Didier Migaud était l'invité d'Europe 1 ce matin. Le premier président de la Cour des comptes présentait le rapport annuel public pour 2014 de son institution, publié hier. Pour lui, l'objectif 2013 de 4,1% de déficit "risque d'être dépassé". "Sur 2014 nous avons des interrogations à partir du moment que la croissance peut ne pas être aussi chargée en termes d’emploi, il y a un calcul sur les recettes un peu optimiste de la part du gouvernement". En cause, il critique la "méthode du rabot", qui consiste à baisser indifféremment tous les crédits, et qui "peut mettre en péril certaines missions régaliennes de l’État". Le président de la Cour des comptes lance une alerte, "mais dans un même temps il y a des marges de manœuvres pour ralentir les dépenses publiques". La responsabilité ne tient pas seulement d'après lui au gouvernement, mais aussi ses opérateurs, les collectivités territoriales, la sécurité sociale : "Tout le monde doit se retrousser les manches. Les comptes sociaux sont des dépenses courantes de fonctionnement pourquoi les faire financer par emprunt et par nos enfants ?". Notamment, d'après Didier Migaud, plusieurs milliards sont économisables "sans remettre en cause l'accès au soin". "Derrière chaque euro gaspillé ou mal dépensé il y a des intérêts". [LES AUTRES ARTICLES DE VOTRE BRIEFING ATLANTICO BUSINESS] Suivre @atlanticobiz