé ensemble au lieu de compter les moments d’absence.
  • Soyez créatif : une semaine sur deux ? Pourquoi pas quinze jours/quinze jours ? Quels sont les besoins de l’enfant ? Quelles sont vos disponibilités ? Si vous tenez à l’alternance, peut-être faut-il réorganiser votre vie professionnelle. Pas facile ? Réfléchissez au parent que vous voulez être et… donnez-vous les moyens.
  • Soyez souple, soyez à l’écoute. Encore plus à l’adolescence. Souvent, les filles se tournent vers la mère, les garçons vers le père. Si vous percevez un mal-être chez l’enfant, vous pouvez revenir sur la décision de la garde alternée : rien n'est figé.  Et pas de panique : votre enfant vous aime toujours autant, même quand il préfère fixer sa résidence chez « l’autre ».
  • Les bons comptes font les bons ex. Pension, pas pension ? Qui paie la mutuelle ? Qui achète le manteau ? Si vous savez que l’argent est un sujet de conflit, mettez tout bien à plat, trouvez un accord – avec ou sans avocats- et tenez vous-y. Soyez réglo… et généreux, ça ne fait jamais de mal.

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